15 millions de naissances prématurées pourraient être évitées grâce à ce nouveau test

Contrairement aux critiques qui m’ont parfois été adressées, mon site n’a absolument pas pour objet de critiquer les équipes médicales.

Je souhaite seulement informer les femmes, et notamment les futures mamans, pour qu’elles aient le choix de vivre la grossesse et la naissance qui leur convient, selon leur vécu, leurs envies, leurs besoins…

Ces soixante dernières années, les progrès de la médecine ont malheureusement dépossédé de très nombreuses femmes du vécu de leurs accouchements.

C’est ce que je dénonce et essaye de combattre, avec mes petits moyens, en épinglant les pratiques abusives où dépassées.

Mais certains progrès ont également permis de sauver de nombreuses vies : c’est le cas, entre autres, de l’échographie, de certaines chirurgies in-utero, du DPNI (nouveau test non invasif pour dépister la trisomie)…

Et c’est aussi le cas, depuis cette semaine, de l’arrivée d’un nouveau test sanguin peu coûteux qui permettrait de prédire à 80% si une femme enceinte donnera naissance à un bébé prématuré.

Des chercheurs américains et danois ont annoncé jeudi 7 juin avoir mis au point ce test afin de déterminer l’âge gestationnel du foetus et de prédire les accouchements prématurés.

D’une précision équivalant à l’échographie, ce test serait moins coûteux et plus accessible et permettrait de suivre de plus près les grossesses à risque.

Ce test peut aussi être utilisé pour estimer la date d’accouchement de la mère “de manière aussi fiable et moins coûteuse que l’échographie”, indique l’étude parue dans la revue Science.



 

Les limites de l’échographie

À l’heure actuelle, les médecins estiment l’âge du foetus et la date d’accouchement à partir de la date des dernières règles et de l’échographie du premier trimestre de grossesse, mais la première méthode est imprécise, tandis que la seconde est coûteuse, donc pas accessible partout.

« La taille du foetus mesurée au premier trimestre, alors qu’il fait au moins 10 millimètres, permet de déterminer l’âge gestationnel et donc la date de l’accouchement à cinq jours près. Mais plus le foetus avance en âge, plus il y a de risques d’erreur, d’où l’importance d’effectuer l’échographie le plus tôt possible », explique la Docteure Bi Lan Wo, cheffe du service d’obstétrique du Centre hospitalier universitaire de Montréal où les recherches ont été menées.

Les chercheurs ont d’abord recruté au Danemark 31 femmes enceintes qui ont accepté de donner un échantillon de leur sang chaque semaine de leur grossesse.

 

 “Ce test sanguin serait surtout utile pour cibler, parmi les patientes ayant des facteurs de risque, celles que l’on devrait traiter à la progestérone pour prévenir une naissance prématurée, au lieu de traiter toutes ces femmes à risque sans distinction.”

 

D’autres recherches seront nécessaires avant que le test ne soit prêt à être utilisé, mais les scientifiques affirment déjà qu’il a le potentiel de réduire le nombre de décès et de complications dus aux 15 millions de naissances prématurées par an dans le monde.

 

Anne-Laure Brunelle



 

One thought on “15 millions de naissances prématurées pourraient être évitées grâce à ce nouveau test

  • 10 June 2018 at 21 h 14 min
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    Bonjour Naturelle maman,

    Je suis à 32 semaines de grossesse d’une petite fille et c’est mon premier bébé.
    Malheureusement en debut de semaine passer j’ai commencé a avoir des contractions et celles-ci se sont intensifier donc jai eu ses injections pour ”booster” les poumons de mon ptit poux et une serie de médicament pour stopper les contractions. Les medcins mon retourner a la maison et me demande de rester coucher pour gagner le plus temps possible.

    Mon col est ouvert a 1 et bébé fait environ 2 kilos selon l’écho mais j’ai peur pour la suite.. j’aurais vraiment aimé que ce test existe pendant ma grossesse, je suis tellement choquée d’apprendre tout ça à la dernière minute…

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