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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !4 décembre 2021
3 plantes pour un bel accouchement

3 plantes à boire en fin de grossesse pour préparer votre corps à l’accouchement

Feuilles de framboisier, ortie et camomille allemande : trois plantes que vous pouvez boire en infusion pendant votre dernier mois de grossesse pour préparer votre corps à l’accouchement.

Depuis les temps les plus anciens et à travers les cultures, les sages-femmes et les matrones ont toujours eu recours aux plantes médicinales pour nourrir, soigner et soutenir les femmes qui se préparent à accoucher.

Les connaissances traditionnelles et les recherches scientifiques montrent que certaines d’entre elles, tout comme certains aliments riches en nutriments et certains rituels de soins, peuvent jouer un rôle essentiel pour vivre une grossesse et un accouchement sereins et en pleine forme.

Dès la conception de votre bébé et jusqu’à la fin de votre post-partum, votre corps va vivre énormément de changements – physiques et émotionnels – et consacrer beaucoup d’énergie à faire grandir et naître votre bébé.

Il est donc essentiel de lui fournir l’énergie et les nutriments nécessaires pour qu’il ne se retrouve pas complètement « à plat » au moment de l’accouchement pendant lequel il va devoir fournir un effort considérable.

Alors si vous êtes en fin de grossesse et que vous souhaitez profiter des bienfaits des plantes pour vous préparer, voici lesquels vous pouvez boire sans danger.

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Les plantes qui préparent à l’accouchement

Voici 4 plantes médicinales qui peuvent agir comme de précieuses alliées pour préparer votre accouchement et vous apporter des vitamines et minéraux supplémentaires pour soutenir votre corps dans son formidable travail.

Les feuilles de framboisier

Si vous ne deviez choisir qu’une seule plante pour préparer votre accouchement, ce serait celle-ci.

Les feuilles de framboisier sont de plus en plus connues et recommandées par les sages-femmes pour faciliter l’accouchement et la récupération en post-partum.

Etudes à l’appui, on sait qu’elles renforcent l’utérus pour :

✓ diminuer les risques d’accouchement avant et après terme
✓ raccourcir le temps des poussées
✓ donner une chance aux mamans qui ont déjà eu une césarienne d’accoucher par voie basse en renforçant leur utérus qui sera moins susceptible de se rompre
✓ renforcer la solidité du sac amniotique
✓ réduire la douleur pendant le travail et après la naissance
✓ réguler les hormones pendant le post-partum

J’en ai bu des litres pendant mes trois grossesses. Avant la naissance d’Alice, j’étais même invitée chez ma sage-femme pour en cueillir directement dans son jardin !

Depuis, j’en cueille chaque année en début d’été, quand les feuilles sont jeunes, de couleur vert clair et le plus gorgées de vitamines et minéraux. Je les fais sécher sur un cintre, ça prend 3 ou 4 jours pas plus, et j’en bois tout au long de l’année. 

Pourquoi j’ai continué ? Parce qu’elles favorisent l’équilibre hormonal, régulent les cycles, soulagent les douleurs de règles, apaisent le syndrôme prémenstruel, tonifient la ceinture pelvienne (oui oui le périnée aussi) et l’utérus et soutiennent la fertilité. 

Si vous voulez tester les infusions, vous pouvez les cueillir en début d’été et les faire sécher, ou les acheter en magasin bio (un sachet coûte aux alentours de 4 euros). Vous pouvez aussi les prendre sous forme d’extrait sec en gélules, ou bien consommer les bourgeons de feuilles de framboisier sous forme de gemmothérapie, à acheter en pharmacie-herboristerie.

Vous trouverez plus d’informations, les références des études citées et des recettes d’infusion dans cet article.

Si le goût de l’ortie ne vous plaît pas (je vous comprend, moi non plus je n’aime pas ça !), vous pouvez y ajouter de l’anis étoilée ou un peu de miel.

L’ortie

Fortifiante hors pair, l’ortie est un tonique général qui redonne force, courage et vitalité.

Grâce à sa forte concentration en minéraux (fer, silicium, calcium, chlore, magnésium, manganèse, potassium, soufre, zinc…), elle stimule le métabolisme fatigué des futures mamans en fin de grossesse.

Parmi ses nombreuses vertus, voici celles qui seront vos petites alliées de fin de grossesse :

L’ortie prévient et soigne l’anémie : Excellente source de fer (3 fois plus que les épinards), l’ortie facilite non seulement son absorption digestive, mais elle aide également le fer à se fixer sur l’hémoglobine des globules rouges grâce à la bonne quantité de vitamine C qu’elle contient (huit fois supérieure à celle d’une orange !).

L’ortie diminue le risque d’hémorragie du post-partum : Riche en vitamine K et en acides galliques qui augmentent le taux d’hémoglobine dans le sang, l’ortie peut aussi être d’une aide inestimable juste après votre accouchement. Prise tout au long du dernier trimestre permet de diminuer les risques d’hémorragie du post-partum et vous aide à récupérer plus facilement pour profiter pleinement des premières semaines avec votre bébé.

Elle soulage les crampes : Sa richesse minérale en calcium et magnésium atténue les crampes musculaires très fréquentes tout au long de la grossesse, et plus particulièrement pendant le dernier trimestre quand le poids de l’utérus augmente la pression sur les nerfs abdominaux et les vaisseaux sanguins.

Elle stimule la lactation : Utilisée en médecine traditionnelle ayurvédique pour favoriser la lactation, l’ortie permet de stimuler l’hormone prolactine pour activer la montée de lait et permettre un bon début d’allaitement.

Le seul souci de l’ortie, c’est son goût ! Seule en infusion, ce n’est franchement pas bon. Mais vous pouvez la mélanger à parts égales avec des feuilles des framboisier, la prendre en gemmothérapie ou en extrait fluide ou bien en faire des soupes ou du pesto !

Vous trouverez plus d’informations, les références des études citées et des recettes d’infusion dans cet article.

Les vertus de la camomille pendant la grossesse par naturelle maman
Attention de ne pas confondre la camomille allemande avec la camomille romaine qui est déconseillée pendant la grossesse – Naturelle Maman

La camomille allemande (ou matricaire)

La camomille allemande vient compléter les deux autres plantes grâce à son action sédative et anti-inflammatoire.

Elle est connue pour ses vertus apaisantes qui aident à lutter contre les insomnies, le stress et réduire les tensions et les angoisses liées à l’accouchement.

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford (1) a obtenu de bons résultats sur l’efficacité de l’huile essentielle de camomille allemande pour réduire la douleur des contractions.

Cette étude menée sur 8058 femmes a montré que celles qui s’étaient massées avec de l’huile essentielle de camomille allemande ou en avaient inhalé avaient eu un accouchement plus facile et plus rapide.

Vous trouverez plus d’informations, les références des études citées et des recettes d’infusion dans cet article.

D’autres plantes médicinales aux vertus intéressantes pour l’accouchement

Les trois plantes dont j’ai choisi de vous parler ne sont pas les seules à être connues pour leurs bienfaits pour l’accouchement. Mais ce sont les plus safe à utiliser sans avis médical.

Parmi les autres plantes conseillées par les sages-femmes et les pharmaciens-herboristes, il y a aussi :

Le cimicifuga ou actée à grappes va activer le travail de l’accouchement par une activité analogue à l’ocytocine.

L’alchemille a été très utilisée pour faciliter l’accouchement en médecine populaire.

L’aubepine sera intéressante pour soulager les peurs par anticipation.

L’hamamelis pourrait être utile pour son effet antihémorragique pour éviter les métrorragies du post-partum.

La mélisse aidera les personnes délicates, nerveuses, surmenés, volontiers spasmophiles pour les rassurer.

La passiflore sera utile pour ses propriétés anxiolytiques et calmantes.

Vous pouvez faire votre propre mélange de matricaire, ortie et feuilles de framboisier à parts égales et en boire une à trois tasses par jour pendant votre dernier mois de grossesse.

Comment préparer votre infusion pour préparer votre corps à l’accouchement ?

Pour commencer, on met toujours les plantes à bouillir dans de l’eau froide !

Exit les bouilloires électriques, revenons aux bonnes casseroles en inox de nos grand-mères.

Déposez une cuillère à soupe de mélange de plantes dans une casserole et versez l’équivalent de 250 ml d’eau froide (l’équivalent d’une tasse) par dessus. Portez doucement à ébullition.

Dès les premiers frémissements, stoppez la source de chaleur, couvrez et laissez infuser environ 10  minutes avant de filtrer et de boire votre infusion tiède.

Les huile essentielles qui préparent à l’accouchement

Certaines plantes peuvent également être utilisées sous leurs formes les plus concentrées, les huiles essentielles, pour profiter de ses principes actifs décuplés pour votre accouchement :

L’huile essentielle de basilic pourra être utilisée en diffusion aérienne pendant votre dernier mois de grossesse pour son activité tranquillisante.

L’huile essentielle de camomille romaine, par son activité sédative et calmante du système nerveux central et un effet pré-anesthésiant sera préconisée lors des premières douleurs du travail.

L’huile essentielle de neroli, malgré son coût important sera conseillée pour son action fabuleuse pour calmer les nerfs, apaiser, calmer, relaxer et détendre pour face à la situation. On pourra faire un massage avec 2 à 3 gouttes dans un peu d’huile végétale.

L’huile essentielle de palmarosa par ses vertus utéro-toniques et sa douceur d’utilisation sera préconisée en massages après dilution dans une huile végétale pour faciliter l’accouchement. Elle a en plus un effet anti-fatigue et légèrement stimulant. Quand le jour J arrive, diluez 10 gouttes à laquelle vous ajouter 10 gouttes d’huile essentielle de palmarosa et 6 gouttes de géranium rosat dans l’équivalent de 8 cuillères à café d’huile végétale et demandez à votre partenaire de vous masser le bas du dos et du ventre avec ce mélange, idéalement plusieurs fois dans la journée.

L’huile essentielle de clou de girofle est antalgique et anesthésiante. L’Eugénol, principe actif de l’huile essentielle de Clou de Girofle, possède notamment des propriétés spasmolytiques qui favorisent la relaxation musculaire entre les contractions utérines. Dans certaines salles d’accouchement, on diffuse d’ailleurs de l’huile essentielle de Clou de Girofle, afin de créer une atmosphère favorisant le travail du muscle utérin. Elle peut être utilisée en voie interne en diluant 2 gouttes dans une cuillère de miel ou extrerne en dilaunt de l’huile essentielle de Clou de Girofle dans de l’huile d’Argan par exemple, à hauteur de 20% maximum d’huile essentielle, avant de masser la zone des reins et du bas ventre.

L’huile essentielle de sauge sclarée peut être utilisée pour déclencher le travail. Pendant votre dernière semaine de grossesse, versez une goutte d’huile essentielle de sauge sclarée dans une tasse de thé vert et buvez deux tasses de ce mélange chaque jour. Puis, trois jours avant votre date de terme, versez-en une goutte sur un petit morceau de sucre ou dans une demi-cuillère à café de miel et laissez fondre sous la langue deux fois par jour.

Et vous ? Quelles infusions avez-vous bues pendant la grossesse ? Qui vous les a conseillées ? Avez-vous préparé votre corps à l’accouchement avec des plantes ou d’autres remèdes naturels ? Si oui, lesquels ? Partagez votre expérience avec la communauté des naturelles mamans dans les commentaires ci-dessous.

Anne-Laure Brunelle

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Sources


Avertissement : En aucun cas les informations et conseils proposés par Naturelle maman ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou une sage-femme, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé et votre grossesse.

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