Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !6 décembre 2020
remèdes naturels mycose grossesse

Mycose vaginale pendant la grossesse : essayez ça !

Rougeurs, démangeaisons et pertes épaisses : on reconnaît les signes d’une mycose vaginale, particulièrement fréquente pendant la grossesse. Si vous souffrez de cette infection causée par une prolifération du champignon candida albicans, voici quelques bons remèdes naturels pour vous soigner.

Au cours de votre grossesse, vos taux de progestérone et d’oestrogènes augmentent en permanence, et augmentent le risque d’apparition d’une mycose vaginale en augmentant le taux de glycogène, un sucre naturellement présent dans votre vagin qui favorise la prolifération de candida albicans, le champignon à l’origine des mycoses.

Mais le corps est bien fait. Pour se protéger, il augmente les lactobacilles présents naturellement dans la flore vaginale et la majorité des femmes enceintes ne souffrent pas de mycose pendant leur grossesse.

Seules celles (environ une femme sur dix) qui ont une flore vaginale perturbée, qui sont très stressées ou qui mangent trop sucré seront susceptibles d’en souffrir.

Quels sont les symptômes d’une mycose vaginale pendant la grossesse ?

Les symptômes les plus courants d’une mycose vaginale pendant la grossesse sont les suivants (1) :

  • Augmentation importante des pertes blanches
  • Démangeaisons (dans 92% des cas)
  • Brûlures (72% des cas)

Si vous présentez ces trois symptômes, voici des remèdes naturels pour vous soigner :

Des ovules aux huiles essentielles à commander en pharmacie

Ce mélange d’huiles essentielles fongicide, conseillé par Danièle Festy dans son livre « Se Soigner avec les huiles essentielles pendant la grossesse » est à faire préparer dans une pharmacie-herboristerie en respectant ces quantités :

🌿 75mg d’huile essentielle de thym à linalol

🌿 75mg d’huile essentielle de tea tree

🌿 30 mg d’huile essentielle de laurier noble

🌿 20 mg d’huile végétale de millepertuis

🌿 Excipient witepsol pour un suppositoire-ovule n°40

Posologie : un ovule dans le vagin matin et soir pendant 10 jours. Arrêter une semaine puis recommencer pendant 10 jours.

Téléchargez votre guide gratuit !

Des ovules au calendula

Si vous n’avez pas de pharmacie herboristerie près de chez vous, vous pouvez trouver facilement des ovules à la teinture-mère de calendula commercialisés par Weleda et Boiron (ovules Hydrastis).

Le calendula, qu’on connaît dans nos jardins sous le nom de souci, est connu pour ses propriétés cicatrisantes, antiseptiques, antimicrobiennes et anti-inflammatoires. (6)

Comment l’utiliser ?

L’ovule doit être introduit profondément dans le vagin, de préférence le soir au coucher. Introduisez l’ovule avant de vous coucher pour le laisser agir toute la nuit. En fondant dans le vagin, l’ovule peut être à l’origine d’un écoulement gênant : il est conseillé de porter une protection.

Vous pouvez en mettre pendant trois jours, sans trop prolonger le traitement qui peut irriter la flore vaginale.

De l’extrait de pépin de pamplemousse sur un tampon

L’Extrait de pépin de pamplemousse est un antifongique particulièrement efficace contre les mycoses dues au Candida albicans, une levure qui se loge dans les muqueuses.

Il existe un remède étonnant contre les mycoses vaginales (candidoses vaginales), la vaginite (inflammation du vagin), et la sécheresse vaginale.

Il est utilisé depuis longtemps par des naturopathes et repose sur les bactéries présentes dans le yaourt, les lactobacilles, particulièrement efficaces pour enclencher le processus de reconstitution de la flore vaginale, lorsqu’elle est détériorée par des champignons ou par une inflammation.

Comment faire ? Le principe est d’imbiber un tampon hygiénique de yaourt, dans lequel on aura ajouté préalablement un peu de miel (pour ses vertus antiseptiques). Ce tampon agira comme un probiotique sur la reconstitution de la flore vaginale.

Le tampon doit ensuite être placé dans le vagin pendant quelques heures. L’opération peut être répétée plusieurs jours de suite.

De nombreuses études ont démontré que l’utilisation de yogourt dans le vagin1 peut aider dans le traitement des mycoses vaginales.

Pour celles qui trouveraient la méthode un peu trop « cavalière » : il existe des probiotiques vaginaux2 sous forme d’ovules, de tampons, ou de suppositoires, qui reposent sur les mêmes types de lactobacilles.

Posologie : Versez 2 à 3 gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse (EPP) dans une cuillère à soupe d’huile de sésame. Imbibez un tampon hygiénique et introduisez-le dans le vagin. Gardez-le pendant 4h au maximum, et renouvelez si besoin, deux fois par jour au maximum, jusqu’à amélioration.

Une cure de probiotiques

La flore vaginale normale est principalement constituée de bactéries bénéfiques de type Lactobacillus acidophilus qui contrent la prolifération de micro-organismes nuisibles. L’administration vaginale de ces « bonnes » bactéries, les probiotiques, pourrait donc constituer un moyen de prévenir les infections vaginales récurrentes.

L’administration vaginale de probiotiques permet de lutter efficacement contre la vaginose bactérienne.

Ainsi, un essai clinique mené en 2010 auprès d’une centaine de femmes sujettes aux vaginoses bactériennes récurrentes a montré que l’administration vaginale quotidienne de capsules de probiotiques (Probaclac Vaginal®) a réduit d’environ 75 % le taux de récurrence des infections (pendant 11 mois). Les capsules étaient administrées pendant 2 semaines, avec une pause d’une semaine entre chaque période de traitement.

Les bonnes habitudes à prendre pour prévenir l’apparition d’une mycose pendant la grossesse

Réduisez votre consommation de sucre

Si vous souffrez de mycoses à répétition, évitez les aliments à fort index glycémique qui favorisent la prolifération du candida albicans : Pain, pâtes, céréales du petit déjeuner, produits à base de farine blanche, gâteaux, pâtisseries, confiture, miel, soda, jus de fruits… Le soir notamment, car ils risquent de favoriser la colonisation des intestins par les champignons.

À éviter aussi, les aliments riches en moisissures et levures : viandes et charcuteries fumées, fromages à moisissures, fruits trop mûrs ou secs, melon, noix de coco, arachides et jus de fruits industriels (tout au long de votre grossesse).

Adoptez une alimentation riche en pré et probiotiques

Consommez d’autres aliments riches en probiotiques comme les yaourts. Favoriser les aliments anti-moisissures : avocat, brocoli, poivron, choux verts, frisés, citron frais, l’huile d’olive, de lin, la cannelle, l’origan, le curcuma. Augmentez la part des prébiotiques : artichaut, poireau, asperge, soja, tomate, banane, seigle…

Consommez préférentiellement et régulièrement le riz, le quinoa, le sarrasin, les œufs, les volailles (poulet, dinde, canard), les poissons frais (surtout les poissons gras), les légumineuses, les légumes (sauf ceux trop sucrés), le lait de riz et d’amande, l’ail, les aromates.

Dormez sans culotte !

Vous êtes peut être habituée à dormir avec une culotte et un tee-shirt ?

Au risque de vous décevoir, je dois vous dire que c’est la meilleure manière de laisser les mycoses proliférer dans votre vagin.

Si votre culotte est synthétique, elle maintient votre vagin humide et chaud.

Si elle est en coton, elle provoque des sécheresses (le coton absorbe l’humidité), ce qui n’est pas bon non plus.

Pire, en plus du risque de mycoses, la culotte transmet des germes de l’intestin vers les voies urinaires, augmentant le risque d’infection (cystite).

Les futures mamans qui ont des mycoses vaginales ou des infections urinaires à répétition doivent prendre conscience qu’elles ne se protègent pas en portant une culotte la nuit. C’est le contraire !

Vous avez aimé cet article ?

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez recevoir (gratuitement) dans votre boîte mail mes « 10 Secrets de santé pour une grossesse parfaite », il vous suffit de cliquer sur l’image ci-dessous :

Téléchargez votre guide gratuit !

Sources

(1) Aguin TJ, Sobel JD. Vulvovaginal candidiasis in pregnancy. Curr Infect Dis Rep. 2015 Jun;17(6):462. doi: 10.1007/s11908-015-0462-0. PMID: 25916994.

(2) Danièle Festy, Se Soigner avec les huiles essentielles pendant la grossesse, Leduc Editions, 2015.

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *