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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !1 juillet 2022
Récit d'AVAC sur naturelle maman

Accouchement de Juliette « Mon AVAC, ce moment parfait et hors du temps »

Le premier accouchement de Juliette, la naissance de ses jumeaux, ne ressemblait en rien à ce qu’elle espérait et s’est terminée par une césarienne d’urgence. Alors pour réussir à vivre un AVAC (accouchement par voie basse après une césarienne) elle a dû abandonner ses peurs, bien s’entourer et faire pleinement confiance à la physiologie de la naissance en restant présente dans l’instant. Son histoire d’accouchement puissante nous montre qu’il est possible, même après une césarienne d’urgence, de se donner une seconde chance pour se réapproprier son corps, ses sensations et la naissance de son enfant.

Le récit d'AVAC de Juliette sur Naturelle Maman
Juliette et son mari avec leurs jumeaux © Maylis Fortune Photographie

« J’ai eu une expérience d’accouchement complètement traumatisante en 2013 avec une césarienne d’urgence pour mes jumeaux.

Le traitement que j’ai reçu à l’hôpital était épouvantable…

Pour vous en donner un aperçu : je suis restée 6 heures seule sans mon mari, sans mon téléphone, sans AUCUNE nouvelle de mes bébés.

Et ce n’était que le début des mauvais traitements et des erreurs médicales en cascade !

Pour ce bébé arc-en-ciel, j’ai attendu 4 ans.

Après 3 années d’essais infructueux et une fausse couche, je me suis tournée vers la micronutrition pour optimiser mes chances de conception.

Trois mois après avoir commencé le programme et après le premier essai bébé, j’ai vu un petit plus apparaître sur un test de grossesse le 8 avril !

Tout, depuis la conception de cet enfant, avait été naturel et même surnaturel.

Récit d'accouchement inspirant sur Naturelle Maman
Juliette et leur mari attendent leur 3ème enfant. © Maylis Fortune Photographie

J’ai découvert la puissance des alternatives naturelles, de la médecine douce

Et je voulais que ma grossesse continue sur la même voie.

Je voulais éviter de revivre ce que j’avais vécu et ai cherché des alternatives.

C’est comme cela que j’ai découvert le programme Naissance douce de Naturelle Maman.

Je voulais vivre un accouchement à domicile mais ce n’était pas possible en raison de la réglementation des assurances en Suisse.

J’ai donc planifié un AVAC (accouchement par voie basse après une césarienne) non médicalisé à l’hôpital.

J’ai changé de gynécologue à 34 semaines de grossesse pour me tourner vers quelqu’un partant pour soutenir mon projet de naissance.

Et il était prévu que je reste à la maison avec une sage-femme jusqu’à ce que je sois dilatée à 4-5 cm.

Voici l’histoire de mon accouchement

J’ai commencé à avoir des contractions de Braxton-Hicks à 18 semaines de grossesse.

J’ai dû aller à l’hôpital pour un contrôle et j’ai arrêté de travailler à 28 semaines de grossesse.

Les contractions faisaient donc partie intégrante de mon quotidien !

Le lundi 6 décembre, j’étais en faux travail toute la journée avec des contractions régulières toutes les 5 minutes, mais ce n’était pas la première fois que cela arrivait !

Pendant la nuit du 8 au 9 décembre, bébé bougeait tellement que je ne pouvais pas m’endormir.

À 2h30 du matin, j’ai allumé mon application d’hypnonaissance chrétienne pour me détendre profondément et j’ai réussi à dormir trois heures.

Je me suis réveillée à 5h30 en écoutant toujours l’application et j’ai senti bébé bouger comme jamais auparavant.

Je me suis dit que la poche des eaux allait se rompre avec autant de mouvements…

Et à 5h35, j’ai effectivement senti quelque chose couler entre mes jambes et j’ai compris.

Mon cœur s’est mis à battre la chamade.

J’ai pris une douche pour me détendre.

Je savais que cela pouvait prendre du temps avant que le travail ne commence, alors j’ai essayé de me reposer.

Puis à 7h du matin, j’ai préparé les jumeaux pour l’école et comme je n’avais pas de contraction, j’ai dit à mon mari d’aller travailler.

J’ai envoyé un message à Elisabeth, ma sage-femme, pour la prévenir et je me suis recouchée jusqu’à 11h.

Comme je n’arrivais pas à dormir, j’ai décidé de nettoyer la maison et de faire la lessive !

J’ai mis ma playlist de musique que j’avais préparée pour me mettre de bonne humeur.

À ce moment-là, ma sage-femme m’a rappelée et je lui ai dit que rien n’avait changé !

Vers 13h, elle m’a appelée à nouveau pour voir comment j’allais puisque j’étais seule à la maison.

Je lui ai dit que je n’avais pas de vraies contractions mais que je sentais quelques légères contractions de Braxton et surtout que j’avais la sensation que mon dos et mon sacrum étaient un peu tendus.

Elle a dit qu’elle assistait un autre accouchement à ce moment-là et a demandé à Marie, la deuxième sage-femme, de passer me voir pour me faire un massage et discuter un peu avec moi de la suite.

Juste après cela, mon mari m’a appelée pour dire qu’il avait trouvé un collègue pour le remplacer et qu’il rentrait à la maison.

Je lui ai dit que ce n’était pas nécessaire mais il a insisté.

Alors je lui ai dit d’aller au supermarché chercher des steaks pour se cuisiner un bon repas avant le début du marathon.

J’ai commencé à cuisiner. Mon mari est rentré à 14h10, la maison était propre et le repas était prêt.

Je lui ai dit de faire griller les steaks pendant que j’allais aux toilettes.

Alors que j’étais assise sur les toilettes, trois longues contractions très fortes m’ont frappées presque coup sur coup, sans interruption.

Mon mari est venu me voir et m’a demandé pourquoi je prenais autant de temps.

Je lui ai dit que j’avais eu trois contractions à la suite et que je ne me sentais pas bien.

Je me suis levée et je me suis évanouie.

Mon mari m’a rattrapée, m’a reposée sur les toilettes et est retourné dans la cuisine pour arrêter le four.

A ce moment précis, la sage-femme est entrée et m’a dit : « Juliette, c’est super que tu trouves ça confortable d’être en travail sur les toilettes. »

Et je lui ai répondu « Je ne suis pas à l’aise, je suis juste incapable de bouger et de sortir d’ici et je ne tiens plus sur mes jambes. »

J’avais une douleur très vive dans la région du sacrum et m’asseoir était un cauchemar.

Elle m’a relevée et je suis allée m’installer dans le salon.

Je me suis mise à quatre pattes, elle m’a massée le dos, m’a aidée à respirer et m’a encouragée à faire des sons.

J’ai dit à mon mari de manger sans moi.

La sage-femme m’a dit que je devais aussi essayer de manger un peu pour arrêter les vertiges.

Il était 14h40, et à ce moment-là je lui ai dit que je ne pouvais pas manger, je tremblais et n’arrêtais pas de dire que j’avais besoin de vomir.

J’avais tous les signes de transition mais je dilatais pour la première fois et les contractions n’avaient commencé que 30 minutes plus tôt donc je n’y croyais pas.

Je pensais juste que je n’étais pas assez forte et que je n’y arriverais jamais.

Je ne supportais pas de rester à quatre pattes malgré le massage et je me suis levée.

Je me suis accrochée à mon mari, je me suis suspendue à la porte afin de m’étirer le dos désespérément et de soulager les douleurs.

Les contractions se superposaient et je n’avais pas de répit !

J’ai dit à la sage-femme que je ne pouvais pas le faire.

Je lui ai dit que je voulais aller à l’hôpital, que je voulais une péridurale.

Je tremblais toujours comme une feuille et ma vision était brouillée par la douleur.

Marie m’a dit qu’elle voulait m’examiner avant de partir à l’hôpital.

J’étais dilatée à 4-5 centimètres et je me suis sentie complètement désespérée à ce moment-là parce que j’avais atteint mon seuil maximal de tolérance à la douleur.

Nous avons pris nos affaires et j’ai couru vers la voiture de ma sage-femme parce que je savais que les pauses entre les contractions étaient très courtes, entre 30 à 60 secondes.

L’hôpital n’est qu’à 6 km de chez nous mais en raison de la circulation, il a fallu 30 minutes pour nous y rendre.

Marie m’a encouragée et m’a aidée à naviguer à travers les contractions dans la voiture en faisant des sons.

Au bout de quelques minutes, nous étions tous en train de brailler dans la voiture.

Si on avait filmé ça, on aurait fait le buzz sur Tik Tok je crois ! Je dis ça alors que je n’ai même pas Tik Tok…

J’ai dit que je ressentais le besoin de pousser et elle s’est arrêtée sur le bas-côté.

Je lui ai dit que je ne voulais pas accoucher dans la voiture car nous n’étions qu’à 1 kilomètre de l’hôpital alors elle est vite repartie.

Nous sommes arrivés devant la maternité à 15h55 et tout s’est passé comme dans un film !

Mon mari qui sort en courant de la voiture pour aller chercher un fauteuil roulant, les sage-femmes qui courent vers nous… C’est comme si tout autour de moi était au ralenti.

Je pouvais m’entendre émettre des sons primaires très forts.

Les sensations étaient intenses mais à ce moment-là, ce n’était plus de la douleur.

Je ne me suis plus dit que j’étais incapable de le faire.

J’étais en confiance et laissais mon corps faire ce qu’il avait à faire.

C’est comme si mon cerveau s’était mis en veille !

Tout au long du travail, entre les contractions, j’étais complètement cohérente et je demandais si les jumeaux étaient pris en charge par mes parents.

Je m’excusais d’être si bruyante. Je m’excusais par avance au cas où des selles viendraient.

J’ai même rappelé à mon mari de prendre des photos juste avant l’arrivée du bébé puisque nous n’avions pas eu le temps d’installer des caméras ou quoi que ce soit…

C’était comme si je naviguais entre deux dimensions.

Je suis entrée en trombe dans la salle d’accouchement.

J’ai jeté ma robe parce que je mourais de chaud à cet instant, j’ai grimpé sur le lit, j’ai attrapé le dossier du lit qui était complètement redressé et j’ai continué à m’étirer le dos tant que possible.

La sage-femme m’a dit que j’étais complètement dilatée et que je pouvais commencer à pousser quand j’en avais envie.

J’ai poussé une première fois et c’est à ce moment-là que le gynécologue est arrivé.

Mon mari a versé de l’eau sur mon cou et mon visage et ça m’a fait un bien fou.

Il n’arrêtait pas de me dire à quel point j’étais forte et belle et je n’ai jamais été aussi amoureuse de lui !

J’ai poussé encore trois fois. A la 5ème poussée, le médecin m’a dit d’arrêter (j’ai appris par la suite que mon bébé était venu avec une main sur sa nuque) et j’ai soudainement vu mon fils entre mes jambes à 16h17.

J’étais abasourdie et je n’arrivais pas croire qu’il était déjà sorti parce que je ne l’avais pas senti passer pas à travers le bassin.

Je n’avais pas ressenti le cercle de feu et je pensais que bébé était encore vraiment loin de sortir.

Les sensations avaient été exclusivement localisées dans mon dos, autour du sacrum.

Récit d'AVAC sur Naturelle Maman

Mais il était là, en moins de deux heures, expulsé sans douleur ni aucune déchirure. Malgré sa petite main.

La sage-femme m’a aidée à l’attraper et à le mettre sur ma poitrine pendant quelques minutes.

Ca a été la plus belle des rencontres.

Mais j’ai commencé à trembler et j’ai donné mon fils à mon mari.

C’était si intense et si rapide que mon corps était en état de choc !

J’ai délivré le placenta quelques minutes plus tard et les tremblements ont cessé 30 minutes après.

C’est à ce moment-là que j’ai réalisé ce qui s’était passé et nous avons commencé à rire avec mon mari !

Nous avions convenu que c’était notre dernier bébé mais 1h après l’accouchement, je lui ai dit que je voulais recommencer et avoir un autre enfant !

Il m’a demandé si j’étais folle et si je m’étais entendue crier un peu plus tôt.

Il m’a dit que je pouvais faire carrière dans le heavy metal et nous avons continué à rire de cette naissance toute la nuit, en nous repassant le film de ce qui s’était passé alors que la neige recouvrait doucement Genève !

C’était un moment parfait et hors du temps.

Je n’arrive pas à réaliser à quel point ça a été facile et beau.

Ce n’était pas sans douleur mais c’était surnaturel en tous points de vue ! »

Juliette


Votre accouchement approche et vous n’êtes pas prête ?

Rejoignez Naissance douce, le programme de préparation à l’accouchement en ligne créé par l’équipe de sages-femmes de Naturelle Maman.

13 Comments

  1. Emy37 Reply

    Le témoignage de Juliette fait écho à mon histoire car je suis passé part la moi aussi. J’ai eu une césarienne d’urgence pour mon fils en 2007. Quand j’ai appris que j’étais enceinte de mon 2ème, j’ai commencer à m’informer sur l’avac. Il n’y avait pas de contre indication car mon premier bébé était en détresse son petit coeur avait descendu à 40 bpm.

    Quand mes contractions fut régulière je partis à l’hôpital et selon leur protocole. Je devais rester coucher tout le long avec le moniteur pour vérifier le bébé en permanence. La gygy était vraiment un amour elle est rester avec moi pratiquement tout le temps en m’encourageant. Mon petit homme est venu au monde en 8 poussées soit 6 hres après mon arrivé. Ayez confiance en vous les filles, ça va marché !

  2. Louise PM Reply

    Bonjour Juliette, ton histoire d’accouchement me touche tellement. Je suis en pleine recherche et en grande réflexion en ce qui concerne un futur AVAC… Et je reçois ton histoire dans ma boîte mail ce matin alors que j’ai rdv avec ma gynéco demain pour en discuter. Est-ce que je dois prendre ça comme un signe du destin pour me décider ?

    J’en discuterai plus longuement demain avec la gynéco parce que l’AVAC me fait aussi peur qu’une nouvelle césarienne mais ton témoignage m’a fait tellement de bien que ça fait quand même un peu pencher la balance vers l’AVAC. MErci infiniment.

    1. Juliette Reply

      3 mois plus tard…. je suis plus que jamais envoutée par ce moment et cette naissance….Quelle puissance nous avons en nous les mamans!!! Maintenant que je l’ai découverte, je n’ai de cesse d’y penser! J’espère de tout coeur pouvoir vivre un autre accouchement comme celui-ci un jour! Je ne peux que t’encourager à vivre pleinement cette prochaine naissance! Ce qui compte c’est que tu sois certaine et en paix avec tes choix… Mais pour un AVAC réussi, je crois que la premier élément crucial est d’avoir une équipe qui te soutient dans ton projet! Mon Dr précédent m’encourageait à planifier une 2ème césarienne mais je n’en voulais pas et je ne comprenais pas pourquoi! C’est pour cela que je me suis tournée vers des sage-femmes, mais elles ne pouvaient pas m’accompagner pour un accouchement à domicile…. donc j’ai changé de gynécologue sur la fin de la grossesse et ce fut la meilleure décision de ma vie. J’ai trouvé qqn qui respecte et encourage la physiologie! Tout a été parfait! 0 intervention médicale! Une équipe en or! Un moment magique! Maintenant je suis en campagne pour convaincre mon mari d’un 4ème!!! LOL! SUIS TON COEUR ET TON INSTINCT!

  3. Loriane T. Reply

    Le témoignage de Juliette rayonne d’amour, d’optimisme et de confiance, ça se ressent jusque chez moi et ça illumine ma journée, merci pour ça !

  4. Hélène Reply

    Bonjour Juliette ton témoignage m’a fait tellement de bien ! C’est exactement ce que je recherche à lire en ce moment ! Je suis enceinte de mon deuxième bébé et j’ai eu ma première en césarienne d’urgence. Ma première raison de vouloir tenter un AVAC est pour une remise sur pied plus rapide et un séjour moins long à la maternité. En deuxième, je veux connaître ce qu’est un accouchement naturel, la poussée… Bref, merci bcp bcp bcp !

  5. Maud40 Reply

    Cet AVAC, comme Juliette, c’était mon rêve et il n’a pas pu se réaliser parce que je n’ai pas trouvé de gynécologue ok pour accepter de m’accompagner dans mon projet de naissance. C’est triste mais c’est malheureusement la réalité donc ça me paraît important de le mentionner : le plus difficile c’est de trouver la bonne personne pour vous accompagner. Et croyez moi, c’est loin d’être facile. Ça dépend certainement des régions/pays où vous habitez mais en France dans une petite ville c’est loin d’être gagné.

  6. Imani Reply

    A 3 semaines de mon terme, je suis heureuse de lire ce récit de naissance douce qui me conforte dans mon choix d’AVAC. Je me sens prête, confiante, j’ai fait tout ce que je pouvais pour que ça se réalise et le témoignage de Juliette me donne plus que jamais envie d’y arriver. Merci naturelle maman pour ce partage, je crois que j’ai lu (dévoré) tout votre site qui m’aura accompagné et aidée pendant neuf lmmois !

  7. Marcella Reply

    Encore un très beau récit merci et bravo à cette maman qui a eu le courage et la force d’aller jusqu’au bout de son projet !

  8. Carole-Anne T. Reply

    Vous avez de la chance d’avoir trouvé cette sage-femme pour vous accompagner. Je n’ai pas eu cette chance, c’est pas faite d’avori cherchée pourtant mais tt le monde a refusé et j’ai du avoir une deuxième césarienne qui en plus ne s’est pas bien passéé… <voilà je trouve votre témoignage super mais juste vous n'insistez pas assez sur cette difficulté qui je crois est la principale que rencontrent les mamans qui ont déjâ eu une césarienne : trouver un gynéco ou une sage-femme ok pour l'avac….

  9. missT Reply

    J’ai eu une césarienne d’urgences en 2019. Ca a été le moment le plus traumatisant de ma vie, j’ai été séparé de mon bb que je n’ai pas vu durant 12h. Aujourd’hui je suis de nouveau enceinte, mon terme est pour le 27 mai et je veux tenter un AVAC. Je trouve votre témooignage très utile pour s’y préparer, merci beaucoup. A la maternité ils ont mesurer le segment de la cicatrice qui selon eux fait 2.9mm et ils m’avaient fixé une date pour une césa sans me demander mon avis. D’après eux, faudrait qu’elle mesure + que 3.5mm et pas moins que 2.5mm sinon c’est risqué. Je leur ai expliquer l’importance pour moi de tenter l’AVAC et ils me laissent aller jusqu’au terme et la on rediscute. Ils m’ont repeter mille fois que si le travail se fait long (car mon col n’a jamais été dilaté) si contraction pas efficace bah ils visent direct la cesarienne. Si au terme je ne veux tjrs pas de cesa alors me laissent +7 jours et le déclenchement par ballonnet si le col est favorable sinon cesarienne. Mais je veux tout de meme tenter l’AVAC malgré que ca ne plaise pas tant à l’equipe médicale. J’espère pouvoir gérer la douleur et avoir un accouchement rapide. Merci d’avoir partagé votre expérience inspirante et réconfortante.

    1. Juliette Reply

      Bonjour! Je suis contente que mon récit vous a touché, motivé. Sachez que j’ai passé les 2 derniers mois de grossesse à lire des études médicales. Concernant cette histoire de mesure de la cicatrice utérine… les études montrent justement que les résultats ne sont pas convaincants et que des études complémentaires doivent être faites. Pourtant ces études faites en France et en Suisse font autorité aujourd’hui concernant les AVAC. Même si je ne suis pas médecin, en lisant simplement la conclusion, je ne vois pas pourquoi les Dr se basent sur cette soit disant mesure! Mais ma Dre précédente n’en démordait pas et me recommandait même de planifier une césarienne pour ne pas avoir de mauvaise surprise, pour être prête psychologiquement etc… J’ai donc changé de Dr. Le gynécologue qui a suivi la fin de grossesse et l’accouchement était tout à fait d’accord avec moi concernant le manque de preuve. Lui-même ne mesure pas la cicatrice (d’ailleurs, dans bcp de pays ça ne se fait pas…c’est une spécialité bien de chez nous!). Il regarde juste s’il n’y pas déhiscence utérine en fin de grossesse. Entre temps, mon nouveau gynécologue m’a dit qu’une nouvelle étude aux Etats-Unis est sortie qui démontre justement qu’il n’y a pas de lien entre épaisseur de la cicatrice et risque accru de rupture! Donc rassurez-vous et faites-vous confiance! Il est en effet important de faire attention à la longueur du travail…et en ce sens, il vaut mieux éviter toute médicalisation de l’accouchement car cela entraine des interventions en cascade, qui ralentissent le travail, qui nécessitent des hormones de synthèses qui…à ce moment accroit le risque de ruptures! Bref! Tout ça pour dire que le risque de rupture utérine est bas et qu’il le serait encore davantage si on respectait la physiologie de la femme! Faites vous confiance!

  10. Garance Reply

    J’ai aussi eu la chance d’avoir un avac après avoir angoissé durant toute ma grossesse de devoir revivre une césarienne.
    La sage-femme m’avait bien dit qu’une rupture de la cicatrice est finalement très rare. Elle m’avait aussi bien expliquer quels sont les symptômes auxquels être attentive durant le travail (douleurs au niveau de la cicatrice) et si tu commences à avoir mal, ils ne vont pas prendre de risques.
    Dans l’hôpital où j’ai accouché, tu peux tenter un avac que si ta cicatrice est bien épaisse, mais chaque maternité a son propre protocole à respecter donc il faut bien se renseigner, bien se préparer et affirmer ses choix comme Juliette. Savoir c’est pouvoir !

  11. Elina Reply

    bravo madame d’être allée jusqu’au bout de votre projet., d’avoir cru en vous et vos capacités pour faire naître votre bébé, ça donne de la force de vous lire. C’est la providence qui a du m’envoyer votre témoignage vu par hasard sur facebook, je me sens chanceuse et portée pour mon accouchement qui arrive dans 4 jours normalement.

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