« Si tous mes accouchements sont comme ça, j’aurai 10 enfants ! »

Une belle nuit d’hiver, Sandrine a accouché de sa première fille à la maternité. Elle raconte tout le bonheur qu’elle a ressenti en partageant avec vous les meilleurs conseils qu’elle a reçus pour bien vivre son accouchement.

« On est le 5 mars, mon terme est normalement le 8 et après que tout le monde m’ait dit pendant des mois que j’allais accoucher plus tôt, je commence à désespérer de voir mon bébé pointer le bout de son nez.

Je commence aussi à solliciter mon chéri pour plus de câlins, à tester les gélules d’huile d’onagre conseillés par naturelle maman, à arpenter les rues de mon quartier sans but. Et à me faire à l’idée que je vais peut-être devoir prendre la mixture à base d’huile de ricin, de champagne et de jus d’abricot dont m’a parlé ma sage-femme si je dépasse trop mon terme.

Le plus fou, c’est que j’ai eu des contractions pendant toute ma grossesse et quelques contractions de faux travail mais depuis une semaine, alors que les choses devraient vraiment s’enclencher, plus rien ne se passe…

C’est peut-être justement parce que je commence à me décourager et à lâcher-prise que les premières contractions apparaissent tout en douceur ce matin-là.

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Elles ne sont pas encore régulières et pas du tout douloureuses, donc je n’ose pas encore y croire et je ne dis rien à mon chéri avant qu’il ne parte au travail. Difficile de faire comme si de rien n’était, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin de le garder pour moi.

La journée passe tout tranquillement. Je prends une longue douche et je décide de suivre les conseils d’Elisabeth Lathuille-Ferjani (dans le programme Naissance douce) en me faisant des supers plaisirs pour activer l’ocytocine et enclencher un vrai travail avec des contractions régulières et efficaces pour enfin rencontrer mon bébé que je désire et attends depuis si longtemps !

Au programme de ma journée : longue marche le matin avec un détour par ma pâtisserie préférée pour une razzia de croissants et smoothie vitaminé et frais à souhait. Puis exercices sur le ballon en regardant ma série du moment sur Netflix, petite sieste, et à nouveau promenade mais moins longue cette fois car les choses commencent à se préciser.

Je finis par appeler mon chéri vers 17h pour lui dire de se préparer à partir du travail car j’ai des contractions depuis ce matin.

Je n’ai pas fait très attention à ma montre, j’étais dans ma bulle, mais je suis persuadée qu’il n’est jamais rentré aussi vite à la maison de sa vie ! J’ai vraiment eu l’impression que j’avais à peine raccroché qu’il était là.

J’envoie un message à ma mère pour la tenir au courant. La veille elle m’avait bien aidée en m’emmenant faire une grande virée shopping bébé pour me changer les idées.

Je sens que les contractions se font plus intenses. Je réalise que ce sera sûrement pour ce soir!! Mon chéri et moi nous sentons fébriles, excités et tellement heureux !

Je sens que c’est vraiment pour aujourd’hui alors je récapitule avec chéri ce qu’il a à faire : quand m’emmener à la maternité, ce qu’il doit demander à la sage-femme, la valise et le sac à emmener… Moi, je m’installe sur mon ballon , je trouve que cela aide à intensifier les contractions tout en me faisant beaucoup de bien. Je me mets une musique que j’aime et non la playlist prévue, il est temps d’improviser et de se laisser porter !

Il est 22h est finalement nous partons à la maternité. Dans la voiture, je sers fort la cuisse de mon chéri à chaque contractions, j’ai besoin de lui et de sa force car ça commence à faire vraiment mal.

Arrivée à la maternité, je peux me concentrer sur la descente de mon bébé dès que je suis installée en salle.

Minuit – Finalement ce sera pour le 6 ! Les contractions me paraissent intenses et reviennent toutes les 2 minutes. Je suis obligée de souffler mais elles ne sont pas toutes aussi intenses les unes que les autres.

1h30 – La sf me trouve un peu stressée. Elle me propose de faire de l’acupuncture, ce que j’accepte avec beaucoup de joie.

1h45 – En mettant les aiguilles, la sage-femme me dit qu’elle a l’impression que les contractions sont très fortes. Elle propose de m’examiner une fois que les aiguilles sont posées et j’attends son verdict avec appréhension et impatience. Tu es à 7 m’annonce-t-elle. Je soupire de soulagement : c’est pour très bientôt ! Je broie les mains de la sage-femme ou de mon chéri à chaque contraction.

Chéri me sort le jus de pomme et les pâtes de fruit que j’ai gardé exprès pour l’accouchement. Le travail suit son court. Je me sens bien en étant à genoux penchée en avant. Je commence à faire des sons graves à chaque contractions, la sage-femme me félicite pour la gestion du souffle et des contractions. Vers 3h30 elle me dit je suis sûre que tu es à dilatation complète vu comme tu chantes. elle propose de me réexaminer pour voir l’avancée. Mon dieu que cela avance vite, je suis presque paniquée je ne m’attendais pas du tout à ça !

Commencent alors les moments les plus pénibles. Les contractions se font de plus en plus intenses, elle me fait changer de position. A chaque grosse contraction la nausée m’envahit. Je vomit 1 fois, 2 fois, 3 fois, 10 fois. C’est de la bile, ça m’écoeure et j’ai de plus en plus de mal à récupérer.

3h – La sage-femme veut me réexaminer. Je serre les dents, qu’est-ce que ça fait mal! Je me surprend à crier quelques gros mots ! Je suis à dilatation complète. Cela ne va plus tarder maintenant. Elle me dit qu’il y a un bout de col qui ne veut pas s’ouvrir et que la poche fait une toute petite bosse sur le crâne du bébé. Je ne me sent plus capable, je me maudit d’avoir voulu accoucher sans péridurale… Je n’arrête pas de rouspéter « mais quelle idée ! ». Je pleure, je n’en peux plus.

La sage-femme me rassure et m’explique que je suis en plein dans la phase de désespérance. Ca fait tilt dans ma tête parce qu’Elisabeth explique dans le programme naissance douce que ça veut dire que la naissance est très proche.

5:30 Ca y est, j’ai envie de pousser. Je pousse, cela me fait un bien fou !! Je grimpe sur le lit d’accouchement. Elle me dit que c’est pas encore le moment de pousser mais je ne peux pas me retenir c’est plus fort que moi. Je m’allonge sur le dos, c’est comme ça que je suis bien. J’accompagne chaque contraction en soufflant, en poussant. Je sens bébé qui descend de plus en plus. Je continues à faire des sons graves à chaque contraction et à pousser. Elle me dit qu’elle voit ses cheveux, je touche, je le sens, ça y est !!

Ça y est tu arrives mon bébé. Je sens le « cercle de feu » je sais alors que mon bébé est tout proche de la sortie. Ils m’encouragent tout les deux, la sf me mets de l’huile qu’elle a chauffée dans ses mains et étire ma vulve pour éviter la déchirure du périnée. Je sens exactement où je dois pousser pour sortir mon bébé. Je vois sa tête qui commence à sortir. La sage-femme me dit qu’ à la poussée suivante, sa tête sera sorti. Une poussée de plus, c’est son corps qui commence à sortir.

Je l’attrape et je fais sortir mon bébé complètement. Quel soulagement!!!! Il est 6:05. Je le pose sur mon ventre. Ce n’est plus que joie et bonheur. Bébé pleure très fort. Il va très bien. On le sèche et lui met le bonnet et une couverture puis la couette sur tous les deux. La sf sort de la pièce. On se retrouve tous les trois.

La sage-femme revient, elle me dit que le cordon ne bat plus et qu’on va pouvoir le couper. C’est mon chéri qui s’en occupe, avec les mains bien tremblantes mais si fier ! Elle me dit de mettre bébé au sein. Elle n’a pas arrêté de pleurer depuis sa naissance. Elle n’arrive pas à s’accrocher. Je sens de nouvelles contractions plus légères : c’est le placenta qui arrive. La sf me fait pousser 2 ou 3 fois. Il sort facilement et il est intact. Ouf!!

Je garde un merveilleux souvenir de cet accouchement et je me sens chanceuse d’avoir découvert le programme naissance douce à temps, même si c’était seulement un mois avant mon accouchement, ça m’a énormément servie et je le conseille aux futures mamans ! Si c’était à refaire je referais pareil franchement si tous mes accouchements étaient comme ça je pourrai avoir dix enfants ! En tous cas si j’ai un autre bébé d’ici quelques année, j’essaierai d’être aussi joyeuse et de me rappeler à quel point le plaisir et le lâcher-prise sont les clés d’un accouchement réussi. »

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