Voici les 7 choses que j’aurais aimé savoir avant de passer ma grossesse au lit

A l’heure où je vous écris, je suis enceinte de 4 mois, et cela fait plus d’un mois et demi que je ne sors plus de mon lit.

Je vais vous raconter pourquoi :

Tout commence un beau dimanche ensoleillé, un dimanche comme les mamans aiment tant, entourée de mon mari et de mes deux petits garçons. Nous venons de faire une grande promenade, je suis en pleine forme, mes nausées commencent à s’atténuer et j’aperçois enfin le bout du tunnel du premier trimestre…

Et puis je sors de la voiture – nous nous rendions à une brocante – et je sens un liquide très chaud couler le long de mes jambes, jusqu’à mes pieds… du sang.

Nous repartons aussitôt à la maison, le temps de me changer (et de faire un malaise dans la salle de bain à la vue d’autant de sang…), avant de repartir à l’hôpital tous les 4 (un dimanche 8 mai, j’avais bien choisi ma date !).

Aux urgences, je suis prise en charge très rapidement, dès que les infirmières voient que je laisse du sang partout…

Au bout de 20 minutes, je suis déjà en salle d’échographie avec une gynécologue qui m’explique de façon mécanique que mon bébé va très bien, qu’il bouge toujours bien et que son coeur bat comme il faut, mais que je suis quand même très certainement en train de faire une fausse couche…

Elle décide de me garder en observation pour quelques jours, le temps de voir si l’hémorragie s’arrête.

Après plusieurs heures d’attente, je suis enfin transférée dans une chambre à la maternité où une nouvelle longue période d’attente commence, pendant laquelle les questions affluent.

“Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi ? Que se passe-t-il dans mon corps pour que je n’arrive pas à garder ce bébé ?”

Je repasse en boucle ce que j’ai fait pendant le week-end et commence à culpabiliser devant la liste de tâches que j’ai accomplies : une soirée entre amis, un grand lavage des placards de la salle de bain, des portes vitrées et de la terrasse, une séance d’arrachage des mauvaises herbes dans le jardin, deux grandes balades (on habite à la montagne…), une course en trottinette avec mon fils de huit ans…

Comme mes deux premières grossesses se sont très bien passées et que j’ai deux enfants, un travail et une maison à gérer, je n’ai pas pour habitude de me ménager.

Dans la nuit, alors que je n’arrive pas à fermer l’œil et que j’ai très mal à la tête, j’appelle la sage-femme de garde et lui pose toutes les questions qui se sont accumulées au cours des dernières heures :

“Est-ce que j’ai un espoir de garder mon bébé ?”
“Est-ce que ce type d’hémorragie arrive souvent ?”
“Est-ce que c’est dangereux de perdre autant de sang en étant enceinte?”

Pour la première fois depuis que je suis arrivée à l’hôpital, quelqu’un prend le temps de m’expliquer ce qui m’arrive, avec douceur et gentillesse :

Oui les hémorragies arrivent régulièrement ;

Non ça ne veut pas forcément dire que je vais perdre mon bébé, il y a même des femmes qui saignent tout au long de leur grossesse et qui ont leur bébé à terme ; les prochains jours seront décisifs et il faut laisser la nature travailler,

et Non je ne suis pas responsable de ce qui m’arrive, quoi que j’ai fait pendant mon week-end.

Grâce à elle, j’arrive enfin à dormir quelques heures et le lendemain je peux ressortir, avec obligation de rester alitée.

Ce n’est que quinze jours plus tard, lors de mon échographie de contrôle, qu’on m’explique ce qui m’est arrivé. La poche dans laquelle est le bébé s’est décollée de la paroi de mon utérus, sur plus des ¾ de sa surface, et l’hémorragie a laissé place à un gros hématome, appelé “hématome membranaire”, d’une dizaine de centimètres.

C’est à nouveau un choc et les médecins se disent très pessimistes sur les suites de ma grossesse. Ils me demandent à nouveau de rester au lit et de “vivre au jour le jour”, et surtout, de revenir dès que les saignements recommencent….

Une semaine d’angoisses et de cauchemars plus tard, je suis de nouveau aux urgences car les saignements ont recommencé. Un nouveau médecin (le troisième depuis le début des événements) me dit à nouveau que je suis certainement en train de faire une fausse couche…

Cette fois-ci, ils décident même de me garder en salle d’accouchement en pensant que je vais perdre mon bébé dans les heures qui viennent. J’y passe la nuit avant d’être à nouveau transférée à la maternité ou l’équipe décide de me garder quinze jours sous surveillance.

Pour couronner le tout, la maternité est pleine comme un œuf et je suis obligée de partager ma chambre avec une colocataire très gentille et chaleureuse certes, mais aussi grande ronfleuse la nuit et fan de téléphone et de télévision le reste du temps…

Au bout de deux jours à ce régime forcé, sans dormir et après avoir attrapé la crève parce que ma colloc laisse la fenêtre ouverte toute la nuit, je supplie l’équipe soignante de me laisser sortir pour que je puisse rentrer chez moi… Ils acceptent de mettre en place une hospitalisation à domicile et me voilà de retour dans mon lit !

Depuis, j’ai des rendez-vous de contrôle tous les quinze jours et comme le gros hématome ne se résorbe pas, je dois passer mes journées au lit pour laisser toutes les chances à mon bébé (nous venons d’apprendre que c’est une petite fille !) de rester bien au chaud.

Depuis un mois et demi, j’ai appris à vivre autrement – à survivre devrais-je dire – en mettant en place un plan de bataille pour assurer le quotidien, en essayant de préserver au maximum mes enfants et mon mari, mais aussi mon état de santé physique et mentale.

Si je vous raconte tout ça, c’est parce que j’aimerais que cet épisode très pénible et douloureux serve à quelque chose. Mon souhait le plus cher est de partager avec vous tout ce que j’ai appris depuis le début de mon long séjour au lit pour vous faciliter la vie si jamais cela devait vous arriver.

Voici la liste des 7 conseils que j’aurais aimé recevoir avant de vivre cette épreuve :

 


1. Quelles sont les causes de l’alitement pendant la grossesse ?

©Bonbon
©Bonbon

Votre médecin ou votre sage-femme peut vous prescrire l’alitement pour un certain nombre de raisons, mais dans tous les cas, ce sera pour augmenter vos chances de garder votre bébé le plus longtemps possible dans votre ventre :

Voici une liste des complications qui peuvent vous conduire au repos forcé pendant la grossesse :

  • Une pression artérielle élevée, comme la pré-éclampsie ou l’éclampsie ;
  • Une modification cervicale, comme une béance ou un effacement du col de l’utérus ;
  • Des saignements vaginaux ;
  • Un risque d’accouchement prématuré ;
  • Une grossesse multiple ;
  • Des antécédents de fausse couche, de mort in utero ou de naissance prématurée ;
  • Un développement trop faible du foetus;
  • Un diabète gestationnel ;
  • Un décollement ou un hématome membranaire ;
  • Des complications au niveau du placenta, comme un décollement placentaire, un placenta praevia ou un placenta accreta.

2. En quoi est-ce que le repos au lit va vous aider ?

Dans la plupart des cas, les médecins vous prescrivent du repos au lit pour donner les meilleures chances possibles à votre corps de se réparer grâce au repos (1).

L’alitement est par exemple prescrit aux femmes qui souffrent de problèmes liés à l’hypertension artérielle afin de diminuer leurs sources de stress et ainsi de diminuer leur pression artérielle.

Le travail, l’activité physique et la position debout peuvent aggraver ou provoquer certaines pathologies, de sorte que le repos au lit peut être prescrit pour réduire les saignements vaginaux ou diminuer le risque d’accouchement prématuré.

Le repos au lit peut également être nécessaire pour aider à augmenter le flux sanguin vers le placenta.

 


3. Quels sont les effets secondaires d’une période de grossesse alitée ?

Rester allongée pendant une longue période va peut-être aussi vous apporter son lot d’inconvénients – ce qui explique pourquoi les médecins sont aussi divisés sur les effets de l’alitement chez les femmes enceintes (2).

L’inactivité prolongée peut conduire à des douleurs de hanches et de dos, à une atrophie musculaire (ce qui peut rendre plus difficile votre récupération après l’accouchement), des irritations de la peau, une perte de masse osseuse et même la formation de caillots sanguins dans les jambes (3).

Cela peut aussi aggraver la plupart des symptômes normaux de la grossesse, tels que les brûlures d’estomac, la constipation et les jambes gonflées, ainsi que l’augmentation du risque de diabète gestationnel, puisque votre corps n’assimile plus le glucose à son taux habituel (4).

La recherche médicale a aussi établi un lien entre un poids plus faible des nourrissons à la naissance et la perte de poids de la maman (c’est normal d’avoir moins faim quand on ne bouge plus du tout !). En d’autres termes, si vous avez moins d’appétit et mangez moins, il y a des chances pour que votre bébé ne prenne pas assez de poids (5).

Enfin, les experts médicaux ont trouvé des liens entre l’inactivité prolongée et la dépression (6) – qui peut aller jusqu’à se transformer en dépression post-partum.

Restez attentive à ces signes : tristesse inconsolable, perte d’appétit et sautes d’humeur. Toutes les femmes enceintes
peuvent éprouver ces symptômes à divers moments, mais parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme si ces symptômes deviennent difficiles à gérer.

 

 


4. Comment rester en forme ?

Je vais peut-être vous faire rire, mais ma grande phobie en restant allongée aussi longtemps pour la première fois de ma vie était de me retrouver avec des fesses plates !

Plus que les varices, les risques de phlébite, d’œdèmes, je redoutais plus que tout de me retrouver avec des fesses de mamie avant l’heure….

Pour ne pas perdre trop de masse musculaire et garder de belles jambes (et un popotin rebondi), j’ai adopté les remèdes et les exercices suivants :

 

1/ Les remèdes naturels à faire chaque jour pour solliciter la circulation du sang dans vos jambes

Votre priorité doit être de garder une bonne circulation sanguine dans vos jambes pour éviter les varices, les œdèmes et les risques de phlébite. Pour cela, j’ai adopté la routine suivante :

Boire de l’infusion de vigne rouge :
©Naturopathie Prévention
©Naturopathie Prévention

La vigne rouge, que vous trouverez en pharmacie ou dans les magasins bio, est riche en flavonoïdes, substances antioxydantes, qui renforcent la paroi des veines et fluidifient le sang.

Faire infuser l’équivalent d’une cuillère à café dans une tasse d’eau bouillante, puis laisser refroidir.

Terminer sa douche par un jet d’eau froide :

Pour atténuer la sensation de lourdeur, vous pouvez, pendant votre douche, alterner le chaud et le froid, puis terminer par un jet bien froid sur vos jambes, en partant du bas vers le haut de vos jambes.

Vos veines passeront de la dilatation à la contraction ce qui vous apportera une sensation de soulagement durable. En revanche, évitez les bains trop chauds.

Se masser :

Avec une crème ou un gel contre les jambes lourdes, ou simplement de l’huile d’amande douce ou de noyaux d’abricots, massez vos jambes en partant des chevilles et en remontant jusqu’aux fesses.

En répétant ce massage matin et soir, vous allez activer votre circulation, apaiser la sensation de lourdeur et diminuer les gonflements.

Surélever ses pieds dans son lit :

L’immobilité prolongée va ralentir votre circulation sanguine et augmenter vos risques de phlébite (trouble cardiovasculaire qui correspond à la formation d’un caillot de sang dans une veine (8)).

Surélevez vos pieds dans votre lit de 10 à 15 centimètres (tout simplement avec un ou deux oreillers) aide le sang à remonter vers le cœur.

Boire beaucoup d’eau :

Grâce à une bonne hydratation (1,5 litre par jour), votre sang sera plus fluide.

Manger des fruits rouges :

En plus d’être délicieux et de constituer de bons petits encas à grignoter, ils sont riches en antioxydants, des molécules qui tonifient les veines.

Se faire prescrire des bas de contention :

J’étais la première à ne pas être ravie de devoir porter des bas de contention à longueur de journée, mais je me suis vite rendue compte qu’ils exerçaient un véritable massage sur mes jambes.

Le soulagement est réel. Certes, ils sont plus épais que les collants habituels mais, aujourd’hui, les modèles savent se faire discrets, voire presque jolis pour certains !

©Groupe soins à domicile
©Groupe soins à domicile

Ces bas ou chaussettes sont tissés de manière à exercer une pression plus forte au niveau de la cheville, puis dégressive jusqu’en haut de la jambe. Lors de la marche, l’action de la maille élastique renforce celle des muscles.

 

Attention ! Seuls les produits prescrits par un médecin, et qui s’achètent en pharmacie ou en magasin d’orthopédie, sont homologués et remboursés par la sécurité sociale.

 


2/ Les exercices à faire dans votre lit :

Bien-sûr il n’est pas question ici de faire des séries d’abdos-fessiers !

Par “exercice”, je vous conseille seulement de continuer à faire des mouvements réguliers qui aideront à garder vos articulations mobiles et souples et favoriser votre circulation sanguine.

En bougeant et en vous étirant, vous maintiendrez aussi votre tonus musculaire et préviendrez les douleurs et risques de malaises qui accompagnent souvent l’immobilité. Voici mes suggestions d’exercices à faire au lit :

Continuer à bouger un minimum :

Compte tenu des réserves que de nombreux médecins émettent sur l’alitement prolongé, votre médecin ou sage-femme vous permettra peut-être – voire même encouragera – de faire un peu d’exercice de faible intensité (promenades d’¼ d’heure, poids légers pour le haut du corps, bandes de résistance pour le bas du corps) pour garder assez de forces jusqu’à votre accouchement et récupérer plus facilement après la naissance.

Étirez ce que vous pouvez :

Toujours en accord avec votre médecin, essayez de vous étirer régulièrement les jambes, les chevilles et les bras.

Vous pouvez aussi faire des rotations de chevilles, de genoux et de bras afin de prévenir la formation de caillots sanguins et de garder des muscles actifs et en bonne santé.

Adoptez des positions confortables :

Pour maximiser le flux sanguin vers l’utérus, la meilleure position est de vous coucher sur le côté gauche afin de ne pas comprimer la veine cave.

Il est aussi important de changer de position toutes les heures pour diminuer les douleurs articulaires et prévenir les irritations de la peau.

N’hésitez pas à placer autant d’oreillers que possible pour bien vous caler : sous votre tête, sous votre ventre et entre vos genoux et peut-être même dans votre dos, si cela vous aide à vous équilibrer.

Enfin, la position assise avec les jambes étendues dans le lit (surtout après avoir mangé) aide à prévenir les brûlures d’estomac.

 


5. Comment cela peut affecter votre vie de famille ?

Si vous êtes la première victime de cette immobilisation forcée, il vous faudra aussi prendre en compte les répercussions que cela peut avoir sur votre famille (9):

Votre conjoint :

Selon ce qu’on vous aura prescrit (repos complet ou partiel), votre conjoint va peut être se retrouver du jour au lendemain responsable de la plupart des tâches ménagères, de la gestion des enfants, des courses et des repas (ce qui peut-être un défi de taille, voire une révolution pour certains !).

En plus des joies des corvées ménagères, vous devrez peut-être aussi interrompre les rapports intimes (bien qu’il existe d’autres façons de partager l’intimité et le plaisir), alors essayez d’être douce et patiente avec lui…

Encouragez-le à sortir avec des amis de temps en temps. Et essayez de faire en sorte qu’il soit épaulé de temps à autre.

Vos enfants :

Si vous avez déjà des enfants – surtout petits (qui ont besoin d’être portés et cajolés par leur maman la moitié de la journée) – le repos au lit sera un défi supplémentaire.

Non seulement vous serez moins disponible pour jouer avec eux, mais il sera aussi beaucoup plus compliqué de gérer leurs caprices ou disputes tout en restant allongée.

Si possible, faites appel à une baby-sitter, une nounou ou à des amies pour s’en occuper quelques heures par jour (le mieux étant que ça se fasse à l’extérieur de votre maison pour qu’ils ne viennent pas vous réclamer toutes les 5 minutes).

 


6. Comment trouver de l’aide pour le quotidien ?

Dès que j’ai su que je devrais rester allongée – alors même que je ne savais pas encore si je garderai mon bébé ou ferai une fausse couche – j’ai pris mon téléphone et cherché des solutions pour être aidée.

Nous habitons depuis peu dans une nouvelle région où nous avons très peu d’amis et aucune famille.

Comme je n’avais plus le droit ni de marcher, ni de conduire, j’ai commencé par lancer un appel aux parents d’élèves de l’école de mon fils aîné pour que quelqu’un assure ses transports.

J’ai ensuite fait appel à une nounou pour mon deuxième qui n’a pas encore trois ans et fait appel à plusieurs aides extérieures, parmi :

Les associations d’aide à domicile agréées par la CAF :

Votre premier réflexe doit être de demander un arrêt de travail (même si vous n’êtes pas salariée) et un certificat de grossesse pathologique à votre médecin.

Une fois munie de ces documents, vous devez contacter votre caisse d’allocations familiales et leur demander à quelles aides vous avez le droit.

Pour ma part, j’ai pu bénéficier d’une aide à domicile par le biais d’une association agréée par la CAF, qui prend en charge une partie de son salaire.

Aides de votre mutuelle, banque et assurance habitation :

Vous aurez peut-être une bonne surprise en appelant ces organismes dès la fin de votre hospitalisation et le premier jour de votre arrêt de travail.

Je n’ai pas eu ce réflexe alors que j’aurais eu le droit à 20 jours gratuits d’aide à domicile par ma mutuelle et je l’ai bien regretté quand je l’ai finalement appris…

Jeunes filles au pair ou bénévoles :

En échange du gîte et du couvert, vous pouvez accueillir chez vous un ou plusieurs bénévoles en leur confiant des

©Rainer Holz
©Rainer Holz

missions de quelques semaines à plusieurs mois : besoin d’aide à la ferme, dans votre jardin, ou tout simplement pour aider au fonctionnement de la maison et garder les enfants.

Il existe plusieurs sites sur lesquels vous pouvez poster votre annonce, dont les plus consultés sont :

Si vous pensez devoir passer l’intégralité de votre grossesse au lit, vous pouvez aussi faire appel à un organisme de jeunes filles au pair, dont le cadre est plus réglementé que pour les travailleurs bénévoles.

Parmi les agences de placement, vous pouvez vous renseigner auprès de :

 


7. Comment tirer le meilleur parti de votre séjour au lit ?

Vivre en restant allongée pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, peut vous rendre un peu folle, surtout si vous êtes une personne active en temps normal…

Voici la liste des activités qui m’ont permis de rester aussi positive que possible pendant mes deux mois au lit :

Établissez une routine :

Le repos au lit peut vous faire penser que vous perdez le contrôle sur votre vie. Pour échapper à ce sentiment, il est important d’établir une routine que vous adopterez au quotidien.

Essayez de garder des horaires de toilette, de repas, d’activité et de sieste réguliers afin de vous sentir sécurisée et aussi active que possible.

Nettoyage de printemps :

Certes vous êtes coincée au lit ou sur votre canapé, donc il n’est pas question d’entreprendre un grand rangement du garage…

Mais c’est par contre le moment idéal pour réorganiser vos papiers, organiser vos albums photos qui traînent dans vos placards depuis des mois, mettre à jour votre carnet de recettes, ou travailler sur d’autres projets que vous n’avez pas le temps de faire d’habitude.

Gardez le contact avec vos amis :

Une fois que votre bébé sera là, vous n’aurez plus beaucoup de temps pour écrire de longs mails ou passer de longs appels à vos copines… Donc c’est le moment ou jamais d’en profiter !

Préparatifs de naissance :

Le repos au lit vous donne l’occasion de vous organiser et de tout planifier pour l’arrivée de votre bébé. Vous pouvez commencer à créer son faire-part, imaginer un plan de naissance, commander du matériel de puériculture et des habits sur internet…

Activités manuelles :
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©Vidibio

Pour varier les plaisirs et ne pas passer toutes vos journées à lire ou à regarder un écran, pourquoi ne pas vous mettre à une activité manuelle ? C’est le moment de vous mettre au tricot pour préparer une couverture, des chaussons ou des petits gilets à votre bébé.

Ou si vous n’êtes pas fan de tricot, vous pourriez lui construire un joli mobile à accrocher au dessus de son berceau, ou encore de vous mettre à la fabrication de bijoux, à la peinture ou à l’origami.

Profitez de cette période particulière pour essayer une activité que vous n’avez jamais le temps de commencer d’habitude.

Laissez vos amis et votre famille vous aider :

Votre famille et vos amis se soucient de vous et vous proposeront peut-être leur aide. N’ayez pas peur ou honte de demander de l’aide pour les repas, le ménage ou les courses.

Prenez soin de ceux qui vous entourent :

Si les personnes qui vous aiment prennent le temps de vous aider ou de vous soutenir moralement, profitez du temps libre que votre période de repos vous laisse pour les remercier et leur montrer que vous les aimez : écrivez leur des lettres, des petites cartes ou commandez leur un petit cadeau spécial sur internet.

Soyez organisée :

Etre confinée au lit ne signifie pas que vous ne pouvez pas être productive.
Avec un peu d’imagination, vous trouverez peut-être des tâches à accomplir pour votre famille, votre maison ou tout simplement pour vous-même.

Pour finir, voici une liste de choses à garder toujours près de votre lit ou de votre canapé pour éviter d’avoir à vous lever à longueur de temps :

  • J’ai investi dans une tablette de lit qui a littéralement sauvé ma période d’alitement en me permettant de continuer à vous écrire des lettres sur la grossesse et la maternité. J’ai trouvé la mienne à 20 euros sur Amazon et j’ai ainsi pu continuer à travailler sur mon ordinateur portable tout en restant confortablement allongée, bien calée contre des oreillers.
  • Téléphone et chargeur ;
  • Stylos, crayons et papier ;
  • Brosse, peigne et miroir ;
  • Livres, magazines ou autres matériels de lecture ;
  • Télécommandes ;
  • Thermos d’infusion de vigne rouge ;
  • Ordinateur portable ;
  • Cosmétiques, lime à ongles, etc.

 

Anne-Laure Brunelle

Et vous ?

Avez-vous déjà été alitée pendant une grossesse ? Avez-vous souffert de cette période ? Quels bons conseils pourriez vous partager avec les mamans qui vivent cette situation ? Partagez votre expérience avec nous dans les commentaires ci-dessous !


Sources :
  1. Sosa CG, Althabe F, Belizán JM, Bergel E, “Bed rest in singleton pregnancies for preventing preterm birth”, Cochrane Database of Systematic Review, 2015. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25821121
  2. Maloni JA, “Antepartum bed rest for pregnancy complications: efficacy and safety for preventing preterm birth”, Biological Research for Nursing, 2010. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20798159
  3. Marques NR, Martinello C, Kramer GC, Costantine MM, Vadhera RB, Saade GR, Hankins GD, Pacheco LD, “Passive leg raising during pregnancy”, American Journal of Perinatology, 2015. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25241109
  4. Mortensen B, Friedrichsen M, Andersen NR, Alibegovic AC, Højbjerre L, Sonne MP, Stallknecht B, Dela F, Wojtaszewski JF, Vaag A., “Physical inactivity affects skeletal muscle insulin signaling in a birth weight-dependent manner”, Journal of Diabetes and its complications, 2014. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24120282
  5. Thyfault JP, Booth FW, “Lack of regular physical exercise or too much inactivity”, Current Opinion in Clinical Nutrition and Metabolic Care, 2011. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24120282
  6. Dunn LL, Shelton MM, “Spiritual well-being, anxiety, and depression in antepartal women on bedrest”, Capstone College of Nursing, The University of Alabama, 2007. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1798747
  7. Smyth RM, Aflaifel N, Bamigboye AA, “Interventions for varicose veins and leg oedema in pregnancy”, Cochrane Database of Systematic Review, 2015.Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26477632
  8. http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=phlebite_pm
  9. May KA, “Impact of prescribed activity restriction during pregnancy on women and families”, Health Care for Women International, 2001. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11813795

8 thoughts on “Voici les 7 choses que j’aurais aimé savoir avant de passer ma grossesse au lit

  • 4 February 2017 at 17 h 07 min
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    Bravo d’avoir trouvé des choses “positives” de cette épreuve. Moi j’ai passé mes deux grossesses alitée à cause d’une beance du col et à chaque fois j’ai pris 25 kg et j’étais odieuse avec mon mec…

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  • 9 February 2017 at 22 h 27 min
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    Hello Naturelle maman ! Merci beaucoup pour cet article que je lis depuis mon canapé puisque mon gynéco m’a conseillé de rester allongee pendant 3 semaines car j’ai un hématome rétro placentaire. Je me reconnais tellement dans ce que vous racontez… Les saignements, l’attente à l’hôpital, l’angoisse… J’ai vécu tout pareil. Merci pour ces bons conseils, vous allez rire mais moi ça m’a décidé à tester l’origami ! Je vais essayer d’en faire un mobile pour mon bébé ! Bon courage à toutes les mamans alitées qui liront cet article.

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  • 15 March 2017 at 7 h 17 min
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    Merci pour ce témoignage et pour ces super bons conseils naturelle maman. Je suis enceinte, dans mon 5eme mois de grossesse, et au repos forcé donc j’ai eu le temps de chercher des articles sur la grossesse alitée mais il n’y a qu’ici que j’ai trouvé des remèdes naturels intéressants et des bons conseils concrets à mettre en place. Je vais commencer par demander à mon zom d’aller m’acheter de l’infusion de vigne rouge tiens !

    Reply
  • 26 March 2017 at 7 h 38 min
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    Merci pour ces liens et ces conseils pratiques qui vont certainement me servir dans les prochaines semaines car je dois rester au lit à cause d’un hématome rétro placentaire… Le coup de massue
    … Trop peur de perdre bébé…
    Bref je tombe sur naturelle maman et découvre votre témoignage qui je l’espère s’est bien terminée ?
    Je vais m’organiser au fur et à mesure, déjà j’ai la chance que c’est mon premier pas comme vous…
    Des fois quand même on sait pas trop dans quoi on embarque quand on tombe enceinte je vous le dis.
    Bon courage à toutes celles qui vivent cette situation pas facile à vivre.

    Reply
  • 5 April 2017 at 19 h 33 min
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    Merci pour ce témoignage. C’est très positif ce que vous dites alors que ça a du être terrible de vivre cette épreuve. Je suis alitée mais seulement pour 15 jours car j’ai fait des malaises à répétition et que j’ai pas pris assez de poids depuis que je suis enceinte donc ma Sage-femme veut que je me repose au max avant de reprendre le boulot. Au début j’étais déprimé mais depuis que j’ai lu votre article je me dis que j’ai de la chance parce que mon bébé va bien et que c’est tellement important que je me repose pour lui que je porte déjà dans mon cœur. Ça m’a motivé à faire des trucs pour moi donc j’ai envoyé mon chéri à Cultura pour qu’il me ramène des activités manuelles que je peux faire au lit sans être gênée par mon gros ventre !
    Il m’a ramené un cahier de scrapbooking, deux cahier de coloriage pour adultes très sympa je trouve et un petit kit de point de croix pour décorer un bavoir. C’est m’a fait trop plaizir, reste plus qu’à mi mettre ! Belle grossesse à toutes les mamans alitées et les mamans bio !

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  • 6 April 2017 at 16 h 25 min
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    Bonjour Naturelle maman,

    Je suis enceinte de 6 mois et c’est mon premier enfant. Après avoir passé les 3 premiers mois de grossesse en pleine forme, j’ai commencé à me fatiguer au 4ème (1ère alerte et col qui s’est raccourci) et lors de ma dernière visite, le médecin constate que le col s’est encore raccourci (plus que 1cm). Il m’arrête bien entendu car j’ai 2 heures quotidiennes de transports en commun et il m’annonce que je vais devoir rester allongée le restant de ma grossesse pour ne pas perdre l’enfant.
    Cela fait 4 jours maintenant que je ne quitte plus mon canapé et ma tablette à roulettes qui me permet d’utiliser mon ordinateur portable, de lire, de manger… Mon mari est en congé encore pendant une semaine et s’occupe de tout… J’ai le moral pour l’instant mais j’angoisse pour la suite: bébé va-t-il patienter? les contractions vont-elle diminuer avec le repos ? comment s’occuper à la maison pendant 3 mois? comment ne pas trop grossir etc…
    Je suis allée à la pêche aux témoignages sur internet et j’ai trouvé le forum maman alitée et votre article donc je me sens beaucoup moins seule !

    Reply
  • 9 April 2017 at 13 h 17 min
    Permalink

    Merci Naturelle maman, sincèrement c’est un très bon article, complet, plein de bonnes infos et de bonnes idées positives pour s’en sortir quand on est enceinte et obligée de rester “alitée” ou plus souvent dans son canapé ! J’aurais aimé le lire quand ça m’est arrivé car à l’époque je l’été sentie très seule… Continuez à nous partager de bonnes informations sur la grossesse et l’accouchement, c’est un bon soutien pour les femmes enceintes qui doivent trop souvent se heurter à la violence impersonnelle de l’hôpital.

    Reply
  • 22 October 2017 at 16 h 14 min
    Permalink

    Bonjour,

    J’ai été heureuse de lire ton témoignage, je suis à 4 mois de grossesse, et en arrêt depuis septembre car je perds régulièrement du sang. Ça a commencé par des filaments, puis des taches de plus en plus importantes dans ma culotte, et enfin des groses pertes. Je suis allée 2 fois aux urgences où l’on m’à fait une écho et un examen du col et tout allait bien, on m’à dit que le placenta devait se décoller un peu par endroit selon mes mouvements. Une semaine après mon deuxième passage aux urgences, j’ai vu mon gygy et je lui ai dit que je perdais toujours du sang. Ça l’à inquiété et en effet lors de l’examen du col il a constaté du sang, mais à l’écho pas d’hématome ni de décollement. Il a prolongé mon arrêt jusqu’à notre prochain rendez-vous dans un mois. Repos obligatoire, plus de voiture, plus de câlins, je dois rester allongée ou semi allongée et me lever seulement pour manger, me laver, et aller au toilettes. De plus il a ajouté que si je saignais à nouveau je serais hospitalisée. J’angoisse à chaque fois que je vais au toilette, de découvrir du sang. J’ai très peur d’autant plus que j’ai une petite fille de 2 ans et demi qui me mène la vie dure. Elle sans que je suis faible en ce moment et s’engouffre dans mes failes. Heureusement mon mari me soutient. Mais ça reste très dur car je suis arrêtée depuis 7 semaines et j’ai peur de faire une dépression.

    Reply

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