Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !6 décembre 2020
faux travail

Accouchement : le faux travail, ça n’existe pas !

Vous êtes en fin de grossesse et vous ressentez de plus en plus de contractions régulières et douloureuses. Si vous vous demandez si le jour de votre accouchement est arrivé ou si vous êtes en « faux travail », voici quelques repères pour vous aider.

A l’approche de votre date de terme, environ deux à quatre semaines avant votre accouchement, il arrive très souvent que des contractions régulières apparaissent puis s’arrêtent spontanément.

Celles qui vivent leur première grossesse et ne savent pas encore à quel niveau de douleur s’attendre, peuvent être induites en erreur et se rendre rapidement à la maternité en pensant que leur travail a commencé.

Mais bien souvent, une fois arrivée et après vous avoir examinée, les sages-femmes vous parleront de « faux travail » et vous pourrez être déstabilisée, voire très déçue que ce ne soit pas encore le bon moment.

Si cela vous arrive, il n’y a pourtant pas de quoi vous décourager. C’est même tout le contraire !

Pensez plutôt à un pré-travail plutôt qu’à un faux travail

Même si les contractions s’arrêtent, même si votre col ne s’est pas modifié, il n’y a pas de FAUX travail.

Cette expression ne devrait même pas exister. Chaque contraction en toute de fin de grossesse peut avoir un effet sur votre corps et votre bébé. Elles permettent notamment à votre bébé de se mettre dans la bonne position et aident à amollir et ouvrir votre col de l’utérus en douceur.

La preuve : la douleur provoquée par certaines de ces soi-disant « fausses » contractions est, elle, bien RÉELLE !

Votre corps n’est pas une machine. Il avance simplement à son rythme et travaille en douceur pour faire naître votre bébé.

Bien que ces épisodes de contractions, douloureuses ou pas, régulières ou non, soient fatiguants, parfois inquiétants et pas franchement amusants (et peuvent être un signe que bébé a besoin d’aide pour changer de position), honorez et encouragez votre corps pour le travail qu’il accomplit !

Et si vous y arrivez, dansez, marchez, bougez pour l’accompagner. Peu à peu, à son rythme, il s’adoucit. Il s’ouvre. Il se réchauffe et se prépare au grand moment que vous attendez tant.

Je ne pense pas que nous remercions suffisamment notre corps pour la façon dont il change et travaille pendant la grossesse et l’accouchement.

Votre corps est un immense cadeau, votre meilleur atout pour donner naissance à votre bébé. Laissez-lui le temps et la chance de vous le prouver.

Le test du bain

Si vous ressentez des contractions longues et douloureuses mais encore irrégulières et que vous n’êtes pas sûre d’être en travail, vous pouvez faire un test un simple en prenant un bain.

Si les contractions continuent, voire s’intensifient, c’est probablement que vous êtes en phase de latence et que votre pré-travail a commencé.

Réjouissez-vous ! Ce sont les premiers signes de l’arrivée toute proche de votre bébé.

Vos contractions de travail actif vont certainement devenir régulières d’ici quelques heures, environ toutes les 5 à 10 minutes au départ et durer 30 à 60 secondes environ.

Au fur et à mesure que le travail va progresser, elles deviendront plus fortes et vous rapprocheront de votre bébé.

S’il s’agit de fausses contractions, vous pouvez vous allonger, marcher ou faire quelque chose qui vous aidera à vous détendre.

C’est aussi le bon moment pour vous exercer aux techniques de respiration que vous avez apprises lors de votre préparation à l’accouchement.

Si vous vous sentez inquiète, n’hésitez pas à appeler votre sage-femme qui saura vous rassurer, vous poser les bonnes questions et vous donner des repères pour faire la différence entre les contractions de pré-travail et les vraies contractions de travail.

Et vous ? Avez-vous vécu un pré-travail très long ? Est-ce qu’on vous a parlée de faux travail et invitée à rentrer à la maison pour attendre que le travail actif se déclenche ? Comment l’avez-vous vécu ? Partagez votre expérience avec la communauté des naturelles mamans dans les commentaires ci-dessous.

Anne-Laure Brunelle


Votre accouchement est proche ?

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4 Comments

  1. AvatarNathalie Reply

    Bonjour,

    Oui, lors de ma première grossesse j’avais des douleurs type  »grosses » règles, pendant plusieurs heures dès 3h30 du matin.

    Nous avons été à la maternité (à 35 minutes de là), j’ai été mise en salle de pré-travail pendant quelques heures, puis renvoyée chez moi par un temps très chaud.

    Arrivée depuis 10 minutes, les  »vraies » contractions sont arrivées, et rebelote encore un trajet à faire, plus horrible que les autres puisque bringueballée sur les routes de campagne avec cette douleur que je n’avais pas appris à gérer… La panique totale.

    Quand je suis arrivée à la maternité je ne pouvais plus marcher ni retenir mon sphincter, ouverte à 6, anesthésie péridurale immédiate, etc. …

    Plus tard en discutant avec une ex sage-femme de cet épisode, j’apprends que « Ha oui c’est fréquent qu’on renvoie les jeunes mamans, parce qu’on dit que la route fait le travail ! »

    Je me suis tue pour rester polie.
    Voilà voilà…

  2. AvatarSibylle Reply

    Bonjour,

    Je découvre ce blog tardivement.
    Je suis à 35 SA, mon terme est prévu le 9 decembre.
    J’ai repris aujourd’hui les tisanes de feuilles de framboisiers ! Que je consomme habituellement en période de règles.
    Notre fille est très attendue, nous sommes deux femmes et avons mené un vrai combat pour devenir mères nous aussi.

    Je fais des exercices tous les jours avec mon ballon et j’ai l’angoisse d’un bassin trop peu élargi mais j’y travaille 😉
    Je suis passée du 36 au 42 en quelques mois alors ça a rassure !

    Ton blog est chouette et très rassurant (j’envisage vraiment d’accoucher sans peri mais je me réserve le droit de la demander en cas de douleurs trop ingérables)

    Je fais aussi de la relaxation (enfin en gros je m’assois en tailleur sur un matelas au sol avec ballon et oreiller d’allaitement dans le dos + le combo gagnant … le casque sur les oreilles qui diffuse des sons bizarroïdes mais qui ont au moins le mérite de me plonger dans un état second for agréable !)

    Je maintiens la marche chaque jour mais avec bâtons de marche pour accompagner mes toutous en balade (bâtons oblige, ça me donne le rythme et ma hanche fait des siennes, l’ostheo a tenté de me soulager avant hier, on verra si ça fonctionne.)

    Merci pour tes conseils !
    Sibylle – 28 ans et bientôt maman même si mère dans l’âme depuis longtemps…

  3. AvatarLaurie Reply

    Bonjour Anne-Laure,

    J’ai eu un faux travail marathon qui a duré 5 jours et nuits complètes et m’a complètement épuisée (et mon mec avec qui ne dormait plus et était tt le temps sur le qui vive pour partir à la maternité). Maintenant je comprends que c’était mon corps et mon bébé qui se préparaient en douceur, mais à l’époque, alors que j’enchainais les allers-retours à la maternité, et qu’on me renvoyait tous les jours à la maison en me disant que c’était des fausses alertes, personne ne m’a encouragée, rassurée, ni dit que c’était le début du pré-travail et je me sentie complètement découragée. Donc comme vous le dites dans votre article, j’encourage les femmes à se réjouir de ces premiers signes de l’accouchement, encouragez votre corps et votre bébé qui se prépare à vous rencontrer. ♥️

  4. AvatarMarie Reply

    Bonsoir Anne-Laure,
    Pour ma part, j’ai vécu 4h de pré-travail sans aucune dilatation ni perte de quoi que ce soit. J’allais aux toilettes entre chaque contractions pour me vider vessie ou intestins (désolée de la classe haha). Au bout de 3h à l’hôpital, la sage femme m’a dit qu’il s’agissait d’un « faux travail » et que j’avais le choix de rester ou de rentrer chez moi. Comme j’étais seule et qu’un voisin m’avait gentiment amenée à la maternité, j’ai choisi de rester.
    10 mins plus tard j’ai perdu le bouchon et les eaux et 2h après, ma fille était dans mes bras.
    Lorsque j’ai raconté ce « faux travail » à mon gynécologue, il m’a immédiatement corrigée en me disant que ça n’existait pas et que j’avais commencé le pré travail à ma façon !
    Je pense que des professionnels mal informés ne se rendent pas compte de l’impact qu’ils peuvent avoir à ce moment crucial de ta vie…

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