Le nutriment qui réduit de 27% le risque de prématurité

Une étude norvégienne publiée dans la revue médicale BMJ Open vient de conclure que la prise de probiotiques à la fin de la grossesse pouvait diminuer les risques de complications chez la femme enceinte parmi lesquelles la pré-éclampsie ou l’accouchement prématuré.

Les chercheurs norvégiens ont étudié l’impact de la consommation de probiotiques contenus dans les produits laitiers fermentés comme le yaourt ou le kéfir sur deux complications de la grossesse :  la pré-éclampsie, une maladie grave associée à l’hypertension artérielle au milieu du second trimestre de gestation et le risque d’accouchement prématuré.

La pré-éclampsie, qui survient dans 8% des grossesses, est responsable de naissances de grands prématurés, engendre également des retards de croissance intra-utérins et peut conduire à des décès chez les mères en raison des complications qu’elle provoque : insuffisances rénales, hépatiques, complications cardiaques et pulmonaires.

L’étude a suivi 70.149 femmes en bonne santé entre 1999 et 2008 dont 37.050 qui donnait naissance à leur premier enfant.

Près d’une femme sur quatre (un peu plus de 23%) a déclaré avoir consommé des produits laitiers contenant les fameuses bonnes bactéries ou “probiotiques” avant sa grossesse, plus d’un tiers (37%) au début de la grossesse et une proportion similaire (un peu plus de 32%) en fin de grossesse.

Un risque d’accouchement prématuré réduit de 27%

La consommation de produits laitiers probiotiques était plus fréquente chez les femmes plus âgées, plus aisées et mieux éduquées qui étaient enceintes pour la première fois, rapporte l’étude.

Parmi les 37.050 femmes incluses dans l’analyse de la survenue de la pré-éclampsie, la maladie a été diagnostiquée chez 5% des femmes. La consommation de probiotiques était associée à un risque inférieur de 20% mais seulement en fin de grossesse (30e semaine), selon l’étude qui constate une efficacité encore plus significative dans les cas les plus sévères.

Concernant le risque d’accouchement prématuré analysé auprès de 34.458 femmes, l’étude montre une diminution du risque de 11% chez celles qui ont consommé des probiotiques au début de la grossesse (15e semaine) et de 27% en fin de grossesse.

La quantité de probiotiques consommée ne semblait pas faire de différence, selon l’étude.

Une étude précédente publiée dans le British Journal of Nutrition a montré que la prise de probiotiques pendant la grossesse préviendrait également le risque de diabète gestationnel chez 2/3 des femmes : 6,5% des femmes qui ont pris le placebo ont contracté un diabète gestationnel, contre 2,1% des futures mères qui ont pris le probiotique, soit 68% de femmes en moins.

Ces travaux ont été publiés dans le British Nutrition Journal.

 

Anne-Laure Brunelle (selon une dépêche Relaxnews)


Sources

  1. http://bmjopen.bmj.com/content/8/1/e018021

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