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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !27 novembre 2021
Témoignage d'accouchement sans péridurale sur naturelle maman

Marie-Christine « J’ai eu la chance de donner naissance à mon premier bébé comme je l’avais espéré »

Pour son premier accouchement qu’elle rêvait de vivre à la maison, Marie-Christine avait tout organisé. Piscine, installations, préparation, grand ménage, champagne au frais… Sauf que, comme dans l’immense majorité des accouchements, rien ne s’est passé comme prévu ! Alerte spoiler : Malgré un plan B, tout s’est merveilleusement bien passé et Marie-Christine a pu donner naissance à son petit Xavier comme elle le souhaitait : sans péridurale, entourée d’amour, dans le calme et la sérénité. Voici son témoignage.

« Donner naissance à mon premier enfant devait se faire à la maison, LA seule option envisageable à mes yeux.

J’avais cuisiné pour mes sages-femmes, le ménage était nickel, la piscine d’accouchement était gonflée, le mousseux au frais, j’avais fait mes lectures et cours prénataux, choisi de m’entourer de belles histoires de naissance pour m’aider à croire que c’était possible…

Bref, tout était prêt !

récit d'accouchement en maison de naissance Naturelle Maman
La piscine d’accouchement gonflable dans laquelle Marie-Christine avait prévu de donner naissance à son bébé.

Mais tout a basculé dans un tourbillon d’anxiété plus ou moins deux semaines avant le jour de mon accouchement.

Toutes mes certitudes sont devenues des sources de stress et d’inquiétude à l’idée d’accoucher à la maison.

J’avais l’impression de perdre tous mes moyens.

Nous avons alors décidé d’attendre et de décider le jour J. Voici comment ça s’est finalement passé.

Le pré-travail s’est passé à la maison, comme prévu

À 1h17 du matin, alors que je suis dans mon lit, calme, mais beaucoup trop éveillée pour trouver le sommeil, je perds les eaux.

Je joins alors ma sage-femme pour lui annoncer la nouvelle.

Quelques petites contractions vont et viennent. C’est le pré-travail qui s’installe mais il n’y a encore rien de régulier.

À 3h du matin, deuxième rupture de la poche eaux.

Mais cette fois, ma sage-femme est là et remarque la présence de méconium dans le liquide amniotique.

Les contractions sont maintenant régulières et espacées de 5 minutes.

Quelle étrange sensation… à laquelle je m’habitue un peu plus à chaque nouvelle vague.

Je contacte à nouveau ma sage-femme qui est repartie et nous convenons de nous retrouver à la maison de naissance.

Mais dès que je suis installée dans la voiture, les contractions cessent.

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L’arrivée à la maison de naissance

Comme le liquide est teinté, je dois quand même me rendre à la maison de naissance où ma sage-femme doit suivre les recommandations de la gynécologue de garde à l’hôpital et faire un monitoring pendant 30 minutes pour surveiller le cœur de mon bébé.

Toujours pas de contraction pendant ce temps.

On parle, c’est tranquille.

Il n’y a personne sauf nous 3, nous 4 bientôt !

Nous choisissons notre chambre, notre petit cocon d’amour appelé « graine de vie ».

Une chambre chaleureuse aux lumières tamisées, très grande et dotée d’une belle et grande baignoire sans oublier une salle de bain attenante et privée.

Chambre de la maison de naissance
La belle et grande chambre de la maison de naissance où Marie-Christine a choisi d’accoucher.

À 5h, nous décidons d’aller prendre une collation et de nous reposer en attendant que le travail reprenne.

Mon conjoint s’endort. Moi j’en suis incapable mais je reste très calme. J’attends…

À 5h45, le travail actif commence.

Je me déplace vers la salle de bain et préfère être assise sur le siège des toilettes et m’accroupir au sol par moments.

Je continue à apprivoiser cette nouvelle sensation que capte mon corps.

Entre les contractions, je me déplace et reviens souvent au même endroit, la salle de bain.

J’avais recueilli des pensées inspirantes au fil des mois et choisi avec soin de la musique d’ambiance.

Je décide d’écouter notre chanson fétiche et surprise : je me sens incapable de l’entendre.

Je range le tout, j’ai besoin de garder le focus sur mon bébé et moi, rien d’autre.

À 8h15, je contacte ma sage-femme car je sens que j’ai besoin d’aide, de soutien, de force et d’énergie.

Elle arrive et prépare son matériel tout en restant extrêmement discrète. Elle ne me quitte pas d’un poil.

Peu importe ma position sur le grand lit, mon conjoint et elle ne sont jamais bien loin, mais ils me laissent mon espace pour me concentrer et ressentir ce qui se passe en moi.

Je vocalise beaucoup pendant mes contractions.

Un bruit presque animal, long et grave.

Le plus douloureux à ce moment-là, ce ne sont pas les contractions, mais les petites mains de mon fils qui appuient dans le bas de mon ventre !

Ma sage-femme m’explique qu’il essaye certainement de se retourner mais n’y arrive pas.

Et à chaque contraction, cette douleur réapparaît.

Je me souviens d’avoir dit à haute voix « Xavier, tu me fais mal… » avec une larme au coin de l’œil.

Mon bébé travaille si fort pour sortir de là !

Pendant la phase active et douloureuse qui a duré 6 heures, j’ai préféré la position à quatre pattes, soutenue par le ballon d’exercice.

Je me rappelle avoir mangé quelques fruits frais entre 2 contractions, d’avoir verbalisé que je me sentais fatiguée et que je faisais de mon mieux.

Ce n’est que 3 semaines après mon accouchement que je me suis souvenue que mon conjoint m’avait fait des points de pression sous les pieds et sur le sacrum et soutenu le ventre, perché au-dessus de moi avec une écharpe pour m’aider avec la douleur des contractions.

Mon cerveau avait littéralement oublié ces instants !

Pendant toutes ces heures, j’étais comme en transe, ailleurs ou au contraire vraiment présente, je me demande encore.

Un endroit où le cocktail d’hormones faisait un travail extraordinaire.

Je n’ai aucun souvenir tangible de la douleur ressentie à ce moment. C’est difficile à expliquer.

À 10h15, ma deuxième sage-femme arrive. Je la salue.

Ça me donne de l’énergie de la voir parmi nous.

Elle me prépare un bain.

Mes deux sages-femmes me disent que ça va me faire du bien de changer d’air. Et en effet, ça me fait un bien fou.

Je vocalise, je respire, je change de position souvent et je m’accroche au rebord du bain à chaque contraction.

Mon Dieu que ça pousse ! Ça me donne le vertige.

Je me demande si cette pression va me faire vomir.

Mais je finis par m’habituer à cette sensation et l’accueille avec curiosité et la douleur cesse.

Ça pousse, c’est intense et j’arrive pourtant à parler entre chaque poussée physiologique.

Ça pousse tout seul, sans que je fasse quoi que ce soit. Ça m’impressionne !

Un moment donné, je déclare : je veux mon bébé dans mes bras et un bon latté !

À 12h12, sa tête surgit jusqu’au haut des oreilles de mon fils et quand la contraction se termine, il disparaît de nouveau. Je me sens découragée.

J’ai vraiment l’impression qu’il ne sortira jamais !

À 12h54, bébé Xavier se fatigue à son tour.

C’est alors que ma sage-femme intervient.

Elle me regarde droit dans les yeux et me dit :

« Marie, ton bébé doit sortir, il commence à être fatigué. Si tu es d’accord, tu vas sortir du bain et tu vas faire sa rencontre dans quelques minutes. »

Let’s go ! A cet instant, j’ai une décharge d’adrénaline et je ressens l’urgence de la situation.

Il DOIT sortir, MAINTENANT.

Je sors du bain et après 3 contractions, je suis sur le lit, accroupie comme dans les films en tenant mes jambes sur ma poitrine et pousse de toutes mes forces, contractions ou non, je pousse.

Mais malgré tous mes efforts, mon fils reste coincé.

C’est alors que ma sage-femme m’explique qu’avec mon accord, elle doit pratiquer une épisiotomie pour faciliter le passage de sa tête.

Xavier a la tête en hyper extension et est placé en position postérieure.

Bref, lui et moi avons besoin d’un coup de main.

Deux poussées plus tard, à 12h59, ma sage-femme dépose Xavier sur moi.

Témoignage accouchement en maison de naissance
La première heure de Xavier dans les bras de sa maman.

Mon dos est appuyé sur le bassin de mon conjoint et il m’aide à le tenir sur ma poitrine.

Quelle surprise de constater comment il est tout chaud et déjà si beau…

Pour terminer, ma sage-femme m’injecte de l’ocytocine de synthèse pour l’expulsion du placenta et 15 minutes plus tard, elle me montre cette merveilleuse petite maison avec lequel mon fils a grandi en moi pendant ces longs mois.

Je suis très consciente que j’ai eu la chance de donner naissance à mon fils comme je l’avais espéré.

Mon conjoint, mon fils, mes sages-femmes et moi avons formé une équipe extraordinaire.

Respectez-vous et faites-vous respecter.

Croyez en la femme extraordinaire que vous êtes et bonne rencontre avec
votre/vos bébés.

Je vous souhaite de trouver la paix intérieure pour ce moment intense et bouleversant à la fois.

Que ce soit votre premier enfant ou votre 6ème, je vous souhaite de vous sentir forte et capable de vivre cet instant tel que vous le désirez. Ce sera le plus beau cadeau que la vie vous offrira.

Croyez-en vous et au pouvoir fantastique de votre corps et de votre force intérieure. »

Marie-Christine


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7 Comments

  1. Gabrielle Reply

    Bonjour Naturelle Maman et merci de partager ce nouveau témoignage d’accouchement.
    L’histoire de Marie-Christine résonne fort pour moi car je souhaitais aussi accoucher à domicile et m’est pas trouvé de sage-femme pour m’accompagner dans ma région. Je suis à 37 semaines avec un bébé prévu pour Noël ! J’espère avoir la chance de vivre une si belle naissance, en tous cas ça ne donne de la force pour y arriver.

  2. Anaëlle Reply

    Merci à Marie-Christine pour son témoignage, votre accouchement est magnifique, ça fait du bien de vous lire, ça donne confiance en soi. Vous donnez envie d’avoir confiance, de se laisser guider, vous avez bien fait d’atte Dre le jour j pour vous décider et qu’est ce qu’elle avait l’air bien cette maison de naissance Pureé ça donne envie !

  3. Héloïse G. Reply

    Mais alors Marie-Christine n’est pas Française si ? J’ai jamais entendu qu’on pouvait switcher entre aad et maison de naissance ici. C’est tellement dur d’être acceptée à la maison de naissance déjà, que ça m’étonnerait qu’on puisse y aller à la dernière minute pour accoucher comme ça. A part si les sages-femmes font des aad et la maison de naissance peut-être ? J’espère que vous me répondrez, ça m’intéresse vraiment.

    1. Anne-Laure Brunelle Post author Reply

      Bonsoir Héloïse, oui vous avez raison, j’aurais dû le préciser en note, Marie-Christine est canadienne où il y a beaucoup plus de maisons de naissance et de souplesse pour les sages-femmes qui accompagnent les AAD.

  4. Mayalla Reply

    J’accouche dans un mois et je suis trop contente d’avoir Naturelle Maman, je dévore littéralement tous vos articles et j’adore lire les récits d’accouchements inspirants chaque semaine, merci pour tout ce que vous faites !

  5. Allegria Reply

    Un magnifique témoignage qui donne envie de vivre le même accouchement ! Merci beaucoup Marie-Catherine d’avoir apporté ce témoignage précieux.

  6. Cathy Reply

    Quelle beauté ce témoignage bravo Marie-Christine de vous être laissée porter par les vagues d’ocytocine de l’accouchement. C’est ce qu’il y a de mieux à faire, s’adapter et se laisser guider par son instinct et vous y êtes superbement arrivée. pour un premier c’est impressionnant !

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