Les 6 miracles de l’accouchement naturel (Le 4ème va vous étonner)

Je reviens de la maternité où j’ai rendu visite à une de mes amies, Marianne, qui vient d’accoucher de sa deuxième petite fille. Elle était fatiguée, mais contente de son accouchement, car il avait duré deux fois moins longtemps que son premier.

Marianne a reçu une péridurale, elle est restée en position allongée sur le dos tout au long du travail, sous monitoring, et on lui a fait une épisiotomie. Cela lui paraissait complètement normal, bien qu’elle ait vécu une grossesse en pleine forme, sans soucis de santé, de devoir bénéficier de toutes ces procédures médicales.

J’ai pourtant été impressionnée, choquée même, par le peu de questions que Marianne s’était posées sur la naissance de son bébé, comme si cet accouchement ne lui appartenait pas vraiment et était plutôt l’affaire des médecins.

Personne ne s’est étonné qu’elle reçoive autant de soins (à part moi) et tout son entourage l’a félicitée pour cet accouchement “réussi”.

Mais je pense que, dans quelques générations, les historiens qui étudieront notre époque ne manqueront pas de remarquer cette véritable folie de l’hypermédicalisation de l’accouchement.

Et Marianne est loin d’être un cas à part.

En France, malgré le souhait de plus en plus de femmes d’accoucher le plus naturellement possible, l’accouchement médicalisé est devenu la norme.

Notre taux de péridurale figure parmi les plus élevés du monde, avec près de huit femmes sur dix qui en bénéficient (2).

Les futures mamans qui ne se posent pas de questions ou qui n’ont pas été informées n’ont plus vraiment conscience qu’elles ne sont pas obligées de bénéficier de toutes ces techniques médicales qui leur sont souvent imposées.

Elles deviennent dépendantes du corps médical et se sentent souvent dépossédées du véritable vécu de leur accouchement.

Comme Marianne, les femmes enceintes entrent à l’hôpital ou à la clinique pour se livrer corps et âme à la technologie ultra-moderne de l’obstétrique, en se soumettant à toutes les directives qui leur sont imposées.

Elles pensent ainsi qu’elles seront plus en sécurité et qu’elles auront moins de chances de rencontrer un problème.


Pourtant, les chiffres prouvent que l’accouchement médicalisé entraîne plus de complications que l’accouchement naturel :

– Une étude américaine menée par le Dr Lewis Mehl-Madrona a démontré que les complications et les interventions étaient beaucoup plus fréquentes dans les accouchements à l’hôpital qu’à la maison.

– Parmi les mères accouchant à la maison, 5% seulement reçoivent une intervention médicale contre 75% parmi les mères hospitalisées.

– Il y a 3 fois plus de césariennes à l’hôpital que dans les naissances à domicile ou en maison de naissance.

– Le taux d’épisiotomies est 10 fois plus élevé chez les mères hospitalisées et elles souffrent 2 fois plus souvent de déchirures périnéales graves dues à l’utilisation des forceps et à la position gynécologique (allongée sur le dos, pieds dans les étriers).

– L’OMS estime que les hôpitaux qui ont un taux de césariennes supérieur à 10% interviennent trop souvent dans le déroulement de l’accouchement. Or en France, il est de 23%.


Les bienfaits d’un accouchement naturel sont nombreux et trop méconnus.

Au fil de mes trois grossesses, j’ai découvert que cette médicalisation si présente avait certes de nombreux bienfaits lorsque les grossesses étaient “à risque”, mais qu’elle avait aussi contribué à rendre l’accouchement moins humain.

Très, voire “sur-informées” sur tous les risques qu’elles encourent et tous les actes médicaux relatifs à la grossesse, de nombreuses futures mamans ne font plus confiance à leur propre corps et à la nature pour mettre au monde leur bébé.

Je me suis dit qu’en vous délivrant les avantages que vous auriez à accoucher naturellement dans cette lettre, vous auriez la chance d’être mieux informée que mon amie Marianne, et vous pourriez choisir librement et en pleine conscience, l’accouchement qui vous convient le mieux.


Voici les 6 principales raisons pour lesquelles l’accouchement naturel est beaucoup plus bénéfique pour vous et votre bébé qu’un accouchement médicalisé :

  1. Le travail est souvent plus court et plus facile sans péridurale :

Lors d’un accouchement naturel, l’ocytocine produite par votre corps envoie :

  • des signaux à l’utérus pour qu’il se contracte.
  • des signaux au cerveau pour qu’il produise des endorphines qui aident à réduire les douleurs des contractions.

La pose d’une péridurale interfère avec ce processus naturel et conduit souvent à ralentir, voire stopper les contractions.

Conséquence : l’accouchement dure plus longtemps (3).

En plus de ça, vous ne sentez plus ni vos contractions, ni le bas de votre corps et vous ne savez plus comment pousser.

En ne poussant plus à des moments clés, ou avec une force insuffisante, vous n’êtes plus capable de faciliter l’expulsion de votre bébé. Le travail devient plus difficile et les interventions médicales (injection d’ocytocine de synthèse, forceps…) plus fréquentes.


  1. ballon d'accouchement en salle de naissance
    Rester libre de ses mouvements pendant le travail fait descendre le bébé plus vite et lui fait prendre la bonne position pour sa naissance.     © Jason Lander
    Vous restez libre de vos mouvements tout au long de l’accouchement :

Avoir une péridurale, une intraveineuse ou un monitoring fœtal électronique en continu signifie généralement que vous serez confinée au lit, incapable de marcher ou de changer de position alors que cela facilite l’accouchement.

Beaucoup de mamans ne réalisent pas qu’elles seront paralysées des jambes et reliées à une perfusion une fois qu’elle seront sous péridurale.

L’accouchement naturel vous permet de vous déplacer librement et d’aider votre bébé à descendre dans votre bassin.

La liberté de mouvement rend le travail plus facile, et parfois plus rapide.

Les femmes qui marchent et changent de position au cours de leur accouchement, ont plus de chances de donner naissance par voie basse, et ont un meilleur sentiment de contrôle sur leur expérience (4).

Sachez aussi que la péridurale vous empêchera de manger et de boire pendant le travail. Pourtant, une femme qui est bien nourrie et hydratée est plus forte et prête pour endurer les contractions et pousser de façon efficace.

 


3. Vous évitez des interventions médicales inutiles :

Vous pensez peut-être que les actes médicaux couramment utilisés pendant l’accouchement sont rassurants ? Vous ne devriez pas. De nombreuses interventions sont inutiles et peuvent vous conduire à davantage d’interventions médicales, y compris une césarienne.

D’après l’American Journal of Obstetrics and Gynecology qui a fait paraître une étude concernant des femmes ayant choisi d’accoucher avec une péridurale (5) :

  • la première phase du travail a duré en moyenne deux heures de plus ;
  • la deuxième phase a duré une heure de plus ;
  • plus de la moitié de ces femmes ont eu besoin d’ocytocine pour intensifier le travail car la péridurale avait ralenti ou stoppé les contractions ;
  • quatre fois plus de femmes ont eu des bébés qui se présentaient dans la mauvaise position ;
  • deux fois plus de femmes ont eu recours aux forceps et aux ventouses ;
  • un quart d’entre elles (25%) a accouché sous césarienne (comparé aux 2% pour le groupe qui avait choisi un accouchement naturel !).

Et toutes ces complications ne surviennent pas seulement à cause de la péridurale.

Le simple fait d’être placée sous monitoring pour écouter le cœur de votre bébé pendant tout l’accouchement peut entraîner de nombreuses complications. Un rapport de l’Institut national de la santé du Québec sur les interventions obstétricales évitables pour les femmes à faible risque, a démontré que la “surveillance fœtale électronique en continu mène à une cascade d’interventions : péridurale, césarienne, accouchement instrumentalisé (forceps et ventouse). (6)

Ces données scientifiques sur la cascade d’interventions ont aussi été publiées dans la revue Birth en mars 2014. (7)


  1. comment démarrer l'allaitement à l'accouchement ?
    En accouchant sans péridurale, vous débuterez beaucoup plus facilement votre allaitement. © Jason Lander
    Les débuts de votre allaitement seront plus faciles :

Le moment le plus important pour bien commencer son allaitement se joue dans les minutes et les heures qui suivent la naissance de votre bébé. Si vous et votre bébé êtes endormis, groggys ou désorientés (effets secondaires courants de la péridurale), vous aurez plus de chances de rencontrer des difficultés pendant ces premiers moments.

Selon la Leche League (8), la péridurale peut entraîner les problèmes d’allaitement suivants :

  • Le bébé et/ou la maman peuvent être somnolents ou moins alertes et retarder ainsi la première tétée.
  • La capacité du bébé à sucer, avaler et respirer peut être désorganisée.
  • Le verrouillage du bébé et son réflexe de succion peuvent être retardés.

De très nombreuses études scientifiques menées ces vingt dernières années prouvent que les échecs à l’allaitement sont plus nombreux en cas de péridurale (9, 10) et soulignent l’importance d’un besoin de soutien plus important chez les mamans qui n’ont pas accouché naturellement.

Pourquoi cet effet ?
Les produits anesthésiants qu’on va vous injecter passent inévitablement dans l’organisme de votre nouveau-né, par le placenta ou par le colostrum.

L’impact sur son comportement sera maximal dans les premières heures qui suivent sa naissance, au moment même où la première tétée se met en place.

Comme je l’ai évoqué un peu plus haut, le produit anesthésiant perturbe aussi votre production naturelle d’ocytocine, ce qui peut perturber la mise en route de la lactation. Les mamans sous péridurale ont plus souvent l’impression de ne pas avoir suffisamment de lait (11, 12). Elles perdent confiance en elle et c’est parfois le début de la fin de leur allaitement…

Si vous deviez recevoir une péridurale, gardez ces études en tête et n’hésitez pas à demander de l’aide au plus vite pour être accompagnée dans ces premiers moments.


  1. accoucher sans péridurale évite la dépression du post-partum et le rejet du bébé
    En accouchant sans péridurale, vous libérez de l’ocytocine qui favorise l’attachement immédiat à votre bébé.     © Jason Lander

    Vous allez récupérer plus vite :

Sans les effets de l’anesthésie et les douleurs des actes chirurgicaux, les femmes qui ont accouché naturellement récupèrent plus vite. Elles peuvent se lever peu après le travail si elles le désirent, se promener ou prendre une douche, voire même parfois rentrer chez elles dans les heures qui suivent l’accouchement.  

Au moment de l’expulsion de leur bébé, les femmes qui accouchent sans péridurale libèrent une quantité importante d’endorphines. En plus de calmer la douleur, ces hormones apportent une sensation de bien-être et de plaisir aux nouvelles mamans, qui peuvent même être parfois légèrement euphoriques, voire ressentir une sensation proche de l’orgasme.

Les mamans qui accouchent au naturel libèrent aussi de l’ocytocine, qui leur donne un regain d’énergie pour câliner leur bébé, commencer à l’allaiter et créer les premiers liens affectifs.

Des études ont démontré que le corps d’une femme ne pouvait pas libérer autant d’hormones naturelles, nécessaires à la récupération, lorsqu’un médicament contre la douleur était utilisé (13).


  1. Un accouchement naturel va vous donner confiance en vous :

Il suffit d’écouter les femmes qui ont pu vivre pleinement leur accouchement, “accoucher avec leurs propres hormones” comme dit Michel Odent, les entendre dire la fierté qu’elles ont éprouvée, la force qu’elles ont découverte en elles, la façon dont cela a changé leurs perspectives et influencé leur vie entière… pour se dire qu’il est vraiment dommage que tant d’autres passent à côté de cela, simplement par manque d’information et donc de choix réel.

Dans les sociétés traditionnelles, l’accouchement formait un rite de passage (14) : la jeune fille meurt pour laisser place à la mère.

Or que se passe-t-il durant ce rituel de passage ? C’est tout simplement le changement hormonal – qui n’est possible que lorsque l’accouchement se fait naturellement – qui permet à la femme d’être pleinement actrice de son accouchement et de gérer sa douleur en accédant à un état de conscience modifié.

Malheureusement, le contexte hospitalier n’est pas idéal pour permettre un tel lâcher-prise, et la péridurale bloque non seulement les sensations mais aussi la production naturelle d’hormones.



Ne passez pas “à côté” de votre accouchement

Pour finir, j’aimerais partager avec vous cette grande enquête de satisfaction réalisée par le CIANE en 2013 (15) auprès de plus de 8000 mamans qui avaient bénéficié d’une péridurale.

La proportion de femmes satisfaites de leur accouchement était nettement supérieure chez celles qui n’avaient pas bénéficié d’anesthésie. Et nombreuses étaient celles qui estimaient être passées “à côté” de leur accouchement en bénéficiant d’une péridurale et d’un accompagnement médicalisé.

Ces chiffres de satisfaction ne peuvent donc qu’amener à s’interroger sur l’importance de se réapproprier la naissance de nos enfants, d’en faire un événement avant tout humain, et non médical.  

Mon espoir est que cet article, comme les nombreux témoignages que vous trouverez sur internet, vous aide à regagner confiance en la capacité de votre corps à donner la vie et à gérer la douleur naturellement.

Anne-Laure Brunelle

PS : Si vous êtes convaincue des bienfaits de l’accouchement naturel mais que vous ne trouvez pas d’accompagnement adapté,  je vous livre tous les conseils, remèdes, solutions et lieux que vous avez besoin de connaître dans mon programme Enceinte & Sereine, Méthode pour une grossesse naturelle. J’ai préparé ce e-book de 220 pages pendant un an avec 2 sages-femmes et plusieurs spécialistes de la santé naturelle (ostéopathe, naturopathe, aromathérapeute et psychologue spécialisée en perinatalité).

Et vous ? Saviez-vous qu’un accouchement naturel était si bénéfique pour vous et votre bébé ? En aviez-vous été informée par les professionnels de santé qui suivent votre grossesse ?  Souhaitez-vous accoucher de façon naturelle ? Ou l’avez vous déjà vécu ? Partagez votre expérience avec nous dans les commentaires ci-dessous !

Sources
  1. Anne-Marie Dessureault, “La médicalisation de l’accouchement : impacts possibles sur la santé mentale et physique des familles”, Editions Médecine et Hygiène, 2015. Trouvé sur : https://www.cairn.info/revue-devenir-2015-1-page-53.htm
  2. Inserm, “En France, la péridurale est fréquente chez les femmes qui souhaitaient accoucher sans”, 2015. Trouvé sur :  http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/en-france-la-peridurale-est-frequente-chez-les-femmes-qui-souhaitaient-accoucher-sans
  3. Alexander James M, Sharma Shiv K., McIntire, Donald D, Leveno Kenneth J., “Epidural Analgesia Lengthens the Friedman Active Phase of Labor”, American College of Obstetricians and Gynecologists, 2002. Trouvé sur : http://journals.lww.com/greenjournal/abstract/2002/07000/epidural_analgesia_lengthens_the_friedman_active.8.aspx
  4. Teri Shilling, Amy M. Romano, Joyce T. DiFranco, “Freedom of Movement Throughout Labor”,A Lamaze International Publication, 2007. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1948086/
  5. Ellice Lieberman, Carol O’Donoghue, “Unintended effects of epidural analgesia during labor: A systematic review”, American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2002. Trouvé sur : http://www.ajog.org/article/S0002-9378(02)70181-6/abstract
  6. INESSS, “Mesures prometteuses pour diminuer le recours aux interventions obstétricales évitables pour les femmes à faible risque”, 2012. Trouvé sur : http://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Rapports/ObstetriqueGynecologie/ETMIS_2012_Vol8_No14.pdf
  7. Rossignol M, Chaillet N, Boughrassa F, Moutquin JM, “Interrelations between four antepartum obstetric interventions and cesarean delivery in women at low risk: a systematic review and modeling of the cascade of interventions”, Birth, 2014. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24654639
  8. ”Conditions d’accouchement et débuts d’allaitement”, Allaiter aujourd’hui n° 94, LLL France, 2013. Trouvé sur :  http://www.lllfrance.org/1671-aa-94-conditions-daccouchement-et-debuts-dallaitemen
  9. Devroe S, De Coster J, Van de Velde M., “Breastfeeding and epidural analgesia during labour”, 2009. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19352174
  10. Sue Jordan, “Infant feeding and analgesia in labour: the evidence is accumulating”, International Breastfeeding Journal, 2006.  Trouvé sur : http://internationalbreastfeedingjournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/1746-4358-1-25
  11. Howie, W. O., & McMullen, P. C, “Breastfeeding Problems Following Anesthetic Administration”, The Journal of Perinatal Education, 2006. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1595306/
  12. Volmanen P, Valanne J, Alahuhta S, “Breast-feeding problems after epidural analgesia for labour: a retrospective cohort study of pain, obstetrical procedures and breast-feeding practices”, International Journal of Obstetric Anesthesia, 2004. Trouvé sur :  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15321436
  13. Abboud TK, Sarkis F, Hung TT, Khoo SS, Varakian L, Henriksen E, Noueihed R, Goebelsmann U, “Effects of epidural anesthesia during labor on maternal plasma beta-endorphin levels”, Anesthesiology, 1983. Trouvé sur :  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/630523
  14. Suzanne Toulouse, “Quand la vie naissante se raconte : la mise  en récit de l’accouchement : un rite de passage”, Gynécologie et obstétrique, 2013. Trouvé sur : http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00873666/document
  15. Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE), “Douleur et accouchement, où en est-on en 2013 ?”, 2013. Trouvé sur : http://ciane.net/wordpress/wp-content/uploads/2013/01/infographie-peridurale-2013.pdf

12 thoughts on “Les 6 miracles de l’accouchement naturel (Le 4ème va vous étonner)

  • 9 June 2017 at 17 h 17 min
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    Bonjour Naturelle Maman,

    Merci pour ce bel article qui part d’une belle attention suite à l’accouchement de votre amie.
    J’ai moi-même accouché de mes deux garçons sans péridurale et je ne me suis jamais préparée à cela. Pour mon 1er accouchement, je ne savais pas trop quoi faire et j’ai fait confiance à ma gynécologue et tout s’est super bien passé. Faut dire que j’avais déjà des contractions depuis le 5ème mois et donc je connaissais déjà un peu. De plus, mes accouchements ont été très rapides ce qui fut plus facile pour accoucher sans péri.
    C’était des moments magiques que je n’oublierais jamais. J’ai eue à chaque fois des grossesses à risque et donc horribles, par contre j’ai eue 2 accouchements magnifiques.

    Je pense qu’il faut avoir confiance en soi et surtout s’écouter et écouter son corps.

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  • 9 June 2017 at 21 h 36 min
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    Chère Naturelle maman,

    Les temps changent et ton article le prouve !
    Je vais accoucher dans quelques jours de bb3, celui là comme les autres arrivera naturellement… Alors oui on passe pour des masos, moi je ne comprends pas trop parceque accoucher ce n’est pas une opération à coeur ouvert… C’est juste un acte NORMAL qui se repete depuis la nuit des temps.
    On edt faite pour porter les grossesses et mettre au monde, nous en avons les ressources, la force…. Mais voilà l’entourage au sens large et les equipes medicales s’acharnent à décourager les femmes!
    Il ne faut s’y tromper la péridurale arrange bien les affaires des maternités (financierement, suppression de personnel…) et du personnel (tranquilité, sécurisation à toutva!)
    Bien sûr que la peridurale arrange bien des femmes, elle doit rester un choix dont chaque femme peut bénéficier en toute connaissance de cause.
    Mais elle apporte aussi son lot de problèmes, parfois graves et c’est bien de le rappeler !
    Arrêtons de subir l’emprise des médecins les filles et décidons nous mêmes de notre manière d’accoucher !

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  • 9 June 2017 at 22 h 24 min
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    Je suis enceinte de mon premier bébé qui va naître en août. Ma maman a accouché de moi et les frères sans péridurale donc j’aimerais faire la même chose. Mais je ne savais pas du tout tous les bienfaits dont vous parlez. Maintenant je suis encore plus motivée même si je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre. Est-ce que vous avez des livres sur l’accouchement naturel à me conseiller ?

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  • 10 June 2017 at 9 h 04 min
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    J’apporte mon témoignage car c’est important que les futures mamans qui n’ont encore jamais vécu l’accouchement soient conscientes des dangers de la péridurale.
    Je ne voulais pas la péridurale mais j’avais des contractions très intenses dans les reins et je souffrais tellement que j’ai accepté après que la sage-femme me l’ait demandé au moins 5 fois… Malheureusement, j’ai fait un choc allergique à la péridurale : je ne sentais plus mon corp jusqu’à ne plus me sentir respirer. Apparemment, j’ai perdu connaissance plus d’une heure. Je n’ai pas vu ma fille naître; Bilan j’ai fait un baby-blues suivit d’une dépression post-partum. J’ai mis 6 mois à retrouver un transit intestinal normal et je n’ai pas pu allaiter ma puce.
    Je suis interdite de péridurale pour mon prochain accouchement et j’en suis ravie car avec le recul, je pense que j’aurai géré la douleur et mille fois mieux vécu les premiers mois de ma fille.

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  • 11 June 2017 at 12 h 46 min
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    Bonjour et merci pour ce bel article…
    Je suis convaincue de tous ces aspects, informée et je me suis préparée avec différents moyens, y compris l’auto hypnose…
    Et pourtant, je n’ai pas réussi.
    Le 1er j’ai craqué au bout de 24h de faux travail et 6h de travail enclenché (je suis allée un peu tôt à la maternité, pas assez sûre de moi à l’époque). Ocytocine de synthèse et qqs points.
    La 2eme j’aurais pu gérer plus longtemps mais la sage femme présente n’était pas soutenante dans ma démarche, l’horaire nocturne aidant j’ai demandé la péri mais réussi à négocier de ne pouvoir faire que des bolus sans débit continu (et à part celui de la pose, je n’en ai pas eu besoin). Perçage de la poche des eaux mais pas d’autres interventions.
    Forte de cette expérience où je n’avais eu “que” un bolus, je me suis beaucoup préparée pour mon 3 eme accouchement. Mais après plus de 15h de travail intensif, bain, ballon, suspension, massage, relaxation et déambulation, je n’en pouvais plus. J’ai complétement perdu pied, une contraction d’une violence inouïe pas littéralement noyée de douleur et de désespoir, j’étais sur le lit de la salle nature et je ne savais même plus où était le plafond ou le sol. J’ai tellement pleuré… La sage femme pourtant très à l’écoute de mon projet à tenté de me soutenir encore une contraction puis à proposé la péri…. Je n’étais qu’à 6…
    Ce fut un choc, une déception immense.

    Mais voilà, je n’en suis peut-être juste pas capable.

    Je voudrais finir mon témoignage en soulignant un manque dans l’article : la place du compagnon de naissance qui est juste primordiale.
    Mon mari n’a pas réussi à mettre en place ce que je lui avais demandé, expliqué. Je me suis sentie très seule, même abandonnée. Et ça n’a sûrement pas aidé !

    Voilà, la péri ce ne sont pas que des femmes non informées. Il y aussi celles qui n’y arrivent pas.

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    • Anne-Laure Brunelle
      11 June 2017 at 14 h 38 min
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      Chère Estelle,

      Merci beaucoup de partager votre expérience avec nous, avec beaucoup de sincérité et de générosité, j’en suis très touchée.
      Vous avez entièrement raison, je n’ai pas assez insisté sur la place primordiale de l’accompagnant dans mon article.
      En fait, je pense très sincèrement qu’il est presque impossible pour une femme, d’accoucher sans péridurale, sans bénéficier d’un soutien en continu.
      Mais si je n’en ai pas parlé, c’est parce que cet article est le premier d’une série de 6 sur l’accouchement physiologique, dont un est consacré aux conditions nécessaires pour accoucher sans péridurale.

      Je comprends tellement votre sentiment d’abandon, de solitude… Mais si votre mari ne s’en sentait pas capable, je comprends aussi sa position en retrait. Michel Odent a souvent parlé de la place du père pendant l’accouchement. Il affirme que le père n’a pas forcément sa place au moment de l’expulsion et que l’accouchement peut être une expérience à vivre entre femmes avant tout. Certains hommes ont envie d’être présents et de vivre pleinement ce moment, d’autres ne s’en sentent pas capables. Ce n’était donc peut-être pas le rôle de votre mari de vous soutenir et de vous accompagner à chaque minute de votre accouchement, c’était aux sages-femmes qui vous accompagnaient d’être là en permanence pour vous.

      La présence d’un soutien en continu est la condition sine qua non pour accoucher sans péridurale.
      Or, en France, les sages-femmes ont souvent jusqu’à 3 accouchements à gérer en même temps donc elles vous laissent gérer la douleur par vous-même et quand vous n’en pouvez plus, elles n’ont qu’une solution à vous proposer : la péridurale.

      J’ai vécu votre expérience deux fois, vos mots auraient pu être les miens, jusqu’à ma troisième grossesse où j’ai fait le choix d’être accompagnée de mon deuxième mois de grossesse jusqu’à mon troisième mois de post-partum par la même sage-femme, qui était là pendant tout mon accouchement, qui ne m’a pas quittée une seule minute, et qui m’a soutenue, bercée, rassurée, motivée, jusqu’à ce que ma fille soit dans mes bras.

      La phrase qui m’attriste le plus dans votre témoignage est “je n’en suis peut-être pas capable”. Bien-sûr que si, vous en êtes capable, vous avez juste été mal accompagnée… Comme la plupart des femmes en France. Et vous pouvez être fière de votre incroyable volonté, fière d’avoir tout essayé et d’avoir enduré autant de souffrance pour vivre un bel accouchement, fière de votre immense force et de toutes les ressources que vous avez déployées pour arriver à vos fins.

      Avec un tel courage Estelle, une telle détermination, vous devez être une incroyable maman.

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      • 14 June 2017 at 18 h 25 min
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        Merci pour votre réponse qui m’émeut aux larmes…
        J’aurais aimé une sage femme avec prise en charge globale comme vous (car j’avais de gros doutes sur les compétences de mon mari…), mais je n’ai pas trouvé
        Et puis pas de plateau technique chez moi pour avoir ma libérale pour mon accouchement.
        Mon mari était là pour les 3 naissances et il a apprécié le moment de leur sortie (en étant à ma tête), il aurait été déçu de ne pas être présent aux tous 1ers instants. Et à partir de la poussée il est actif… Mais avant c’est trop abstrait je pense.
        Je l’avais vraiment briefé, expliqué l’intérêt, etc. Mais il n’a pas fait ce qu’il fallait, était perdu, à côté et j’ai même dû gérer ma lumière de salle et la température de mon bain… Il s’est endormi et j’ai dû sortir de la baignoire seule.
        Eh oui, ils n’ont ni la douleur ni les hormones pour les tenir éveillés toute une nuit ! Il leur faut la volonté…

        La sage femme a été en retrait, non intrusive et c’est déjà bcp mais pas active dans l’accompagnement non plus…

        Je n’arrive encore pas, émotionnellement, à mettre mon échec sur le manque de soutien. Alors que d’un point de vue plus objectif, c’est net.

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  • 11 June 2017 at 22 h 15 min
    Permalink

    J ai fait le choix il y a 15 mois d un accouchement naturelle a domicile j etais convaincue que cela etait bon pour moi et pour mon bebe j etais prete j ai accouche en etant en harmonie avec mon corps et le bebe et ce qu il en est ressortit une grande force une serenite une emotion intense si j ai un bb2 ca sera sans aucune hesitation a domicile si la grossesse est sans risque

    Reply
  • Pingback: Vivre un accouchement naturel à l'hôpital part 1 : les lieux | Naturelle Maman

  • 14 June 2017 at 18 h 05 min
    Permalink

    Merci pour votre beau texte, je partage à 100% tout ce qui s’y trouve! Mon premier accouchement s’est fait de façon naturelle. Le travail s’est quasi tout fait à la maison. Arrivée à l’hôpital, il était déjà temps de pousser! Nous étions avec une accompagnante à la naissance, qui nous a bien informés et guidés face à mon choix d’accoucher naturellement. Les contractions étaient moins douloureuses que ce à quoi je m’attendais! Alors bref, un très bel accouchement, long, mais assez serein 🙂
    Marie-Eve

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  • 27 July 2017 at 9 h 37 min
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    Merci pour cet article complet ! Pour moi, il n’est pas logique que la péridurale soit si plébiscitée, au détriment de l’accouchement naturel. J’ai accouché d’un premier bébé en avril 2017 sans péridurale (par choix) en salle nature. J’ai très peu parlé de mon choix autour de moi, de peur d’être incomprise et que l’on me raconte des choses abominables sur l’accouchement.

    Finalement, ce fut le moment le plus intense et le plus émouvant de toute ma vie et je pense que sous péridurale, je ne l’aurais pas vécu de la même manière.
    Alors oui, j’ai souillé, mais je suis restée actrice à part entière de mon accouchement, un vrai marathon !

    Lorsque j’ai perdu les eaux en pleine nuit, j’étais impatiente de rencontrer mon bébé… C’était sans penser qu’elle ne pointerait le bout de son nez que 30h plus tard !
    Oui, 30h de contractions c’est long, c’est difficile, mais pas insurmontable quand on est bien accompagnée et préparée !

    Finalement, j’ai accouché d’une magnifique petite fille, sous les encouragements de mon conjoint et des sage-femmes, à 4 pattes et au bout d’une heure et demi de poussée. Je l’ai sortie avec la sage_femme, un moment inoubliable qui restera gravé à jamais !
    Pour le prochain, j’espère accoucher de la même façon mais chez moi.

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  • 18 August 2017 at 21 h 55 min
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    Bonjour,

    J’ai moi aussi accouché sans péridurale (par choix), et j’en suis enchantée.

    Cependant, je ne pense pas du tout qu’un accompagnement continu soit indispensable, bien au contraire.

    J’ai accouché dans une grande maternité (4’000 naissances par an). J’ai fait presque tout le travail seule (à ma demande). Et j’en suis très contente. Avoir la paix, mais vraiment la paix, c’est ce que je voulais.

    Chaque femme est différente. Et l’accompagnement continu ne saurait être une condition sine qua non de l’accouchement sans péridurale. Si j’avais un 3e enfant, je pense que je me dirigerais vers un accouchement non assisté (seule). Avoir la paix, mais vraiment la paix… Et surtout être libre.

    Je précise que, toujours par choix, je ne fais pas du tout suivre mes grossesses. Avoir la paix, mais vraiment la paix… Je vis en Suisse.

    Le plus important est d’avoir confiance en soi. On sait accoucher.

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