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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !19 mai 2024
Témoignage d'accouchement en maison de naissance au CALM à Paris sur Naturelle Maman

Accouchement d’Eloa « Mon deuxième bébé est né au CALM »

Après 4 mois alitée pour prévenir un accouchement prématuré, Eloa a donné naissance à son deuxième bébé à la maison de naissance CALM à Paris. Aux côtés de son mari et de sa sage-femme Eva, elle a vécu une grande partie de son travail sereinement à la maison avant de vivre une dernière étape fulgurante à la maison de naissance. À travers son récit de naissance douce, Eloa nous raconte comment elle a traversé ce travail intense pour donner naissance à son petit Orso dans l’amour et la sérénité.

J-1 – 16h11 – Après 4 mois alitée 23h/24 pour menace d’accouchement prématuré et un col très très court, je sens comme un point de côté dans le bas de mon ventre…ça se sert, ça fait comme une crampe. Je reconnais cette sensation, je l’attends depuis des jours.

Ca y est c’est parti. L’avantage d’attendre son deuxième c’est qu’on sait !

Récit de naissance douce de E. "Mon second bébé est né au CALM"
Eloa a passé la fin de grossesse alitée pour menace d’accouchement prématuré.

Je note sur un post-il rose « 16h20 », car je me connais je ne vais rien retenir et risque de me faire surprendre.

17h07…18h45…19h28, elles sont toujours très très gentilles ces 4 « crampes ».

Je couche mon grand de 3 ans et demi mais avant je fais une photo de nous 3, la dernière, la prochaine nous serons 4, je le sais. Il s’endort…

Des moments où je suis « normale », je peux bouger, parler, vivre. Ca, je ne l’ai jamais eu pour mon premier. J’avais eu une contraction unique de 4h sans repos… horrible ! Dès qu’une se terminait, la vague repartait de plus belle, je suis restée de 18h à 22h dans un tunnel, dans ma bulle. Je vous le raconterai une prochaine fois.

19h48…20h32…21h… Ca commence à bien contracter

C’est la 8ème contraction mais je n’arrive plus à parler. Je souffle dès qu’elle arrive et j’attends que ça passe car depuis 16h11, il y a de grands moments de calme entre chaque.

Cette fois c’est différent. Ca me perturbe énormément car je suis consciente et je reste parmi les gens.

21h25…21h45…22h05…22h40… Je peux téléphoner à Eva pour lui dire que ça s’accélère et que je ne peux plus tenir une contraction sans me mettre à quatre pattes. Je commence aussi à faire des sons rauques sans pouvoir m’en empêcher… C’est un vrai signal pour moi.

Eva, ma sage-femme me fait parler au téléphone, elle chronomètre, je le sais, je la connais et surtout elle veut m’écouter pour voir comment sont les contractions.

Elle me dit qu’on se rappelle quand je pars de chez moi. Elle vit entre chez nous et la maison de naissance, c’est pratique. On va se retrouver là-bas directement.

Récit de naissance douce : mon accouchement au CALM sur Naturelle Maman
La vue sur Paris depuis son appartement capturée avant de partir à la maison de naissance CALM.

J’appelle mon père et lui dis de venir garder mon grand qui dort. A 16h, on lui a enregistré une vidéo pour qu’il l’écoute le lendemain matin au réveil et ne soit pas surpris que ce soit son grand-père et pas nous qui l’emmenions à l’école.

22h40, ce sera la dernière contraction notée sur le post-it rose.

Olivier, mon mari arrive avec la voiture en bas de chez nous. Mon père arrive en même temps vers 23h45.

Je lui donne les clés et m’allonge par terre dans mon couloir tellement la contraction de 23h55 est forte… Je sens la tête du bébé qui appuie sur mon col. C’est insoutenable de rester debout.

A 23h59, je monte dans l’ascenseur. Je fais un screenshot de mon tel car je trouve ça drôle… Je connais sa date de naissance, ça sera demain.

Je monte dans la voiture et recule le siège à fond. Cette position est horrible, allongée sur le dos, attachée… Je vivrai 3 contractions dans cette position. Ce seront les pires de tout le travail.

Mon mari met sa main sur ma cuisse. Je la retire violemment en lui disant « Ne me touche pas !!! »

Il sait que ça commence à devenir sérieux. Je veux être « en moi » et gérer cette douleur seule pour le moment.

Il conduit, il ne peut pas m’aider alors je subis cette douleur. On est à 18 minutes normalement du CALM (la maison de naissance) mais ça bouchonne. Je sens mon chéri peu rassuré mais il tient bon, il conduit.

Moi je gère la sage-femme au téléphone entre les contractions, elle n’a pas de Uber donc on passe la prendre sur le chemin. Elle se glisse à l’arrière et 5 minutes plus tard, Olivier nous dépose devant l’entrée du CALM.

Je monte les 7 marches, je rentre, je tiens 10 minutes et me jette par terre, à 4 pattes dans l’entrée de cette maison de naissance vide, dans la nuit.

Eva est là, elle me demande si je veux la baignoire, je lui dis oui

Témoignage d'accouchement sans péridurale à la maison de naissance CALM à Paris - Naturelle Maman
La baignoire d’accouchement de la maison de naissance CALM à Paris.

Elle sait quelle chambre je veux. Celle où j’ai accouché de mon aîné. La lumière est tamisée, juste une minuscule lampe avec un foulard dessus, les volets sont fermés, il fait nuit, il n’y a personne. Olivier nous rejoint, il est 00h34.

Il me retrouve nue dans la baignoire, où il m’aide à me déshabiller, je ne me souviens plus !

Je plonge dans cette eau chaude qui, je le sais, va aider mon périnée très traumatisé par la première naissance.

Il me fait les points de pression sur les chevilles, ceux qui font si mal mais qui me sauvent de cette douleur sans nom qui m’envahit. Je sais qu’il me reste très très peu de temps avant que ça ne s’arrête net !

Mon mari guide le bébé avec sa main, dans mon dos, il le fait descendre avec les gestes d’haptonomie, sans que je le sache, et là, un éclair déchire mon vagin, 3 vagues successives, je hurle dans les aigus, je perds totalement le contrôle.

La poche se perce, l’eau sort et je sens le « courant » sur mes cuisses en 3 vagues et une douleur extrême. Ma petite lèvre se déchire mais je ne le saurai qu’après.

Je ne veux pas lâcher la main de ma sage-femme alors qu’elle attrape son téléphone du bout des doigts et dit « Il nait là, tu peux venir ». Elle parle à la sage-femme d’appui qui arrivera en 4 minutes à pieds dans la nuit.

Mon mari me tient la main et presse ma cheville de l’autre. J’aurai des bleus le lendemain !

S’ils me parlent tous les deux, je n’entends pas. Je fais des « Ohm » pour retrouver mon souffle et me recentrer après ces 3 vagues. Je les ai visualisées tellement c’était palpable.

Je touche ma vulve dans l’eau, je sens quelque chose de fripé, c’est la tête de mon bébé bombée entre mes jambes. Ca brûle… C’est le cercle de feu, il est là, je suis en plein dedans.

Je sais que c’est la dernière ligne droite. Alors je pousse de toutes mes forces. Plus je mets d’énergie et plus vite il sera là. Je pousse 3 fois et je tends les mains pour le récupérer et le sortir de l’eau pour le blottir contre mon ventre tout en lui disant « C’est fini, c’est fini ».

Il est 01h04, Orso est né

Je sors très vite de la baignoire car le protocole veut qu’on quantifie la quantité de sang que perd la maman pour prévenir une éventuelle hémorragie. Je ne le savais pas.

J’enjambe la baignoire, Eva tient le bébé et je sens le cordon qui sort de moi. J’ai l’impression d’avoir pris un énorme coup, même le cordon qui touche mes lèvres me fait mal.

Je fais 3 mètres et je m’allonge dans ce lit double qui me tend les bras. J’ai une allaise sous moi, la sage-femme d’appui m’essuie car je suis toute mouillée, ça fait du bien, elle me masse presque les jambes.

Bébé est contre moi, sur mon ventre, quand tout à coup une contraction me broie le ventre. J’avais baissé la garde mais c’est vrai, au second on a des tranchées, des contractions après la naissance dès que bébé tête ou là en l’occurrence pour que le placenta sorte. Ca aide à réduire la taille de l’utérus.

Je coupe le cordon dès qu’il ne bat plus et en 15 minutes, délivrance, pas besoin d’aiguille, pas besoin d’hormones de synthèse, la nature sait faire ! Ca y est c’est fini.

Tout est fini, ou alors ça ne fait que commencer

Bébé est dans un drap chaud. Moi j’enfile une couche, bébé aussi. On profite, on souffle tous les 3. Je bois, je mange des fruits secs. On le met au sein, il trouve tout seul le chemin puis fait un petit peau à peau avec papa pendant que moi je vais faire pipi et marcher un peu.

Je n’ai pas pu marcher depuis 4 mois et c’est après l’accouchement que je me sens le plus en forme. Merci les hormones !

Je vais discuter avec les sages-femmes, je bois un thé à la table de la cuisine pendant que papa fait connaissance avec ce bébé tout potelé. Je reviens me blottir contre eux et on s’endort comme ça tous les trois dans le lit.

Bébé calé avec un coussin d’allaitement, il est blotti contre mon sein. On s’effondre. Les rayons du soleil nous réveillent à 7h. On ouvre un oeil et lui dort toujours. Je ne sais même pas s’il a crié à la naissance, je ne crois pas. Il était si paisible.

On fait encore une tétée pour qu’il prenne des forces, bien au calme dans les fauteuils du salon. Eva a dormi dans la chambre d’â côté. Olivier va acheter le petit déjeuner. On mange tous de bons croissants et à midi, nous rentrons à la maison.

bébé à la maison de naissance CALM à Paris - Naturelle Maman
Orso dans le grand lit de la maison de naissance CALM juste avant de rentrer à la maison.

C’était intense…

A aucun moment je n’ai pensé à demander d’autre aide que leur soutien. Je n’ai jamais eu ce moment de découragement, c’est allé trop vite. Eva et Olivier étaient là, rien que pour moi. J’avais une confiance aveugle en leur jugement.

La maternité des Bluets se situe deux étages plus haut et l’hôpital Armand Trousseau qui dispose d’une unité de réanimation néonatale est au bout du couloir.

Je savais que si ca dérapait, j’étais au bon endroit mais je savais aussi que plus j’étais en moi, plus on me laisserait accoucher comme mon corps le demandait et moins j’aurais besoin de tout ça. »

Eloa

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