Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !3 juin 2020
brocoli riche en vitamine k

Les remèdes naturels qui diminuent les risques d’hémorragie du post-partum

Si vous craignez une hémorragie de la délivrance ou si, comme moi, vous en avez déjà vécu une lors d’un précédent accouchement et que vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté pour ne pas revivre ça, voici tous les remèdes les plus efficaces pour vous aider.

J’ai vécu une hémorragie de la délivrance lors de mon deuxième accouchement. Comme mon premier bébé faisait 4kg800, les médecins refusaient de me laisser dépasser le terme et m’ont « menacée » à plusieurs reprises de me faire une césarienne, que j’ai refusée. Le jour de mon terme est arrivé…  et j’ai été déclenchée par perfusion d’ocytocine de synthèse.

Au bout de douze heures de travail, alors que tout se passait à merveille et que j’avais parfaitement géré les contractions sans péridurale, les sages-femmes ont augmenté les doses de syntocinon, sans me prévenir, et mon fils est né. 

Non seulement j’ai énormément souffert, mais à peine cinq minutes après l’accouchement, je me suis sentie prise de vertiges alors que j’étais allongée. Je me sentais m’éloigner, je me suis mise à avoir des frissons. Je ne comprenais plus ce qui ce passait autour de moi, je regardais mon fils et mon mari et j’ai eu peur, peur de partir.

La sage-femme a d’abord tenté d’arrêter le saignement toute seule puis, en quelques minutes seulement, une véritable armée de médecins, d’infirmières et de sages-femmes sont arrivés dans la salle d’accouchement.

Tout le monde s’est mis autour de moi, une infirmière m’a rassurée en me caressant les cheveux, m’a mis un masque sur la bouche et je me suis endormie pendant que le gynécologue faisait une révision utérine à la recherche de fragments de placenta qui seraient restés dans mon utérus.

Pendant de longues minutes, mon mari est resté dans le couloir avec mon fils dans le bras, tremblant en se demandant s’ils allaient réussir à me sauver.

Je me suis réveillée et j’avais tout oublié. Jusqu’à ce que…

J’ai été remontée dans ma chambre en fauteuil roulant. Personne ne me disait rien, et je n’ai eu que mon mari sous le choc pour m’expliquer ce que j’avais vécu.

Puis deux sages-femmes sont arrivées et ont enfin pris le temps de me raconter ce que j’avais vécu.

Elle m’ont expliqué que j’avais perdu deux litres de sang à cause d’une atonie utérine certainement provoquée par un excès d’injection d’ocytocine de synthèse… Autrement dit, en appliquant leur protocole sensé me « protéger » des risques d’accoucher par voie basse d’un bébé « trop gros » selon leurs normes, les sages-femmes et gynécologues de la maternité ont mis ma vie en danger.

C’est une expérience traumatisante, dont je me suis remise physiquement et moralement grâce à un bon accompagnement.

Mais grâce aux excellentes sages-femmes qui travaillent avec moi, je sais aujourd’hui qu’il existe plusieurs remèdes pour prévenir les risques d’hémorragie de la délivrance, que je souhaite partager avec vous dans un instant.

Mais avant cela, voici quelques repères sur l’hémorragie de la délivrance.

Qu’est-ce qu’une hémorragie de la délivrance ?

Juste après la naissance de votre bébé, vos contractions reprennent, un peu plus faiblement, afin d’expulser votre placenta, les membranes amniotiques et le cordon ombilical qui est normalement encore relié à votre bébé.

Cette expulsion va mettre à nu tous les vaisseaux de votre utérus, qui convergeaient vers le cordon ombilical et qui servaient à alimenter votre bébé en oxygène et en nutriments.

Quand tout se passe bien, votre utérus se rétracte très rapidement et permet une fermeture rapide des vaisseaux sanguins pour stopper la perte de sang.

Mais si votre utérus manque de tonicité et d’élasticité, votre col reste élargi et mou au lieu et ne peut retenir le sang qui s’écoule.

On parle alors d’utérus atone ou d’atonie utérine.

Il peut s’agir d’un écoulement de sang lent et prolongé ou bien d’un jaillissement soudain et très inquiétant pour l’équipe médicale.

On parle d’hémorragie de la délivrance, ou d’hémorragie du post-partum lorsque la perte de sang est supérieure à 500 ml, soit l’équivalent de deux verres environ.

D’autres facteurs peuvent provoquer une hémorragie de la délivrance

  • L’expulsion du placenta et des membranes ne s’est pas produite ou est incomplète. L’utérus n’étant pas totalement vidé et sa rétraction ne se produit pas.
  • les cicatrices utérines : hématomes rétro-placentaires, un placenta prævia, un trouble de la coagulation, un traitement perturbant la coagulation, une carence en vitamine K, etc.

Dans tous les cas, il existe de nombreux remèdes naturels que les sages-femmes formées en phytothérapie connaissent bien.

Quels remèdes naturels aident à prévenir les risques d’hémorragie de la délivrance ?

La vitamine K1, d’origine végétale, joue un rôle essentiel dans la coagulation sanguine : les femmes enceintes qui présentent un déficit en vitamine K sont donc plus à risques de vivre une hémorragie de la délivrance.

Pour vous assurer un bon taux de vitamine K1, je vous conseille tout d’abord de manger régulièrement du brocoli, crucifère riche en fibres et en nutriments, est une excellente source de vitamine K (141 µg/100g). La vitamine K1 se retrouve aussi en bonne quantité dans tous les légumes vert foncé, tels que les épinards, le chou vert, les haricots verts, les poireaux, les asperges, ainsi que dans les huiles végétales d’olive et de colza.

La tisane d’ortie bue régulièrement tout au long de votre grossesse permet également d’augmenter le taux de vitamine K1 et d’hémoglobine dans le sang. Posologie : laissez infuser de 2 g à 5 g de feuilles d’ortie séchée pendant 10 à 15 minutes dans 150 ml d’eau bouillante. Boire une tasse trois fois par jour pendant vos trois derniers mois de grossesse.

L’alchémille est connue pour ses vertus bienfaitrices pour l’ensemble des troubles gynécologiques. La teinture-mère de racines fraîches, à acheter en pharmacie-herboristerie et à utiliser seulement en accord avec votre sage-femme, est un excellent remède coagulant. Posologie : 20 à 30 gouttes de teinture-mère diluées dans un verre d’eau, jusqu’à trois fois par jour.

Quels gestes peuvent permettre de diminuer les risques d’hémorragie de la délivrance ?

Diminuer le niveau de stress de la future maman

Plusieurs études montrent que quelle que soit l’acte médical pratiqué, un haut niveau de stress augmente le risque d’hémorragie car il augmente le taux d’adrénaline dans l’organisme.

Juste avant de sortir, quand le bébé atteint la partie basse de votre vagin, des récepteurs informent votre cerveau de relâcher une quantité maximale d’ocytocine. Dans les minutes qui suivent sa naissance, si les conditions d’intimité et de sécurité sont réunies, vous obtiendrez ainsi un taux jamais égalé d’ocytocine qui va favoriser un attachement fort et immédiat avec votre bébé.

Cette forte concentration d’ocytocine produira également le réflexe d’éjection du placenta. Elle permettra aussi à l’utérus de se rétracter après cette expulsion, le ramenant à sa position et à sa forme initiale, et réduisant ainsi les risques d’hémorragies.

Mais si vous êtes très stressée, le rôle de l’ocytocine sera contrecarré par celui de l’adrénaline. Et les artères sanguines ne pourront être comprimées correctement, augmentant ainsi le risque d’hémorragie.

Respecter un temps de peau à peau juste après la naissance

Outre les nombreux effets positifs du premier peau à peau, celui-ci a pour effet de diminuer le risque d’hémorragie du postpartum. À la délivrance, le bébé sera posé directement sur le ventre de la maman, pendant 50 minutes au moins SANS interruption. Ce peau à peau va augmenter considérablement la concentration d’ocytocine sécrétée par la mère. Cette ocytocine qui, comme décrit ci-dessus, permettra les contractions de l’utérus pour comprimer ses artères sanguines, diminuant ainsi le risque d’hémorragie du postpartum. Dans cette optique, le peau à peau pourra (et devrait) être pratiqué dans les prochains heures et jours qui suivront votre accouchement.

Ne pas déclencher inutilement les accouchements

Je l’ai appris à mes dépends, l’utilisation « abusive » d’ocytocine de synthèse à forte dose peut augmenter jusqu’à 5 fois le risque d’hémorragie de la délivrance. Forcer l’utérus à se contracter plus fort, c’est prendre le risque de provoquer une atonie utérine (le muscle est trop fatigué pour réagir) qui ne lui permet plus de comprimer les vaisseaux du placenta et de l’utérus. Lorsque la physiologie d’un accouchement est respectée, ces risques d’hémorragies sont nettement moindres que ce que l’on pourrait penser.

Et vous ? Avez-vous déjà vécu une hémorragie de la délivrance ? Êtes-vous à risques ? Avez-vous été bien accompagnée ? Partagez votre expérience avec la communauté des Naturelles mamans dans les commentaires ci-dessous !

Anne-Laure Brunelle

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Sources :


En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site de Naturelle maman ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un gynécologue, une sage-femme ou autre professionnel de la périnatalité, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.

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