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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !9 décembre 2022
Témoignage d'accouchement sans péridurale à la maternité

Accouchement de Cécilia « Je n’aurais jamais imaginé accoucher sans péridurale »

Après un premier accouchement de plus de 27h où elle avait fini, épuisée, par prendre la péridurale, Cécilia ne se voyait plus accoucher sans. C’était sans compter un accompagnement très différent de la maternité parisienne où elle avait donné naissance à son premier bébé. Découvrez dans son récit de naissance douce comment elle a été accompagnée dans la maternité suisse où elle a accouché.

« Je souhaite vous faire part de mon récit d’accouchement, plus précisément d’un retour en arrière avec un accouchement en 2020 et de mon 2ème accouchement en septembre 2022 qui fut épique et très différent du premier.

Pour mon premier enfant né en 2020, j’étais tombée sur votre site et avais donc souhaité suivre le programme Naissance douce

Nous étions en plein Covid et cela m’avait été d’une utilité sans faille pour me permettre d’être très sereine à l’approche de la date du terme.

En effet à l’époque, j’avais beaucoup d’appréhensions.

La cause, une petite sœur handicapée suite à une erreur d’accouchement pour ma maman.

Bref je décide donc de suivre vos conseils (sophrologie, exercices, homéopathie et accouchement sans péridurale).

Mon projet de naissance douce rédigé avait été remis à l’hôpital .

Au final, le travail ayant duré 27 heures, j’avais dû me résoudre à prendre la péridurale car la douleur devenait trop difficile à gérer et j’étais très fatiguée.

Mais l’équipe autour de moi avait été au top et avait respecté mes différentes demandes.

Ce fut un merveilleux accouchement mon petit garçon Esaie arrivé avec 15 jours d’avance.

J’en garde un souvenir formidable et je n’ai aucun regret sur mes choix.

Mon accouchement de septembre 2022 s’est passé complètement différemment.

D’une part parce que ma grossesse a été beaucoup plus fatigante et rythmée par de nombreux chamboulements.

Ayant déménagée en Suisse à Winterthur (près de Zurich), j’avais dit à mon mari que je souhaitais retourner accoucher à Paris, dans la maternité où j’avais donné naissance à notre petit garçon.

Ca me rassurait de connaître les lieux et la barrière de la langue me faisait peur.

Pendant ma grossesse, j’ai à nouveau appliqué les conseils du programme Naissance douce et n’ai aucune inquiétude.

récit d'accouchement sans péridurale en Suisse sur Naturelle Maman
Cécilia avec son petit Esaie pendant sa deuxième grossesse en Suisse.

Cependant je ne suis pas dans l’optique d’un accouchement naturel

Le travail avait été tellement long pour mon premier accouchement que je n’envisageais pas d’accoucher sans péridurale.

De plus ayant finalement décidé 1 mois avant le terme d’accoucher en Suisse,  je n’ai pas pris le temps de rédiger un projet de naissance.

Mais après un premier rendez-vous à la maternité, j’ai réalisé que les méthodes étaient différentes de la France et qu’ici ils favorisaient l’accompagnement des accouchements naturels.

Je demande donc à voir l’anesthésiste en RDV au cas où.

Un rendez-vous est pris pour le 15 septembre, ma date de terme étant autour du 28.

La nuit du 13 au 14, je suis malade. Je pense à une petite gastro-entérite.

Je ne m’inquiète pas parce que j’ai un rendez-vous de contrôle à la maternité le lendemain.

Ma petite princesse est plutôt haute dans les courbes et on doit vérifier que tout se passe bien.

Suite au rendez-vous, le médecin me dit que tout est ok et qu’on va laisser les choses se faire naturellement.

Je n’ai plus qu’à attendre son arrivée et voir l’anesthésiste le lendemain.

Je rentre donc chez moi avec mon mari mais je me sens fatiguée et fiévreuse tout au long de la journée.

J’arrive à me reposer en fin de journée grâce à mon amie Catherine qui venue de Paris pour nous aider dans le cas où je dois partir à la maternité et qui est partie se balader avec mon plus grand de 21 mois.

Il est autour de 18h quand soudain je sens exactement la même sensation que pour mon premier accouchement.

Je viens de fissurer la poche des eaux

Je sors de mon lit pour vérifier qu’il s’agit bien de cela et en effet pas d’erreur possible.

Le travail de mon premier accouchement ayant été très long, je reste complètement zen et indique à Catherine la situation.

Elle est plus stressée que moi donc je la rassure en lui expliquant que nous avons encore du temps.

J’appelle mon mari qui rentre immédiatement.

Il est déjà 19h et je sens que les contractions sont tout de même plus fortes que la dernière fois.

Je fais donc ma valise de maternité (qui n’est bien entendu pas prête).

Par chance je m’étais décidée deux jours avant à faire une petite liste des choses indispensables à emmener.

Je prends le temps de finaliser la boîte surprise pour notre fils avec des photos de nous trois, des petits cadeaux, une carte avec un mot… Et je vais manger.

Pendant ce temps, mon mari baigne notre fils et nous prenons le temps de le coucher afin de partir à la maternité sereinement.

Nous y arrivons autour de 22h, il était temps ! Je sens bien que les contractions sont très présentes et régulières.

A mon arrivée on m’installe dans une salle de naissance avec des lumières tamisées, une baignoire à disposition, des lianes de suspension accrochées au plafond…

Rien à voir avec les salles de naissance parisiennes, c’est le grand luxe !

Témoignage accouchement sans péridurale
La salle nature de l’hôpital de Winterthur près de Zurich où Cécilia a fait le choix d’accoucher.

La salle de naissance est d’un calme surprenant

Il n’y a pas de bruits de machines. Seulement la voix de la sage-femme qui m’annonce que je suis dilatée à 4, que le travail est bien en place et que tout devrait aller très vite.

Je ne réalise pas encore vraiment qu’elle n’envisage pas de me poser la péridurale.

J’explique à mon mari que je suis épuisée et que je n’arriverai pas à accoucher sans et pense que l’on va me la poser.

Il me rassure, est très impliqué auprès de moi.

Je repense aux séances de sophrologie de Naissance douce, à vos conseils et commence et gérer les contractions qui sont très très intenses.

Je suis sur la table et je m’appuie contre le dossier que la sage-femme m’a remonté pour que je puisse m’appuyer.

Elle me demande si je souhaite une couverture chaude sur le bas du dos.

J’accepte volontiers et c’est très agréable.

En parallèle, mon mari appuie sur le bas de mon dos dès que les contractions sont là.

Je me laisse emporter, je crie, j’appelle ma maman ! Ce qui surprend et fait rire mon mari.

J’essaie de rester calme mais je dois avouer que ce n’est pas simple de gérer la douleur, la peur de ne pas y arriver et le fait que cette fois-ci, je n’avais pas prévue d’accoucher sans péri.

La douleur devient vraiment dure à gérer

Heureusement je peux compter sur mon mari qui est d’un soutien sans faille.

Je réalise que je n’aurai pas la péridurale et ça me panique.

Je reprends mon calme, mon souffle en pensant à l’arrivée imminente de notre petite fille.

Ca me mets en joie et me motive à aller jusqu’au bout.

Je change de position et me mets sur le côté car nous rentrons dans la phase des poussées.

Ca y est, ma petite Aurielle a décidé de se présenter.

Je sens une douleur intense, c’est le fameux cercle de feu.

La tête est sortie je me sens soulagée et me dit que cela est quasi-fini.

J’ai à peine le temps de réaliser qu’elle est déjà là

Il est 00h20, notre petite Aurielle est née.

J’expulse ensuite très rapidement le placenta mais cette poussée supplémentaire me paraît complètement anodine face à ce que nous venons de vivre.

Je suis envahie d’une joie immense de rencontrer ma fille et d’une fierté personnelle car j’ai réussi à accoucher sans péridurale alors que je ne l’avais pas du tout prévu.

La sage-femme qui est avec nous depuis 22h et qui ne nous quittera qu’une fois ma remontée en chambre autour de 3h me félicite et s’éclipse afin que nous profitions de ce moment magique. 

Nous allons rester tous les 3 jusqu’à environ 2h du matin avant que notre fille soit pesée, mesurée et habillée .

Là aussi, une autre surprise nous attend : je n’ai rien à fournir.

Tout est fourni par l’hôpital jusqu’au doudou sur le cododo.

Car oui nous avons un berceau de cododo dans notre chambre à la maternité !

Pour moi qui ai accouché à Paris, c’est un changement total et je suis ravie de cette qualité de service irréprochable.

Je remonte dans ma chambre et nous allons veiller sur cette petite merveille qui vient de nous rejoindre.

Nous ne réalisons pas encore et moi encore moins tellement je suis fière de moi

Nous venons de vivre un moment unique une nouvelle fois et avons hâte que notre fils rencontre sa petite sœur.

Les retrouvailles le lendemain avec son grand frère sont magiques et je me sens en super forme.

récit de naissance douce Naturelle Maman
Esaie rencontre sa petite soeur pour la première fois à la maternité le lendemain de sa naissance.

Mon récit est long mais je tenais à vous en faire part et à vous remercier car sans vous je n’aurai jamais imaginer une seconde accoucher sans péridurale. »

Cecilia, Maxime, Esaie et Aurielle


Votre accouchement approche et vous n’êtes pas prête ?

Rejoignez le programme Naissance douce pour vous préparer en ligne et à votre rythme avec une sage-femme qui accompagne les accouchements physiologiques. Découvrez la présentation du programme en cliquant sur ce lien ou sur l’image ci-dessous.

Rejoignez Naissance douce, le programme de préparation à l’accouchement en ligne créé par l’équipe de sages-femmes de Naturelle Maman.

 

3 Comments

  1. Maureen Reply

    Quel magnifique accouchement et quelle chance d’avoir pu accoucher sans péri alors que vous ne le souhaitez même pas !! Ca donne envie de venir vivre en Suisse parce que moi les conditions dans lesquelles j’ai accouché (1er bb) ressemblent davantage à celles de la maternité parisienne où vous étiez avant !

  2. Nina Reply

    Je me reconnais un peu dans certains passages de votre récit même si mon accouchement était très différent. Mais ce qui nous réunit est que moi aussi je ne me voyais pas accouché sans péri mais que le travail était tellement avancé quand je suis arrivée à la mat’ qu’on n’a pas pu me l’a poser. Donc comme vous j’ai du faire sans. Et comme vous je ne le regrette pas une seconde et le conseille maintenant à toutes les futures mamans à qui je raconte mon accouchement !

  3. Mona Reply

    J’ai vécu les deux cas, un accouchement avec péridurale et un sans et je peux te dire la différence que moi j’ai ressentie.

    À mon premier, Je suis arrivé à l’hopital vers les 17h00 avec la ferme intention d’avoir une péri. Je l’ai eu, car je n’aime pas avoir mal, et ça me faisait peur. Je suis de cells qui ce disent que la science nous a apporté ça alors aussi bien en profiter. Lorsqu’ils m’ont gelés j’ai geler juste d’un bord..pas fameux mais le tout a été corriger simplement. J’avais une infirmière en or qui m’accompagnait comme une mère.. Malheureusement, je suis de celle qui ne gèle pas du périnée alors je sentais la brulure du déchirement, et j’avais quand même mal un peu. Pas très agréable mais pas si pire avec le recule. (Sur place, je trouvais ça dont terrible) À 23h34 j’avais accouché de mon fils. Les jours qui ont suivis furent correcte et je n,ai eu aucun problème liée à la péri.

    À ma fille, je suis arrivée à l’hopital à minuit et quart. J’ai fait le gros du travail à la maison car j’ai eu des contractions très irrégulière. Je suis passé de 12 minute au 3 minute en 1heure…Quand je suis arrivée à l’hopital j’étais dilaté à 6 cm en salle d’examen. En arrivant dans ma salle d’accouchement, j’ai perdu les eaux et j’ai fait 2 cm ( l’espace de 4 portes) Je peux te dire que oui les contractions sont hyperdouloureuse, mais quand viens le temps de pousser les contractions ne sont plus douloureuse. Elle deviennent ta porte de sortie vers l’arrivée de ton bébé. À 1h11, j’avais mon bébé dans les bras. OUF!! jen’ai pas eu le temps d’avoir l’épidural et je l’a voulait. Quand j,ai compris que je ne l’aurais pas j’ai paniqué. Les infirmières ont essayé de me calmer mais c’est mon mec qui m’a dit d’arrêter de capoter et de faire ma job.. Un coup ça passer le reste c’est fait tout seul..

    Les jours suivants, j’ai vu une grande différence, plus facile d’uriner pour aller dans ma chambre d’hopital, plus en forme, et énergique. Je me sentais comme si j’avais accouché il y a plusieurs semaines.

    J’ai toujours peur d’avoir mal et je sais pas si un jour j’en ai un autre si je prendrais l’épidural..Ça dépends trop de facteurs: quel type d’accouchement, long ou rapide, etc mais je crois que je referais le coup sans…

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