Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !30 octobre 2020

Comment avoir une césarienne la plus naturelle possible

Si vous devez accoucher par césarienne ou si vous souhaitez vous préparer à l’éventualité d’en avoir une, voici quelques conseils pour vous préparer à la vivre de la façon la plus douce et naturelle possible.

Alexandra a vécu sa césarienne comme un véritable choc, un traumatisme qu’elle n’arrive pas à surmonter.

Même si son petit garçon va parfaitement bien aujourd’hui et qu’elle est heureuse d’être devenue maman, j’ai senti que quelque chose lui pesait et qu’elle n’arrivait pas à s’en débarrasser.

Comme beaucoup d’autres femmes, elle regrette de ne pas avoir vécu l’accouchement qu’elle avait imaginé.

Après de longues heures de contractions qui ne dilataient pas son col de l’utérus, le gynécologue de garde cette nuit là a décidé, sans la consulter, qu’il allait réaliser une césarienne d’urgence.

Une demi-heure plus tard, elle était au bloc sans même avoir pu prévenir son mari qui était rentré dormir quelques heures à la maison.

A partir du moment où on l’a emmenée au bloc sans que personne n’ait pris le temps de répondre à ses questions, elle s’est sentie manipulée sans rien y comprendre.

Au bout de dix minutes où elle a à peine eu le droit à une caresse dans les cheveux et à un “Ça va, madame ?”, on lui a montré rapidement son petit garçon avant de l’emmener pour les examens médicaux d’usage.

Alexandra n’est pas traumatisée d’avoir été opérée, elle n’a ressenti aucune douleur et sa cicatrice se voit à peine.

Elle est frustrée parce qu’elle sent qu’on lui a volé la naissance de son enfant.

Après neuf mois passés en osmose avec son bébé, elle n’arrive pas à faire le lien entre sa grossesse et l’arrivée de son bébé. Elle parle d’une épreuve “subie” dont elle n’arrive pas à se remettre.

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Cours de préparation à l’accouchement en vidéos et podcasts avec Elisabeth, sage-femme.

Une césarienne n’est pas forcément une expérience traumatisante ?

La réponse est évidemment non. A condition qu’elle soit bien préparée et accompagnée.

Même si l’expérience d’Alexandra est malheureusement très commune, il existe de récentes études, comme celle réalisée en 2008 par la maternité du Queen’s Charlotte & Chelsea Hospital à Londres (1), qui prouvent qu’une césarienne peut être pratiquée de manière plus naturelle et humaine, pour le bien-être de la maman et du bébé.

Comment vous préparer à vivre une césarienne douce et humaine pour vous et votre bébé

Même si vous devez accoucher par césarienne, vous êtes en droit de discuter de ce qui vous tient à cœur et, au besoin, de rédiger un projet de naissance (2) pour essayer de créer un environnement plus doux lors de votre césarienne, si les circonstances le permettent.

Lors de vos différentes visites auprès de votre gynécologue ou sage-femme ou encore si pouvez bénéficier d’un entretien du quatrième mois avec une sage-femme, voici la liste des choses que vous pouvez demander :

– Une péridurale ou rachianesthésie ; l’anesthésie générale doit être évitée à tout prix, sauf en cas d’urgence.

– Si vous vous en sentez capable, veillez à ce que les anesthésistes ne vous donnent pas automatiquement des médicaments supplémentaires pour vous détendre, pour que vous puissiez rester bien présente et actrice de cette expérience qui va marquer toute votre vie.

– Si vous devez être sous anesthésie générale, demandez à ce que le papa soit autorisé à tenir votre bébé en peau-à-peau immédiatement après la naissance, sauf en cas de complications médicales avec votre bébé.

– Si vous devez être sous électrocardiogramme ou autres appareils de surveillance, demandez à ce qu’ils soient placés dans des zones qui ne vous dérangent pas pour voir, tenir ou allaiter votre bébé.

Demandez à ce qu’on vous présente votre bébé dès sa sortie, le drap peut être abaissé et le bébé peut être soulevé au-dessus.

Demandez que votre bébé soit placé contre vous pendant que vous êtes suturée. Pour cela, demandez à ce que vos bras ne soient pas attachés et à ce qu’on baisse votre blouse pour que bébé soit en contact avec votre peau.

– Si vous souhaitez l’allaiter, demandez à ce que votre bébé soit mis immédiatement au sein.

Laisser le papa couper le cordon, si les circonstances le permettent et s’il le désire.

– Si vous en avez envie et que cela vous aide à vous détendre, demandez à écouter la musique de votre choix dans la salle d’opération.

– Demandez à votre médecin un prélèvement vaginal pour donner à votre bébé le microbiote le plus riche possible (voir mon article à ce sujet).

L’importance du peau à peau juste après une césarienne

Dans de nombreuses naissances par césarienne, le bébé est emmené loin de sa maman pour des examens médicaux.

La maman et son bébé sont privés du contact de peau à peau qui est pourtant si important pour eux (3).

Il aide à réguler la température et la respiration des nouveaux nés et règle les niveaux d’hormones de la maman (4).

Même si votre bébé naît en césarienne, demandez à le prendre en peau à peau dès sa naissance
Demandez à prendre votre bébé en peau à peau dès sa naissance.

Dans de nombreuses maternités, comme à l’hôpital Sunnybrook aux Etats-Unis, il est possible de mettre le bébé né par césarienne en peau-à-peau avec sa mère dès sa naissance.

Nous utilisons maintenant la technique du peau à peau pour les naissances par césarienne car les bénéfices du contact entre la maman et son bébé immédiatement après la naissance sont énormes. Cela aide les bébés à réguler leur température et leur niveau de glucose, mais ça favorise aussi le lien mère-enfant et facilite les débuts de l’allaitement”, explique le Docteur Jon Barrett, Chef de l’unité de médecine maternelle et fœtale à l’hôpital Sunnybrook de Toronto et directeur du programme de recherche Mère-Enfant de l’Institut de recherche de l’hôpital Sunnybrook (5).

Nouvelle pratique : la césarienne naturelle

La césarienne naturelle est une nouvelle pratique mise au point en Angleterre.

Contrairement à une césarienne classique, on laisse la maman voir l’expulsion de son bébé, qui sort tout en douceur, au rythme des contractions.

Comme lors d’un accouchement par voie basse, le clampage du cordon est retardé et bébé est mis directement en peau-à-peau avec sa maman.

Une méthode qui permet de maximiser la connexion parentale dès la naissance, de limiter les effets négatifs de la césarienne sur le bébé et fournir un moyen centré sur la famille potentiellement moins traumatisante et plus d’effectuer une césarienne.

Cette nouvelle méthode d’accouchement permet de limiter les effets négatifs de la césarienne dont tant de mamans souffrent en favorisant la connexion mère-enfant dès la naissance, tout en évitant le traumatisme de ne pas ressentir la naissance de son bébé.

Si vous devez accoucher par césarienne programmée et que vous êtes intéressée par cette nouvelle pratique, renseignez-vous auprès de votre maternité car de nombreux gynécologues-obstétriciens n’y sont pas favorables du fait qu’il n’y a pas de champ stérile, ce qui augmente le risque d’infection.

Une césarienne naturelle en vidéo

Cette vidéo tournée à l’hôpital de Nottingham en Angleterre montre comment une césarienne naturelle se déroule (âmes sensibles s’abstenir).

Et vous ? Si vous deviez avoir une césarienne ou si vous en avez déjà vécu une, souhaitez-vous demander ou avez-vous demandé des mesures pour la vivre de la manière la plus douce et naturelle possible ? Quelles ont été les réactions de votre équipe médicale ? Partagez votre expérience avec la communauté des naturelles mamans dans les commentaires ci-dessous !

Anne-Laure Brunelle


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Sources

(1) Smith J, Plaat F, Fisk N, Division of Maternity, Directorate of Women’s and Children’s Services, Queen Charlotte’s and Chelsea Hospital, London (2008) “The natural caesarean: a woman-centred technique”. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2613254/

(2) Association Césarine http://www.cesarine.org/avant/preparer/

(3) Stevens J, Schmied V, Burns E, Dahlen H, School of Nursing and Midwifery, “Immediate or early skin-to-skin contact after a Caesarean section: a review of the literature”, University of Western Sydney, 2014. Trouvé sur : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24720501

(4) CBC News, “Newborns delivered by C-section to bond skin-to-skin in Toronto study”, 2014. Trouvé sur : http://www.cbc.ca/news/health/newborns-delivered-by-c-section-to-bond-skin-to-skin-in-toronto-study-1.2637857

(5) Sunnybrook Health Sciences Centre, “Skin-to-skin C-sections promote health, bonding”, 2014. Trouvé sur : http://sunnybrook.ca/media/item.asp?c=1&i=1125&page=33939&f=caesarean-section-skin-contact

(6) Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français, “Recommandations pour la pratique clinique : Césarienne : conséquences et indications”, 2000. Trouvé sur : http://www.cngof.asso.fr/D_PAGES/PURPC_08.HTM#Indic

(7) Michel Odent, “Césariennes, questions, effets, enjeux”, Ed Souffle D’or, 2005.

8 Comments

  1. AvatarSandrine Reply

    J’ai eu une césarienne en juin 2012 et j’ai pu prendre mon bébé en peau à peau après environ 30-45 min ( des que possible) mais je pouvais la voir, et même si j’était encore sur la table a me faire recoudre mon mari l’a pris tout de suite dans ses bras sous sa blouse. je vais accoucher de bb 2 en décembre et le nouveau protocole va déjà être mis en place ( mais je sais pas la date exacte) du peau a peau des la naissance même avec une césarienne! Je vais tenter un avac mais je suis contente de savoir que si ca marche pas que je vais pouvoir prendre mon bébé très vite !

  2. AvatarCopine63 Reply

    Chère naturelle maman,

    Merci pour ce bel article sur les bienfaits du peau à peau.
    Moi jai eu ma deuxième césarienne au CHU d’Angers à noël dernier et j’ai toujours eu ma puce près de moi dès sa naissance. Mon chéri gardait la petite près de moi pendant qu’il me recousait et une demi-heure après les infirmières m’aidaient a l’allaiter couchée sur le côté même si je ne pouvais pas bouger mes jambes du tout. Elles m’ont laissé l’allaiter et la câliner avant de la peser et de faire les examens et les soins. C’est sure que je l’avais demandé dans un projet de naissance mais l’équipe semblait très a l’aise avec cette façon de fonctionner.

    J’espère que cette façon respectueuse de pratiquer la césarienne sera bientôt la norme car j’ai aussi plusieurs copines qui ont très mal vécu leur césarienne comme Alexandra…

  3. AvatarElvira S. Reply

    Si vous devez avoir une césarienne planifiée, je vous conseille vraiment de faire un projet de naissance même si vous n’allez pas accoucher par voie basse. Pour mon premier accouchement par césa d’urgence, j’ai du être transférée dans une maternité de niveau 3 et j’ai attendu deux heures après la naissance pour voir mon bébé. Je prie pour avoir un AVAC cette fois-ci mais si ça ne marche pas j’ai déjà préparé mon projet de naissance donc les conseils de naturelle maman sont vraiment justes et à prendre en compte, même pour celles qui ne pensent pas du tout qu’elles accoucheront par césarienne, mieux vaut y être préparée.

  4. AvatarLisa.Tel Reply

    Les filles,

    Je voulais vous dire qu’ils n’ont pas le droit de ne pas vous donner votre bébé en peau à peau si vous le réclamez, alors AFFIRMEZ-VOUS!!!
    Réclamez votre bébé, dites le AVANT la césarienne : je veux absolument prendre mon bébé aussitôt que c’est possible pour moi ( pas pour l’équipe) et ne lâchez pas l’affaire surtout si votre conjoint peut vous aider. Battez-vous! Ces premiers instants après la naissance sont tellement importants, ne laissez pas les médecins vous les voler !

  5. AvatarSabrina Reply

    Mon gynéco m’a programmé une césarienne pour le 28 juillet car mon fils est en siège complet et que mon bassin est trop étroit.
    J’ai paniqué et étais très triste quand je l’ai appris car ce n’était pas du tout la naissance dont j’avais rêve pour mon bébé.
    Mais votre article m’a fait beaucoup de bien et m’a motivée à écrire un projet de naissance. J’espère juste que j’aurais l’occasion d’en parler avec le gynéco avant cette fameuse date.
    Merci pour votre bienveillance envers les femmes enceintes.

  6. AvatarChris0 Reply

    Votre article m’a beaucoup touché, car encore aujourd’hui j’ai l’impression de ne pas avoir accouché.

    Faut dire que j’ai accumulé les galères.

    Voici mon récit :

    Terme 41+2 (je pense), rentrée à l’hôpital à 00h01 (pour une question de jour d’hospitalisation) pour un déclenchement.
    Ovule 1 et rien, commencement des contractions à 05h00, mais c’était supportable. A 07h00, Ovule 2 et contraction un peu plus douloureuse mais encore fort espacé.

    Vers 12h00 j’ai rompu partiellement la poche, et la, la douleur était devenue insupportable. J’ai essayé de résister, mais la douleur était trop intense. 13h30 pause de ma péridurale et tout ça pour 3CM d’ouverture ..
    J »ai pu me relâcher bien que j’avais l’impression de ne pas pouvoir bouger (mais on m’avait prévenue) mise sur le cotée, dos à mon mari (car trop de machine à côté de moi). Les heures furent longues et l’émotion était trop intense. Je ne voyais déjà pas mon accouchement comme ça, mais j’était loin de me douteur de ce qu’il allait arriver.
    17h00, l’assistante de ma gynécologue trouvait que le bébé était toujours haut, pas de rétrécissement du col et à peine 4/5 cm d’ouverture.
    De plus, j’étais restée depuis de longue heure dans l’eau que ma poche fessait coulé à la suite de chaque contraction (car ça ennuyait les sages femmes de l’hôpital de me changer à chaque fois, mais je pouvais pas bouger, j’y peux quelque chose ???)
    On a décider de me rajouter une petite perfusion de d’ocytocine, et la, la péridurale ne fait plus d’effet et j’ai des contractions toutes les 30 secondes (sans exagéré, vraiment!!!). Douleur intense qui me font crier à force pour tout l’hôpital, et malgré les appels de mon époux, personne ne compte m’aider, je dois attendre.

    De plus, je vois beaucoup d’allée venue dans ma salle d’accouchement et personne ne m’explique ce qui se passe. On finit par me mettre une « dose » de péridurale supplémentaire, et là, deux minutes après, vers 17h45 je crois, une gynécologue (qui n’était toujours pas la mienne), rentre, m’osculte et me dit qu’on doit opérer à une césarienne d’urgence car mon fils fait une détresse cardiaque.

    On me fait la panoplie, me change de lit, me donne des médicaments à boire et explique à mon mari qui n’allait pas pouvoir m’accompagner vue l’état d’urgence.

    On m’a donnée un calment car j’étais en pleure. Mon bébé est sorti, à 18h04 ce jour la, et j’ai à peine entrevue son visage qu’ils sont parti et on quand même eu la bonne idée de le donner en peau à peau à mon mari qui pleurait dans le couloir depuis 15 minutes.

    Retour dans ma chambre et enfin je vois le visage de mon fils et je sens sa peau. Mais après 18h00 de travail, après une césarienne et tous ces médicaments, je n’arrivais pas à rester réveiller. Je voulais lui donner le sein, et on me l’a apporter. Tétée d’une heure, car moi et lui on s’est endormie.

    L’allaitement aussi à été un échec, mais ça c’est un autre débat.

    Aujourd’hui, je sais que j’ai le basin trop étroit et que je ne pourrais « peut être » envisager un accouchement par voie base, en fonction de la taille du bébé.
    Mon fils était quand même qu’une petite crevette, 49CM pour 3K160, donc je me fait pas trop d’espoir, même si pour moi, cela reste encore aujourd’hui un échec.

    Si j’avais pu prévoir ces évènements, je pense que j’aurais vécu ça beaucoup plus sereinement.
    J’aurais tellement voulue le prendre directement contre moi, l’allaiter directement .. Mais tout ça n’a pas été fait. Car une fois sortie mon fils à crier toute suite et était en pleine forme, juste que 18h00 de travail, c’était aussi long pour moi que pour lui !

    Je remercie quand même la gynécologue qui est « passé » pour voir sa patiente et qui a vu le monito de mon fils s’affoler. Il s’avère que c’est elle qui a également fait ma césarienne et m’a même rendue visite le lendemain.

    Il y a quand même du bon dans ce monde médicalisé de l’accouchement !!

  7. AvatarZ. Reply

    “Après neuf mois passés en osmose avec son bébé, elle n’arrive pas à faire le lien entre sa grossesse et l’arrivée de son bébé. Elle parle d’une épreuve “subie” dont elle n’arrive pas à se remettre.”

    Tout est dit. Ma fille a 3 ans et demi maintenant, et elle a été une inconnue, une intrusion dans ma vie à partir de cette naissance d’un type particulièrement destructeur. La manipulation du papa faible et honteux d’avoir une partenaire aussi peu collaboratrice a aussi largement participé à ce qui est devenu un cauchemar anti-maternel. Mon lien avec ma fille se construit seulement depuis qu’elle parle et qu’elle se montre plus indépendante. Il s’est renforcé avec ma séparation avec le père, font la vie quotidienne était un champs de mines.
    Bien sûr, le traumatisme est aussi du côté du papa, qui est toujours psychologiquement incapable de faire passer les intérêts vitaux de sa fille (ex. urgence hospitalière) avant son sentiment de honte insurmontable (d’où colères infondées et discours rabaissants en situation d’urgence couche ou urgence vitale), son incapacité à soutenir ou à être un papa adulte responsable.
    Maintenant, ma fille est mon partenaire de vie. Je commence à penser à notre bonheur, le sien et le mien.

    Aux médecins et infirmières qui suivent leurs processus en forçant la main, précipitant les choses et jouant sur la peur et l’inconfort social des parents, avec de faux choix, comprenez que vous mettez en danger l’enfant à naître sur toute son existence, en enlevant aux parents toute possibilité de se réjouir de ce qui devrait être un des plus beau changement dans leur vie. L’enfant devient charge, gène, fardeau. La mienne a grandi dans le mensonge car je n’avais aucun intérêt en elle, aucun émerveillement. Je ne reconnais de lien de parentalité que depuis moins d’un an. Elle reste l’autre.

  8. AvatarCath Reply

    C’est une belle manière d’être moins traumatisant pour bébé et maman 🙂 Je suis une maman qui a eut une césarienne d’urgence en anesthésie générale… Je sais de quoi je parle quand je dis que je ne me remettrai jamais de ce traumatisme qu’on m’ait volé la naissance de mon fils.

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