Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !5 août 2021

Accouchement de Charlotte « On a vécu cette naissance sereinement, avec une belle énergie »

Charlotte appréhendait de revivre la souffrance de son premier accouchement. Après s’être préparée, elle nous raconte la très belle naissance de son deuxième garçon, vécue pleinement à deux, avec son compagnon Joscelin.

« Notre deuxième garçon est né samedi 20 février, à 3h du matin.

J’appréhendais cet accouchement et ne voulais pas revivre l’expérience vécue en 2016 pour Robin : déclenchement le jour du terme en raison d’un stress cardiaque du bébé, 3 jours d’attente, de monitoring.

Nous étions branchés, auscultés sans arrêt et ça s’est fini par voie basse (victoire !) mais aux forceps, avec une épisiotomie et un streptocoque…

Près d’un an pour m’en remettre, plus jamais ça !

J’ai donc bien suivi la préparation à l’accouchement de Naturelle Maman pour mettre toutes les chances de notre côté et ça a marché ! 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, je me réveille à minuit et demi, le pantalon trempé.

Je me lève tranquillement, c’est bien la poche des eaux.

Je ne réussis pas à retrouver le sommeil alors je réveille mon conjoint et nous partons quelques heures plus tard, après avoir déposé notre fils sur le canapé des voisins.

Le départ à la maternité

Nous roulons, tout sourires, dans une ville déserte vers le centre de Nantes.

Les contractions sont irrégulières, mais pas douloureuses.

Après de rapides examens, on nous explique les options à venir : attendre ou déclencher.

Nous patientons quelques heures avant de prendre nos marques dans notre chambre de pré-travail.

Le choix est vite fait : nous allons patienter ! 

Malgré le Covid, mon conjoint peut sortir de la maternité.

Après un petit-déjeuner copieux, des séances de ballons et des allers et retours dans les couloirs de la maternité, il part en ville faire quelques emplettes et trouver « Le » doudou du bébé.

Les contractions sont plus régulières mais pas très fortes.

La journée se termine au calme après un bobun (notre rituel maternité!), la lecture d’un super roman et l’objectif de se reposer fissa pour se préparer à l’accouchement. 

L’équipe du soir prend le relai.

On apprécie tout de suite le contact avec notre nouveau binôme de sages-femmes.

« Comment se préparer à être père lorsque tous les regards sont braqués sur la mère ? »

Il faut dire qu’une sage-femme venait de répondre plus tôt à mon conjoint :

« Je ne sais pas s’il reste un lit, je vais voir avec l’équipe du soir (…) La plupart du temps, les conjoints ne restent pas dormir dans cette situation. »

Comment ???!!

La plupart désertent-ils vraiment leurs femmes avant le combat, ne sachant pas à quel moment le travail va commencer ?!

Cet hôpital n’a toujours pas assez de lits pour les conjoints, les repas et l’eau ne sont pas prévus et c’est sans compter le manque cruel de prise en compte dans les échanges avec certains soignants.

Comment se préparer à être père lorsque tous les regards sont braqués sur la mère et que vous êtes réduits à manger des sandwichs jambon beurre pendant 3 jours ?!!

Le travail actif à la nuit tombée

A 22H, les lumières sont éteintes et je ne trouve pas le sommeil.

Les contractions se rapprochent et me font mal.

Je patiente, respire, fais un peu de ballon.

Cela ne passe pas alors j’investis le couloir, je m’étire et on m’offre une bouillotte et des antalgiques pour soulager mes reins. 

Vers 0H30, ma respiration devient plus sonore, c’est de plus en plus douloureux et je ne parviens plus à caler ma respiration.

Mon conjoint se réveille et entre dans la partie.

Je me sens nauséeuse, patraque, les contractions deviennent plus fortes.

Les positions proposées par mon conjoint ne me conviennent pas et je lui demande d’appeler la sage-femme : « vite ! ».

Elles arrivent et je vomis au milieu de la chambre (et un peu sur mon conjoint, ça s’est c’est notre 2e rituel maternité, moins sympa que le premier.. !).

Ensuite tout s’accélère, je m’assois contre mon homme et retrouve un rythme de respiration plus apaisé pour faire face aux vagues de contractions qui déferlent.

L’étudiante sage-femme souhaite voir mon col mais le lit paraît si loin que je ne parviendrai à m’y glisser qu’un bon quart d’heure plus tard.

Verdict : dilatation à 6/7, il est 3h du matin et on va passer en salle d’accouchement.

Elle me propose aussi une péridurale, il m’est difficile de me prononcer :

« Est-ce-que ça encore durer deux heures comme ça ?! ».

Puis, une première envie de pousser m’assaille et dans le couloir qui mène à la salle d’accouchement, je glisse aux soignantes : « J’ai envie de pousser et j’ai du liquide qui coule entre mes jambes !».

Traduction en langage médical : la poche des eaux vient de se rompre.

Changement de cadence, elles fourmillent dans la salle pour préparer l’arrivée du bébé et une soignante court chercher mon conjoint : « C’est maintenant ! ».

Je suis toujours allongée sur le dos dans le lit et choisis de me mettre sur le côté.

Il m’est inconcevable d’y descendre.

La sage-femme en chef (de 25 ans, quelle classe !) m’encourage :

« Il est tout prêt, on voit déjà ses cheveux ! (…) C’est super ce que vous faites, il est bientôt avec vous, vous y êtes presque !  »

Cela me redonne du courage, je ne pensais pas arriver au bout et voir si vite notre bébé.

Naissance de Louison, le deuxième fils de Charlotte, sans péridurale et à la maternité.

Quelques poussées plus tard, on me glisse notre fils au chaud contre moi.

Je suis rincée mais heureuse, et on finit même par débriefer en riant avec les sages-femme et autres soignantes. Génial !

Au moment où j’écris ce récit, deux mois ont passé et je me sens toujours aussi heureuse et fière en repensant à mon accouchement.

Nous avons réussi, Louison et moi, à vivre cette naissance ensemble, sereinement, avec une belle énergie.

Je me suis bien plus vite remise physiquement et mentalement et cela m’a donné une plus grande confiance en moi, en mes capacités à accueillir la vie dès ses premiers instants. »

Charlotte


One Comment

  1. Magali v. Reply

    Bonjour Charlotte, je me reconnais dans votre histoire, j’ai moi aussi vécu un premier accouchement très difficile et je redoute vraiment d’accoucher à nouveau débit juillet. Votre récit me donne de l’espoir et du courage, ça avait l’air tellement doux et facile pour vous. Je vais faire comme vous et essayer de mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas revivre ce que j’ai subis à la naissance de mon premier bébé.

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