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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !18 juin 2024

Charlène « La rapidité et l’intensité de cet accouchement m’ont mis dans un état d’euphorie »

Charlène a choisi de donner naissance à son deuxième enfant sans péridurale à la maternité. Pour s’y préparer, elle s’est faite accompagner par une sage-femme libérale, a suivi le programme Naissance douce et s’est beaucoup informée. Elle nous raconte son accouchement en salle nature où elle a pu compter sur le soutien sans faille de son homme qui était, lui aussi, fin prêt à soutenir sa femme et à accueillir son bébé.

« J’ai adoré mon premier accouchement. Mais je n’ai pas gardé autant de souvenirs que ce que j’aurais souhaité.

Pour mon deuxième accouchement, j’ai donc insisté auprès de mon conjoint afin qu’il prenne des photos, des vidéos et qu’il m’aide à retenir chaque petit détail de ce moment… et il l’a fait. Je ne l’en remercierai jamais assez.

Je me souviens de pas mal de choses, mais c’était tellement fort, intense que certains moments restent flous.

Vivre un accouchement le plus physiologique possible, et sans péridurale était mon souhait pour l’arrivée de notre deuxième.

J’ai été bien entourée et renseignée

L’ accompagnement de ma sage-femme libérale, le film Faut pas pousser de Nina Narre, mes lectures telles que J’accouche bientôt, que faire de la douleur de Maïtie Trélaün, et Accoucher sans péridurale de Aurélie Surmely ont été des aides importantes pour moi.

Et bien entendu, j’ai suivi la préparation à l’accouchement Naissance douce de Naturelle maman, où j’ai été bercée par la douce voix d’Élisabeth Lathuille-Ferjani.

Elles ont été comme une boîte à trésor pour le jour J et même bien avant afin de me donner confiance.

Dans mon sac de salle de naissance se trouvait une carte pleine de mantras d’accouchement, une petite pochette avec du sable de ma plage préférée afin de m’inviter à la sophrologie lors du travail, un petit bijou avec le nom de ma fille. Tout était prêt, mais finalement rien n’a servi !

On nous avait annoncé une date prévue d’accouchement pour le 31 septembre.

Le jeudi 22 septembre soit à 39+6, au matin, après avoir déposé la grande à l’école, je décide de passer une partie de la journée sur mon ballon.

Je regarde alors la vidéo avec les exercices de swiss ball du programme Naissance douce de Naturelle maman.

Puis je continue les exercices accompagnée d’une bonne lecture.

Une journée comme les précédentes, fatiguée par des nuits hachées entre la chaleur et le poids de mon ventre.

Et puis je me dis un peu que le ballon fera peut être descendre bébé même si au fond je sais bien que c’est bébé qui décide du jour de sortie.

Mais je crois qu’en fin de grossesse il est difficile de ne pas essayer de favoriser le début du travail, n’est ce pas ?

Témoignages et récits d'accouchements positifs sur Naturelle Maman
Charlène dans les derniers jours de sa grossesse – DR.

Alors ce jour-là le ballon devient mon meilleur ami, et le pauvre supporte mon poids pendant un sacré moment.

En début de soirée nous plaisantons avec mon homme, bébé sera sûrement Balance, cette fois c’est presque sûr, il arrivera après le 23.

Il est 20h30, nous profitons d’être à deux devant une série sur le canapé lorsqu’une contraction s’installe gentiment. Un peu plus forte que celles ressenties les jours précédents.

Puis une deuxième de la même intensité. Puis une troisième.

Je prends alors deux antispasmodiques, en sachant déjà au fond de moi que je suis en travail et que ça me confirmera que c’est enfin le jour J.

Aux alentours de 21h, je ressens toujours des contractions qui arrivent, de plus en plus fortes, mais encore très supportables.

Je doute quand même sur l’efficacité de ces contractions qui sont bien là mais qui restent espacées et irrégulières, toutes les 5 voire 7-8 minutes.

Mon conjoint préfère réveiller la grande afin de l’emmener chez ses grands parents, on ne sait jamais. Il est presque 22h.

Il est à peine parti qu’une contraction arrive, bien plus intense que les autres. A tel point qu’elle me force à m’appuyer contre le plan de travail dans la cuisine.

Bon ça y est, c’est confirmé, je suis bien en début de travail.

Direction une douche bien chaude en attendant le retour du papa.

Les contractions se rapprochent et le jet d’eau chaude me fait du bien.

A l’apparition de chacune d’elles, j’imagine mon col s’ouvrir et j’essaye de me relâcher le plus possible.


A son retour une trentaine de minutes plus tard je commence à avoir dû mal à gérer la douleur

Il faut que j’arrive à trouver une position qui m’aide. Je sais qu’il faut que j’écoute mon corps.

Je me penche en avant, je danse, je fredonne… C’est mieux.

Un petit appel à la maternité qui me dit de venir pour le faire point.

Je sens au fond de moi que c’est le moment d’y aller. Je commence à avoir dû mal à parler lors des contractions, et elles s’espacent maintenant de 3 ou 4 minutes seulement.

J’appréhende en revanche beaucoup le trajet en voiture.

Nous partons à la maternité à 22h35 (il a tout noté dans sa tête, incroyable). 

Le trajet est très intense, impossible de m’asseoir dans la voiture. Je reste sur les genoux, à l’envers, accrochée à l’appuie-tête du siège passager.

C’est très difficile en voiture d’adopter une position qui soulage la douleur. Il n’y a pas beaucoup d’options.

A chaque contraction je souffle, et je gémis.

En plus du bip de la voiture qui sonne en alerte car je ne suis pas attachée, il y a  une sacrée ambiance dans cette voiture !

Le temps d’arriver, de se garer, de monter jusqu’au service… Nous arrivons en salle de pré-travail à 23h10.

Pendant le trajet, le travail a encore bien avancé.

Récit d'accouchement physiologique sur Naturelle Maman

Il reste moins de deux minutes entre chaque contraction

La sage-femme regarde le col, je suis dilatée à 5 cm.

Je ne comprends pas, je suis perdue. Pour ma première je suis arrivée à 5 cm et mes contractions étaient plus espacées, plus gérables…

Le résultat de ce toucher vaginal me mine un peu le moral.

Je pensais avoir fissuré la poche sous la douche, mais le test est négatif. Ce n’était que de l’eau.

L’infirmière me perfuse debout, je suis incapable de rester allongée. Mon corps est bien seulement sur mes deux jambes à la verticale.

A ce moment là j’ai soif, comme jamais je n’ai eu soif de ma vie.

Impossible d’obtenir un verre d’eau, alors je bois en cachette au robinet avant de partir en salle.

Le super point positif c’est que la salle nature est disponible.

Le monitoring se fait là-bas, assise sur un ballon de grossesse.

Mais ça capte mal, je dois tenir le capteur. A chaque contraction je me penche en avant en appui sur la baignoire.

Je souffle encore, je gémis, je crie même sur une contraction qui me paraît insurmontable.

Mais mon homme est là. C’est lui qui répond aux questions de l’équipe.

C’est lui qui observe mon visage, ma posture, qui calcule l’espace entre chaque vague de contraction

Il m’encourage au moment où je lui dis que je veux la péridurale.

Il sait que c’est à ce moment-là que je l’ai eu pour notre première et que c’est cette phase de désespérance que je craignais le plus.

Je lui dis que c’est dur, que mon corps ne me laisse pas de répit, que je n’en peux plus.

Il me dit que si ça va vite c’est que notre bébé va arriver, que ça ne vaut pas le coup de faire venir l’anesthésiste car il arrivera trop tard.

Ses paroles me calment, ses mains sur mes reins en massage m’apaisent.

Je réalise que je l’ai tellement inondé d’articles et d’informations pendant la grossesse qu’il est juste parfait !

Sauf peut-être le moment où il a mis du temps à garer la voiture, mais mes hormones lui ont pardonné depuis !

Le monitoring a débuté à 23h34, à 23h45 la poche des eaux se rompt.

Mes contractions s’espacent un peu comme une phase de latence, comme pour me donner enfin un peu de repos, me laisser reprendre des forces.

Je sens aussi que ça pousse, je sens ma fille complètement appuyée sur tout mon périnée.

La sage-femme me propose plusieurs fois de venir m’allonger, je refuse.

Je lui dis que je suis incapable de bouger, que je peux éventuellement me mettre sur les genoux.

L’équipe installe un coussin dessous au cas-où.

A son arrivée la gynécologue me propose de pousser pour voir.

La sage-femme me dit que ma fille est juste là.

Mais je n’ose pas trop pousser. J’ai peur de déchirer et peur de cette sensation de brûlure que je commence à percevoir.

Il se passe encore une ou deux contractions où je pousse mais en me retenant un peu et puis la suivante je veux que ma fille arrive enfin, et cette fois je pousse vraiment.

Je sens ce fameux cercle de feu mais qui ne dure pas, et ma fille est enfin là. Il est 23h53. Environ 43 minutes après notre arrivée dans le service.

Une fois ma fille dans mes bras, le cordon clampé et coupé par papa malgré mon souhait de clamper le cordon tardivement, nous nous installons sur le brancard de la salle nature pour les deux heures de surveillance.

Les premières 45 minutes ont été compliquées pour moi et pour ma fille je crois.

Elle a mis du temps à se calmer malgré le fait qu’elle était contre moi.

La rapidité et l’intensité de cet accouchement m’ont mis dans un état d’euphorie, loin d’une sensation de calme.

J’ai eu l’impression d’être sous perfusion d’adrénaline un bon moment après sa sortie.

Mais pour rien au monde je ne changerais quelque chose à cette aventure.

Je suis tellement heureuse d’avoir vécu ce moment-là.

J’espère qu’il restera le plus longtemps possible dans ma tête, c’était magique.

Et puis redevenir à nouveau maman et sentir ce petit être contre soi, n’est ce pas la plus belle chose au monde ? »

Charlène

7 Comments

  1. Emilia Reply

    Bonjour Charlène, je voulais te dire qu’à la lecture de ton récit de naissance douce je te trouve très courageuse d’avoir accouché sans péri. Les accouchements très rapides se déroulent habituellement très bien (affirmation de mon gynéco) mais dans mon cas, ils veulent me provoquer car c’est mon col qui ouvre d’avance. Le bébé est encore haut alors je vais attendre encore quelques jours mais ton témoignage m’a fait du bien. Merci et félicitations

  2. Charlène Reply

    Bonsoir Émilia.
    Je suis contente que mon témoignage t’ai fait du bien.
    Je te souhaite tout mon courage pour la suite. J’espère que ton accouchement même si déclenchement se rapprochera le plus possible de ce que tu souhaites.

  3. Enola Reply

    Elle a l’air très accueillante cette salle où vous avez accouché. Il y a une atmosphère douce qui s’en dégage. Je me demande : est-ce que ça vous a servie pour vous relaxer ? Est-ce que vous vous y êtes bien sentie ? Merci infiniment si vous prenez le temps de me répondre. J’ai aussi le projet d’accoucher dans une salle nature mais je suis enceinte de 13 semaines seulement. ❤️

  4. Cha Reply

    Merci beaucoup Steph pour votre message
    Bonsoir Enola, la salle nature est très belle, et il est vrai que je m’imaginais uniquement à cet endroit.. mais ma SF m’a un jour dit quelque chose qui m’a fait beaucoup de bien. Elle m’a dit de ne pas m’inquiéter car nous sommes capables de créer notre « salle nature » partout. J’espère que cette petite phrase vous aidera. Je vous souhaite une très belle grossesse.

  5. Isa137 Reply

    J’ai aussi accouchée pour mes 2 filles sans péri et ça a été une expérience formidable le tout est de ce préparer mentalement à (soyons franche) souffrir. Mais on peut arriver à transcender la douleur, a la voir autrement, si on est bien préparée et accompagnée. Merci d’avoir témoigné de ta magnifique histoire d’accouchement, on sent que ce n’ai que du bonheur.

  6. Cha Reply

    Je viens de lire votre commentaire.
    Oui la préparation je trouve est indispensable. Et l’accompagnement aussi vous avez tout à fait raison. Bravo pour vos deux accouchements.
    Merci à vous de l’avoir lu. Oui ce n’était que du bonheur !

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