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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !4 décembre 2021
Récit d'accouchement inspirant sur Naturelle Maman

Accouchement d’Iris « A partir des poussées réflexe, je n’ai plus ressenti aucune douleur »

C’est l’histoire d’une seconde chance, comme le vivent de nombreuses femmes pour leur deuxième accouchement. Iris s’est donné la chance de vivre une expérience de naissance positive et puissante, après un premier accouchement qui ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait souhaité. Mieux s’y préparer aussi. Abandonner ses peurs, faire pleinement confiance à son corps et son bébé en restant présente dans l’instant. Voici son récit.

« C’est avec plaisir que je vous partage le récit de mon second accouchement qui a eu lieu le 12 février dernier, jour de la naissance naturelle et physiologique de mon second garçon, qui me rend très fière de moi 🙂

J’ai accouché pour la première fois en 2015 à l’hôpital de Calais avec comme objectif de vivre un accouchement physiologique.

Mais je pense que j’étais moins bien préparée et mon corps ne connaissait pas encore ce « travail »… Donc je suis arrivée à la maternité dilatée à 2 cm, la péridurale a été posée après 13h de contractions et la naissance a eu lieu 10h après !

Pour ce deuxième bébé, j’étais à nouveau décidée à vivre un accouchement physiologique et je me suis inscrite et préparée à la maternité de l’hôpital de Boulogne-sur-mer (en espérant pouvoir bénéficier de la salle nature).

La salle nature du CHU de Boulogne-sur-mer propose propose une baignoire de dilatation, un divan de relaxation, des lumières tamisées, des lianes d’étirement et un ballon.

Ma date de terme était le 15 février 2021.

Pour mon premier, j’avais accouché à 39 semaines + 4 jours.

Là, j’étais déjà dilatée à 2 cm dès 38 semaines de grossesse, avec des contractions quasiment tous les soirs.

La sage-femme était persuadée que mon accouchement aurait lieu dans la semaine du 4 février et j’y croyais aussi.

Finalement, ça s’est calmé en fin de semaine, puis plus rien au début de la 40ème semaine.

J’ai marché 1h à 2h par jour mais rien n’y faisait, à peine quelques contractions le soir.

Je commençais à stresser un peu et craignais le déclenchement même si ma maternité me laissait jusqu’à 41 semaines + 6 jours.

Et finalement, vendredi 12 février, début de contractions à 3h30, tranquillou, je peux encore me reposer au lit.

Lever avec mes hommes à 7h.

J’informe grand frère que bébé a sûrement décidé de naître aujourd’hui.

Gestion des contractions pendant le petit-déjeuner et la préparation du grand pour l’école, nécessitant de me mettre accroupie pour faire disparaître la douleur (les contractions reviennent toutes les 10-15 minutes).

Entre 8h et 9h, je gère encore la maison : rangement, vaisselle puis j’ai besoin d’arrêter pour réussir à gérer les contractions.

A 9h30, je décide de prendre bain.

Retour de papa vers 10h avec des contractions déjà très costaudes dans le bain.

Certaines m’emportent mais je reviens toujours à émettre des sons graves (Aaaah, Oooooh), ce que je ferai jusque la fin.

Je reste dans le bain jusqu’à 11h/11h30.

Ensuite, je passe environ 1h au sol devant le poêle à bois, à bouger et gérer les contractions. Puis je demande à ce qu’on se mette en route (je galère vraiment sur certaines contractions et je perds des glaires ensanglantées, je préfère être en « sécurité »).

Mon homme me demande si je suis bien sûre de moi car il trouve que je gère encore très bien et la sage-femme nous avait dit de partir quand je n’en pouvais vraiment plus.

Nous partons à 12h30. Je passe les 30 minutes de route les yeux fermés à gérer les contractions en faisant des sons graves et en m’étirant.

Dans la voiture, je préviens mon homme que je veux la péridurale en arrivant, que je ne pourrais pas tenir plus longtemps.

Programme Naissance douce : préparation à l'accouchement en ligne de Naturelle Maman

Sa réponse est claire :

« Il n’y aura pas de péridurale. Ce n’est pas ce que tu veux. Tu peux le faire et tu seras tellement fière de toi. »

Arrivée à la maternité à 13h, je sens une première contraction sur le parking et je découvre la poussée réflexe !

Mon corps pousse tout seul. C’est hallucinant, les 2 diaphragmes travaillent ensemble, j’ai un réflexe nauséeux et la poussée en simultané avec un son rauque qui sort de mes entrailles.

A partir du moment où la poussée réflexe est apparue, je n’ai plus ressenti aucune douleur.

C’était vraiment de la puissance. Mon corps faisait ce qu’il avait à faire.

On se dépêche pour atteindre le bloc obstétrical, avec au moins 4 contractions accompagnées de poussées réflexes sur le chemin, dont une qui fera sensation au milieu du hall de l’hôpital !

Arrivés au bloc obstétrical, une équipe de 5 soignantes me prennent en charge.

Je demande à être installée dans la salle nature où on m’aide à me déshabiller.

Je me jette à quatre pattes sur la banquette.

Une sage-femme m’examine : je suis à dilatation complète !

Je n’en reviens pas. Même si je savais très bien qu’avec la poussée réflexe c’était forcément cas !

Je pousse sur mes contractions en expirant et sens clairement mon corps qui pousse aussi.

Mais la pression sur le rectum est très forte, c’est là que ça me gêne le plus.

La sage-femme me propose de passer sur le côté pour soulager cette pression.

Je pousse donc sur 3 nouvelles contractions (3 poussées par contraction à peu près) avec une sage-femme à chaque jambe et mon homme pour les bras afin de me permettre de m’étirer et pousser sur mes bras et jambes.

A chaque poussée, je bascule instinctivement mon bassin vers l’avant.

Je n’ai pas ressenti le cercle de feu mais j’ai bien senti la tête passer, puis les épaules et tout son corps qui m’a semblé immense.

Impossible de venir chercher mon bébé par moi-même comme me l’a proposé la sage-femme, j’ai juste dit « non ».

Émile est né à 13h25. 25 minutes après notre arrivée sur le parking de la maternité.

Récit d'accouchement sans péridurale à la maternité sur Naturelle Maman
Premier peau à peau entre Iris et Emile, quelques minutes après sa naissance express dans la salle nature de la maternité.

J’ai dû dire au moins 10 fois : « Oh bah merde, je l’ai fait, il est là, mon bébé. J’ai accouché…« , le tout avec mon bonhomme tout chaud contre moi et papa, allongés sur la banquette.

La sage-femme attend bien que le cordon ait cessé de battre et me le montre pour que j’accepte qu’elle le coupe.

Le placenta se détache tout seul en 5 minutes, je pousse un coup pour qu’il sorte (là aussi j’ai halluciné car j’ai eu une révision utérine pour mon premier).

Récit d'accouchement express et sans péridurale à la maternité de Boulogne-sur-mer sur Naturelle Maman
La première tétée d’Emile et Iris.


Émile tète directement, c’est merveilleux.

On nous laisse 3h30 seuls sur notre banquette. Je suis bourrée d’ocytocine… Je l’aime de tout mon cœur. 😍❤🥰

Quand je repense à mon accouchement, je regrette presque d’être arrivée à la maternité, de ne pas avoir accouché chez moi.

Bien que quand j’y repense, tout le travail ayant eu lieu à la maison, j’ai l’impression d’y avoir accouché !

Je pense que j’ai attendu suffisamment de temps chez moi, que je suis partie en fin de travail. Il a donc pu s’accélérer sous le coup du stress lié à la route, à la sortie de ma bulle. 

Alors que si j’étais partie trop tôt, comme pour mon premier, le travail se serait certainement à nouveau ralenti à cause du stress, là pour nous protéger.

Enfin, je dirai que ce qui m’a le plus aidée lors de mon accouchement, pour gérer les contractions, ce sont les Oooooohh graves que j’ai continuellement émis.

Et aussi le fait de ne plus avoir aucune notion du temps. Je n’ai jamais regardé l’heure qu’il était ni la durée de mes contractions une fois que j’étais en travail actif.

Se laisser entièrement aller, juste suivre son corps, est une des dimensions les plus fondamentales de l’accouchement physiologique.

Je n’en reviens toujours pas qu’à chaque poussée réflexe je m’accroupissais sans réfléchir, sans pouvoir faire autrement (que ce soit sur le parking, dans le hall de l’hôpital, devant le bloc obstétrical !).

Je regrette aussi d’avoir poussé une fois installée avec les sages-femmes, j’aurais aimé que mon corps finisse seul ce travail, ça aurait été encore plus merveilleux. »

Iris


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