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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !16 avril 2024
Le récit de naissance douce d'Anne-Sophie sous péridurale ambulatoire sur Naturelle Maman

Anne-Sophie « Mon accouchement sous péridurale déambulatoire »

Maman de 3 enfants, Anne-Sophie nous raconte son troisième accouchement, qui a été une expérience très positive grâce à une activité sportive régulière pendant sa grossesse et une péridurale déambulatoire pendant le travail actif. Cette technique lui a permis de bénéficier des effets antalgiques de la péridurale tout en conservant une grande liberté de mouvements pendant le travail. Elle nous explique comment cela s’est passé et pourquoi elle recommande cette méthode aux futures mamans.

« Avant de vous raconter mon 3ème accouchement, je souhaite vous donner quelques éléments pour que vous puissiez situer son contexte.

Mon premier accouchement s’est terminé en césarienne d’urgence car mon col s’est bloqué à 7 centimètres après que j’aie été déclenchée et mise sous péridurale.

Pour mon second, j’ai vécu 11 heures de travail après un décollement des membranes qui a rompu ma poche des eaux (sinon j’aurais eu droit à une seconde césarienne, mais programmée cette fois-ci).

Mon col se dilatait d’1 centimètre par heure en moyenne et j’ai du pousser sous péridurale et en position allongée sur le dos.

Malgré tout, la phase des poussées a été très courte puisque 13 minutes après, mon bébé était né.

On m’a toujours dit que j’avais un col de l’utérus très tonique

Pour mes trois grossesses, j’ai pris de l’homéopathie pour préparer mon col à la dilatation mais ça n’a pas fonctionné.

J’ai aussi fait des séances d’acupuncture et c’est uniquement pour cette 3ème grossesse que l’acupuncture a fait travailler mon col jusqu’à fissurer la poche des eaux à 39 semaines +2.

Cette 3ème grossesse surprise (sous stérilet) m’a permis de renouer avec la grossesse et la maternité

Pour cette troisième grossesse, je me suis écoutée et j’ai souhaité vivre mon accouchement de la façon la plus naturelle possible.

J’ai décidé de me faire confiance et d’être plus actrice que je ne l’avais été dans le passé.

Pour marquer la fin de ma grossesse et préparer l’arrivée au monde de mon enfant, je me suis notamment offert un massage prénatal qui m’a fait beaucoup de bien.

J’ai ressenti qu’il était important de le faire pour ma fille comme pour moi.

Je l’ai ainsi remerciée de cette magnifique aventure où nous n’avons fait qu’une.

Et je lui ai promis qu’une fois sortie de mon corps pour occuper le sien, nous garderions ce lien si fort et si puissant pour toujours.

J’ai aussi fait 4 séances d’acupuncture qui ont super bien fonctionné.

Mon col tonique s’est ramolli puis s’est ouvert à 1 doigt large puis à 2 doigts. Un vrai miracle pour moi !

J’ai ensuite vécu une nuit entière de contractions puis ma poche des eaux s’est fissurée.

Pour la première fois de ma vie de maman, pas de césarienne ni de décollement des membranes en vue !

Le début du travail est resté naturel comme je le souhaitais.

Mon projet de naissance a été respecté

En revanche le travail ne s’est pas mis en route seul et j’ai à nouveau dû être déclenchée

J’ai pu aller en salle physiologique, où je suis restée sans péridurale jusqu’à 3 cm de dilatation.

J’ai pu prendre un bain et faire des exercices de mobilisation du bassin sur un ballon.

Puis je sens que le travail s’intensifie. Je réussis à gérer la douleur un certain temps avant d’apprendre par la sage-femme que mon col n’a pas bougé.

Je demande alors une péridurale déambulatoire (moitié dosée) qui me permet de continuer à marcher et à ressentir les contractions.

Ainsi, je continue à marcher et dès qu’une contraction devient plus forte, plus intense, j’accélère le pas.

Ça m’aide à accueillir la « vague », la contraction. 

A 14h45, j’ai un nouveau check up de mon col et je ne suis dilatée qu’à 4 cm !

Je demande donc la péridurale classique pensant que mes efforts sont inutiles mais la sage-femme est déterminée à respecter mon projet de naissance.

Elle m’installe donc en position décubitus latérale gauche avec un coussin d’allaitement entre les jambes.

Elle m’injecte une dose de péridurale à 14h50 qui ne fait pas effet. Et les contractions continuent à s’intensifier.

À 15h je dis à mon conjoint d’aller la voir pour lui dire que ça n’agit pas avant de le rattraper pour le prévenir que je la sens.

Notre fille est là, prête à sortir…

Ça pousse dans les fesses ! L’équipe arrive et ma sage-femme me dit que je suis un warrior et qu’elle est là ma fille, prête à sortir ! 

L’équipe s’installe, je mets mes pieds sur les étriers et après 1 minute de poussées, ma fille est là, née à 15h07 le 17 mai.

Je l’attrape à sa sortie, son cordon est clampé et on l’installe sur moi en peau à peau.

Je la remercie d’être arrivée ici et lui souhaite la bienvenue avant de commencer une nouvelle aventure, notre aventure lactée.

J’ai récupéré super rapidement en post-partum

Je n’ai pas de déchirure, à peine une éraillure vaginale que je n’ai pas senti, et pas d’épisiotomie non plus puisque qu’aucun matériel n’a été utilisé pour sortir ma fille.

J’ai pu regagner ma chambre à la maternité en marchant et pas en fauteuil comme pour mes précédents accouchements.

J’ai aussi retrouvé très rapidement un transit normal et regagné mon poids d’avant grossesse en un temps record.

Après 3 semaines, je n’avais déjà plus que 3 petits kilos à perdre.

Si demain je devais retomber enceinte, j’aimerais accoucher dans une maison de naissance.

Et si ce n’est pas possible, je me rapprocherais des programmes de Naturelle Maman pour me préparer à vivre un accouchement sans péridurale.

Cela dit, l’accouchement sous péridurale déambulatoire m’a permis de ressentir mon corps, de sentir les contractions, de sentir mon enfant descendre et de la sentir sortir.

Et ces sensations ont été magiques, fortes, puissantes.

Je peux témoigner des nombreux bienfaits d’une pratique sportive régulière pendant la grossesse

Pour finir, j’aimerais témoigner des bienfaits d’une activité physique régulière tout au long de ma grossesse car ça m’a fait du bien autant physiquement que psychologiquement.

Ca m’a aussi permis de me sentir très connectée avec mon bébé car j’étais à l’écoute de mes ressentis et de ceux de ma fille. 

Tout ce que disent les professionnels et les études sur les bienfaits d’une pratique sportive pendant la grossesse s’avèrent exactes à savoir : que cela réduit les risquea de diabète gestationnel et de pré-éclampsie, limite la prise de poids, muscle le périnée, maintient un bassin mobile.

Ca prévient aussi les douleurs de dos et la sciatique, l’oedème des membres inférieurs et les risques de dépression du post-partum.

Et je suis là pour en témoigner, le sport pendant la grossesse améliore aussi les conditions et la durée d’accouchement.

Ca permet aussi de réduire les risques de déchirure et d’épisiotomie car le bébé s’engage plus facilement et sort ainsi plus rapidement.

Ca prévient aussi les risques de macrosomie (bébé faisant plus de 4 kilos à la naissance), ça réduit le risque de césarienne…

Pour la petite histoire j’ai même pu courir mon premier marathon avec ma fille dans le ventre suite au feu vert de ma gynécologue.

Et sans savoir tout ce que l’on allait vivre ensemble, ma fille s’appelle Victoire. »

Anne-Sophie

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One Comment

  1. Sabine G. Reply

    C’est magnifique de lire ça. Ça illustré aussi un de vos posts où vous disiez que les femmes gagnent en confiance et se réapproprient leurs accouchements au fil des grossesses. C’est ce qu’on sent chez Anne-Sophie, elle a voulu devenir actrice de son troisième accouchement et ça lui a réussi ainsi qu’à son bébé. Félicitations à elle et merci pour ce très beau récit.

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