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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !4 décembre 2021
Témoignage d'accouchement physiologique sans péridurale sur Naturelle Maman

Accouchement de Joséphine « On est toutes des Warriors »

A une heure près, l’accouchement de Joséphine aurait pu mal se passer. A une sage-femme près, l’accouchement physiologique dont elle rêvait aurait pu lui échapper. Heureusement, elle s’était super bien informée et préparée. Grâce à ses lectures et ses cours d’haptonomie, elle a su dire non quand il le fallait. Elle a réussi à laisser son corps travailler, à libérer toute la puissance qui était en elle pour faire naître son bébé. Et Célestine est née, dans la douceur, l’amour, et la sérénité.

« Je me souviens encore de nos dernières soirées à deux, dans notre nouvelle maison, ennuyant gentiment mon partenaire pour regarder ensemble les explications et conseils d’Elisabeth dans le programme Naissance douce.

Nous faisons le tour et les exercices de la dernière vidéo pour essayer d’appréhender au mieux les contractions à venir, sans avoir d’idée précise de à quoi je dois m’attendre au niveau de la douleur.

J’ai aussi visionné des montagnes de vidéos YouTube sur des récits d’accouchement et je me dis que peut-être, je ferai partie du pourcentage de mamans dont les contractions ne sont pas si douloureuses… Ou pas.

Nous verrons bien.

On soupe tranquillement puis on se pose devant un bon film dans le canapé.

Dernier souvenir de grossesse juste avant de partir à la maternité.

Bizarrement, je sens que bébé pousse d’une nouvelle manière sur mon col

C’est plus précis et je dois dire que je la sens bien bas. Mais bon. Pas d’inquiétude, elle viendra quand elle sera prête.

On se couche tranquillement.

On rit en se disant que ce sont nos bonnes dernières nuits de sommeil et qu’il faut en profiter… Même si des envies de pipi très fréquentes me réveillent depuis le dernier trimestre !

A 1h30, je me réveille en sursaut. J’ai des pertes abondantes depuis le début de ma grossesse mais cette nuit, je sens que c’est différent.

J’ai l’impression qu’une perte « glisse » en dehors de ma culotte. Je file aux toilettes.

C’est bien une perte blanche. Je fais un petit pipi et je m’apprête à retourner dormir.

Sauf que le pipi n’en finit plus… et que ce n’est plus un petit pipi du tout.

Bon. Pertes très abondantes ? Très liquides ? J’attends patiemment sur les toilettes pour voir si ça s’arrête.

Ça coule doucement par petite goutte.

Quand ça s’arrête plus ou moins, je me décide à me mettre accroupie et à tousser pour voir si ça sort encore comme je l’avais lu.

Effectivement, encore quelques gouttes.

Je me balade dans la maison, sans culotte et avec du papier toilettes entre les jambes.

J’attends debout et après 15 minutes, il y a toujours des petites gouttes qui tombent.

Check rapide sur internet, je tape « fissure poche des eaux » et… Je réalise que oui, ça doit être ça.

Je réveille alors le futur papa.

D’abord profondément endormi, il ne comprend pas tout de suite avant de se lever rapidement avec un « T’es sûre ?« 

Je bredouille un « Moui… Je pense bien » et lui dis que je vais prendre une douche.

Avant de faire couler l’eau, je regarde la petite flaque qui se forme doucement entre mes pieds. C’est légèrement rosé. Je n’ai plus de doute.

On appelle la maternité pour savoir quoi faire. Je n’ai pas de contraction mais comme il y a une fissure, on me dit de venir.

L’arrivée à la maternité

Le temps de refaire le tour de la valise, de mettre une bonne serviette hygiénique et de s’habiller, nous arrivons à la maternité vers 3h du matin, où je suis admise avec une autre maman en phase de travail.

En tous cas, elle souffre plus que moi !

Je lui laisse donc passer l’examen en première.

Je ne suis pas pressée, et je commence doucement à sentir mon bas du dos chauffer.

Après contrôle, je suis dilatée à 2 centimètres et mon col est toujours postérieur.

Premier examen du col et monitoring à l’arrivée à la maternité.

L’équipe doit même appeler l’infirmière « aux longs doigts » pour contrôler tellement le col est en retrait !

Je reste sous monitoring pour voir si des contractions commencent pour savoir si on me place en salle d’accouchement ou dans ma chambre.

Des contractions arrivent, mais elles ne sont pas vraiment douloureuses.

On décide de m’installer en salle d’accouchement car je vais vers un petit 3cm pour la dilatation du col.

La matinée se passe bien, les contractions sont tout à fait gérables.

Je rigole avec mon compagnon en disant : « Bah si ça reste comme ça, c’est tout bon !« 

Il me masse avec la préparation d’huiles essentielles toutes les 20 minutes, je teste le ballon, les massages, les différentes positions.

J’essaye de me familiariser avec les contractions et l’intensité et la douleur qui monte doucement.

Vers 10h, la sage-femme arrive avec une poche d’ocytocine de synthèse, en me précisant que le gynécologue procède toujours ainsi pour accélérer le travail.

Je prends peur car j’ai vu beaucoup de vidéos sur la difficulté de gérer les contractions sans péridurale avec cette méthode d’induction artificielle des contractions.

Souhaitant un accouchement le plus naturel possible, je refuse.

Je la rembarre un peu en précisant que tout ira bien sans.

Elle revient contrôler 3 fois mon col qui stagne depuis 3h à 4 d’ouverture. Zut.

A chaque visite, elle me propose une perfusion d’ocytocine, en disant que ça ira plus vite, que là je suis entrain de me fatiguer… Elle en vient à me faire douter.

Surtout que la douleur commence à être bien présente et que le col n’a toujours pas l’air de bouger…

Je regarde mon compagnon… et non, je refuse à nouveau.

On va tenter d’autres positions, le ballon, et on fait couler le bain. Ça ira peut être mieux avec l’eau chaude.

Malheureusement, après 2h de bain, je suis toujours à 4.

Programme Naissance douce : préparation à l'accouchement en ligne de Naturelle Maman

Et là miracle, il y a un changement de garde dans le service

La nouvelle sage-femme sourit en humant l’odeur des huiles essentielles :

« Ah, je vois que madame fait tout ce qu’il faut pour accoucher naturellement ! Je vais vous aider au mieux. »

Je lui parle de l’ocytocine de synthèse, de la peur pour bébé et la fatigue, mais elle me rassure pleinement en me disant que tout ira bien.

Elle me fournit également de l’homéopathie et me précise que même si le gynécologue préfère les accouchements sur le dos et dans le lit, on se battra pour accoucher comme je le souhaite.

Debout, accroupie, à genoux… peu importe. Elle m’assure que je peux y arriver.

Elle me donne plein de conseils sur les positions à prendre avec le ballon, la respiration, la stimulation des mamelons

L’après-midi passe doucement mais le col s’ouvre, petit à petit.

Cette sage-femme a vraiment été un ange dans mon accouchement

Je ne pense pas que j’y serai arrivée sans elle.

Vers 16h, je ne contrôle plus grand-chose.

Les contractions sont importantes et j’ai un conseil reçu qui tourne en boucle dans ma tête « faites des sons graves ».

Je perds pieds avec ce conseil car j’ai une voix assez aiguë et malgré toute la volonté du monde, mes cris partent à chaque fois dans les aigus et n’aident pas à l’ouverture de mon col.

Je me crispe alors que ma tête me crie de me détendre et d’accepter la vague, je n’y arrive simplement pas.

Je crie que je n’y arriverai pas, que c’est vraiment trop douloureux…

La sage-femme me propose régulièrement des glaçons de jus de pomme que je suce avidement tant la fraicheur et le sucre me font du bien.

Elle me propose de passer sous la douche.

Le jet d’eau chaude localisé sur le bas du ventre et du dos me fait vraiment du bien.

J’étais dilatée à 6cm avant la douche, je suis à 8cm en sortant

Je sens que ça commence à pousser en bas et décide de retourner sur le lit.

Je me mets d’abord sur les genoux mais les contractions sont douloureuses et je n’arrive pas à tenir la position.

Je passe ensuite sur le côté mais pareil…

Vers 19h30, je suis enfin à 10 et à bout de souffle et de force.

Je me mets sur le dos, les jambes maintenues par mon compagnon et la sage-femme.

Elle me dit qu’elle voit la tête de mon bébé et me la montre avec un miroir.

Je me souviens de voir ses petits cheveux sombres mais l’ouverture n’est pas plus grande qu’un cercle entre mon pouce et mon index.

« Mais elle est encore loin ! Je pensais qu’on y était presque…« 

Ha ha, ça faisait quelques poussées qu’elle m’encourageait en disant qu’elle arrivait, qu’on la voyait et là je suis bien bien déçue.

Mais bizarrement, ça renforce aussi d’un coup ma détermination à faire sortir ce bébé !

Plus de cri, pas besoin de faire de son grave…

Ce n’est qu’à la fin du travail que je trouve la méthode qui me convient, apprise auprès de ma formatrice en haptonomie.

Lors de la contraction, on souffle doucement en contractant les abdominaux.

Avec cette méthode, les poussées se passent très bien et entre 2 contractions, je me repose.

Mon compagnon est un peu paniqué car ça lui semble étrange de me voir si sereine soudainement.

Bébé avance doucement mais sûrement

Avec le miroir, je vois un petit ovale de sa tête devenir de plus en plus grand à chaque poussée.

Je sens aussi le cercle du feu.

Les sages-femmes mettent de l’eau fraîche sur mon intimité et ça fait énormément de bien.

Le gynécologue arrive au moment des dernières poussées et me dit : « Vous pouvez pousser même si vous n’avez pas de contraction.« 

Euh, non… ça va aller merci. On va attendre la suivante. Je sens que je gère.

Mes poussées se font avec le souffle coupé et la concentration entière sur l’envie de faire sortir bébé.

Tout se contracte en moi et mon compagnon me dira après que mon visage devenait vraiment rouge !

Quant au miroir, je vois que le diamètre de tête visible ressemble à ce que je me fais de la tête d’un bébé, je pousse encore plus fort, persuadée qu’elle est pratiquement là, que bientôt, tout sera derrière moi.

Après 3 contractions intenses, elle est enfin là et le gynécologue me propose de venir la chercher.

A 20h10, elle est dans mes bras.

Pas d’épisiotomie, quelques légères déchirures et le placenta sort sans problème, et surtout, elle respire et ne présente aucune difficulté particulière.

Avec mon compagnon, on est encore « sous le choc » de cette journée mais on se regarde en ne réalisant pas encore tout à fait que ça y est, « on a un bébé » !

maman avec son nouveau-né à la maternité
Joséphine avec sa petite Célestine à la maternité.

Il faut savoir qu’en mars 2020, j’ai fait une grossesse extra-utérine qui s’est terminée par une opération d’urgence à cause d’une hémorragie interne.

En juin 2020, on m’a annoncé que la trompe opérée s’était bouchée lors de la cicatrisation mais que je pouvais relancer les essais bébés si je le souhaitais.

Et en juillet 2020, bébé s’est installé… pour naître le samedi 3 avril 2021, notre petite Célestine.

J’étais dans les premières mamans admises du jour et je suis la dernière à avoir fait naître mon bébé (la maman du matin ayant accouché a 10h30 avec une péridurale).

J’ai probablement dû faire peur aux personnes dans le couloir avec mes cris mais je ne regrette rien.

Peut-être juste de m’être trop focalisée sur les sons graves qui ne sont apparemment pas pour moi.

Mais je garde l’expérience pour ma prochaine grossesse, ça me sera sûrement utile.

Mon allaitement a très mal commencé, mais ça c’est une autre histoire. Avec détermination, je suis aujourd’hui à 7 mois d’allaitement.

Courage à toutes les mamans, après une journée pareille, je peux l’affirmer :

Peu importe le type d’accouchement, on est toutes des Warriors, ça c’est certain !

Merci à Naturelle maman, Elisabeth et aux nombreuses vidéos et récits d’accouchement. Cela m’a beaucoup aidée. »

Joséphine


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