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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !15 août 2022

Léa « Mon merveilleux accouchement semi-déclenché »

Pendant sa grossesse, Léa s’est préparé à vivre un accouchement physiologique, sans péridurale. Puis, alors qu’elle ne s’y attendait pas, les médecins lui parlent d’un déclenchement pour suspicion de macrosomie. Après la pose d’un ballonnet et la prise de pilules de prostaglandine, le travail s’enclenche… Et les contractions avec. Je ne vous en dis pas plus et je laisse Léa vous raconter sa belle histoire d’accouchement bien vécu et merveilleusement bien accompagné.

« Le vendredi 9 juillet, ça y est, je suis à 39 semaines, date de mon déclenchement fortement souhaité par les médecins de ma maternité pour suspicion de gros bébé (suite à une échographie à 37SA et un diabète gestationnel qui est équilibré grâce à l’alimentation).

On a rendez-vous à la maternité à 8h pour commencer le déclenchement.

Je me suis réveillée avec un gros mal de cou, signe classique chez moi de contrariété : ce déclenchement me chiffonne beaucoup et en plus je ne « sens » pas mon bébé gros, d’instinct.

Ma hauteur utérine est aussi très correcte, voire un peu en dessous de la moyenne, ce qui me conforte plutôt dans l’idée d’un bébé parfaitement proportionné et pas « trop gros ».

Mais dans ces cas-là, difficile de refuser une intervention quand on te dit que c’est pour le bien de ton bébé et/ou pour éviter une césarienne éventuelle…

J’ai donc rédigé un projet de naissance en fonction des différents scénarios : le plus physio possible, sans péri, pas de rupture de la poche de eaux, pas de perfusion d’ocytocine (surtout surtout pas, je voulais pas ça catégoriquement !), respect du lien mère-enfant, allaitement, etc.

A l’arrivée à la maternité, la sage-femme m’examine et mon col est déjà bien mou (merci tous les stratagèmes de déclenchement maison, feuilles de framboisier, acupuncture et compagnie !) et ouvert à 1-2 centimètres, mais toujours postérieur.

On commence donc par 24h avec le ballonnet pour faire mûrir le col

Ca me donne de belles contractions toute la journée.

Au final elles ralentissent puis s’arrêtent dans la nuit, et je suis contente d’avoir vécu ce « pré-travail » qui m’a permis de voir ce que ça allait être, caler mes techniques de respiration et le rôle de mon conjoint Maël !

Niveau col, après 24h de ballonnet ça n’a pas trop bougé donc on part sur les comprimés, toujours pour dilater le col, 1 toutes les 2h (8 au total).

Les sages-femmes nous préviennent que le travail peut éventuellement se lancer tout seul puisque le col a déjà bien travaillé, ce que j’espère fortement !! (pour éviter la perf d’ocytocine le lendemain et le « vrai » déclenchement!).

Et donc on fait notre vie, on met dans une bulle tous les deux malgré le milieu hospitalier plutôt austère, on marche, on se repose etc.

On prend presque ça comme un petit week-end en amoureux à l’hôtel (un hôtel un peu pourri, juste hahaha).

Je sens que ça travaille mais je ne sens pas trop les contractions (pourtant bien présentes au monito).

Et finalement, vers 20h samedi les contractions deviennent progressivement plus régulières, et plus douloureuses vers 22h.

A minuit je prends le dernier cachet, et là, bim bam boum, elles deviennent VRAIMENT douloureuses et rapprochées.

Le travail semble lancé youpi !!

Ça monte en puissance assez vite, et je gère la douleur en étant bien bien concentrée sur mes visualisations de respiration et l’aide incontournable de Maël qui me masse, m’appuie sur les points d’acupression, m’encourage.

On demande à faire un bain vers 1h30 (c’était mon rêve de réussir à prendre au moins un bain, et pour le moment du coup je ne suis ni perfusée ni sous monito, et pas rompu la poche des eaux, donc go).

Le bain fait du bien mais les contractions sont devenues hyper puissantes et surtout regroupées par 2 ou 3, dur dur à gérer !

On m’avait prévenue que toute la préparation réalisée en amont pouvait avoir cet effet-là, de sacrément accélérer les choses une fois le travail entamé.

Je reste quand même 2 bonnes heures dans le bain jusqu’à 3h, puis on passe en salle de naissance où les contractions s’accélèrent encore et surtout s’enchaînent quasiment sans pause.

Toute l’équipe s’accorde à dire que ce n’est pas très fun pour moi même si je gère bien.

Le col est ouvert à 4 cm et s’est franchement raccourci, au moins le travail est efficace

Après mise sous monito, on confirme bien que les contractions sont très fortes et espacées de moins d’une minute, voire l’une sur l’autre.

Le cœur du bébé semble fatiguer un peu à chaque contraction, et l’équipe aimerait essayer de m’allonger sur un côté pour essayer de la soulager lors des contractions.

C’est à ce moment qu’ils insistent vraiment pour me poser la péridurale, pour pouvoir rester sous monitoring et permettre la position allongée-prolongée (qui est absolument impossible avec des telles contractions, il faut que je bouge) et je finis par accepter, ce qui rassure bien tout le monde j’ai l’impression !

L’équipe d’anesthésie est au top, et m’assure qu’elle va doser au minimum et ce sera à moi de rajouter des doses si besoin.

Hop, c’est fait sur le coup des 3h30 environ (voie veineuse et péri posées en pleines contractions, puisqu’elles ne s’arrêtent presque plus à ce stade, un vrai bonheur).

Là évidemment, le travail est plus zen, mais le monito inquiète un peu l’interne de garde parce que le rythme cardiaque de ma fille ralentit toujours pas mal à chaque contraction rapprochée.

On nous parle même de césarienne si ça ne va pas mieux !

Heureusement, une fois installée sur le côté droit (j’étais sur le gauche jusque-là) ça va bien mieux et le travail se poursuit (péri peu dosée donc je sens tout ce qui se passe, ce qui me va très bien).

L’interne insiste quand même pour percer la poche des eaux afin de faire un petit test sur le dessus de sa tête pour s’assurer de la bonne oxygénation.

Elle est très pro et bienveillante, me dit qu’elle sait que ce n’était pas dans mon projet de naissance et s’en excuse mais qu’elle préfère s’assurer que tout va bien.

J’accepte évidemment, à ce stade je suis quand même contente parce que je me sens « médicalisée sans l’être », tout est fait au minimum et dans le respect de mes souhaits au fur et à mesure.

Je ne suis pas sous perfusion d’ocytocine, victoire principale à mes yeux !

J’arrive à me reposer un peu et Maël est toujours là pour m’aider en fin de dose (les doses automatiques arrivent toutes les heures et je suis déterminée à ne pas en ajouter, ça me suffit pour continuer à gérer et j’apprécie de tout ressentir, bouger mes jambes sans souci etc.)

On m’examine vers 6h30, je suis dilatée à 5-6 cm.

Tout se passe bien et je change de position pour me mettre assise en tailleur.

Et là, je sens rapidement de plus en plus de contractions qui vont crescendo malgré la péridurale et qui poussent bien vers le sacrum, jusqu’à une ou deux vraiment plus grosses vers 7h15 qui me font réveiller Maël en branle-bas de combat.

On sonne pour appeler l’équipe qui heureusement n’est pas loin et se précipite (en même temps je suis en train de respirer très très fort, de me lever (toujours assise en tailleur, imaginez un peu le tableau !) et je leur dis « elle est laaaaa, quelque chose arrive là !! »).

Ils se galèrent à baisser le dossier en catastrophe et me relever une seule jambe en me disant de ne pas pousser.

Je leur dis « Je ne pousse pas mais ça ne change rieeeeen« .

Et FLOUP en littéralement 30 secondes, je la sens s’engager et descendre, sa tête sortir, puis ses épaules et le reste de son corps !

Je me retrouve avec un ptit bébé tout chaud tout mouillé sur la poitrine, à 7h18.

Soit 3 minutes après avoir senti la 1ère grosse contraction qui pousse vers les fesses.

Incroyable !!! Personne n’en revient (surtout pour un 1er bébé), et aucune difficulté, même pas une éraflure sur le périnée.

Tout se passe à merveille pour la suite (délivrance du placenta toujours sans injection d’ocytocine, peau à peau, tétée pendant plus d’une heure et le papa dans un état que je n’avais jamais vu, les yeux grands comme des soucoupes et halluciné).

Moi aussi j’hallucine, je n’arrive pas à dire autre chose que « C’est mon petit bébé ! » et « Bonjour mon bébé, bonjour mon tout petit bébé » en bégayant.

Dans ma tête pleine de brouillard, c’est hyper important de lui dire bonjour, après tout elle vient d’arriver, c’est la moindre des politesses !

Et… avec ses 3kg200, pour le « gros bébé qu’il faut absolument déclencher » on reviendra !!

Un adorable bout de bébé toute crevette et toute mignonne, exactement comme je l’imaginais et pas du trop grosse.

On plaisante avec l’équipe en disant qu’elle s’est dépêchée parce qu’elle voulait arriver avant le changement de personnel à 8h.

Ma petite Méloé est donc née à 7h18, 3kg200 pour 50cm, et elle est merveilleuse.

Méloé le jour de sa naissance.

Elle a repris son poids de naissance en une semaine d’allaitement exclusif.

Et moi je vais très bien aussi, je suis amoureuse de ma fille et je n’ai presque aucune douleur liée à l’accouchement et à l’allaitement, un périnée en pleine forme et un bon moral.

Je suis ravie de mon accouchement presque plaisir, reconnaissante envers une équipe à la maternité super bienveillante et aidante et je profite de chaque moment présent à fond. »

Léa


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2 Comments

  1. Naig72456 Reply

    J’aimerais vivre mon accouchement sans peridurale mais je suis tres tres douillette donc voila la trouille, merci beaucoup pour votre récit qui me rassure beaucoup et me donne envie et force pour aller au bout de mon projet de naissance. ✨

  2. Charline Reply

    Bonjour Léa,
    Je voulais vous remercier pour votre témoignage car je l’ai lu la semaine dernière après avoir fait des recherches sur internet en apprenant par le gynéco que je devais être déclenchée pour hydramnios. Votre récit m’a comme « consolée » ou en tous cas reboostée et redonné confiance pour mon accouchement que je souhaite le plus physio possible malgré le déclenchement. Félicitations pour le votre et encore merci du partage.

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