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Bonjour et bienvenue chez Naturelle maman !17 mai 2022

Accouchement de Julie « Submergée par la joie de cette naissance physiologique en toute bienveillance »

Pour son deuxième accouchement, Julie a tout prévu, tout préparé : des lectures inspirantes, des remèdes naturels pour lui donner un petit coup de pouce, une super préparation à la naissance, une maternité où elle se sent en confiance… Avec des conditions optimales, tout ne pouvait que bien se passer. Même la gestion des quelques imprévus qui ont été rondement menés ! Découvrez son récit d’accouchement drôle, touchant et tellement inspirant.

Pour ma préparation à ta naissance, la sage-femme qui m’avait suivie à Nivillac pour mon premier bébé, est partie travailler sur Lorient mais j’ai choisi de faire à nouveau de l’hypnose prénatale comme pour ma première grossesse.

Cette fois-ci avec A., un sage-femme de la maternité de Redon, réputée pour être à l’écoute des mamans et des bébés, où j’ai choisi d’accoucher !

Tous les vendredis après-midis, je m’y rends avec d’autres mamans.

C’est chouette, on échange, ça détend…

Je complète cette formation par la méthode Bonapace avec une sage-femme à la Baule.

Papa nous rejoint quand il peut…

J’ai aussi souscrit à un super coaching en ligne avec Naturelle maman et Elisabeth, une sage-femme de Genève qui pratique l’accompagnement global des futures mamans et qui est à la pointe des conseils naturels pour bien vivre sa grossesse et son accouchement.

Les conseils et recommandations de tous ces professionnels me donnent confiance en mes capacités à te mettre au monde.

Et dans les tiennes à trouver la sortie… J’ai hâte de te rencontrer !

Jeudi 16 décembre – 7h30 Tout est prêt pour t’accueillir : cela fait deux week-ends qu’on réorganise les chambres à l’étage pour ta venue. (Il était temps et ça me détend).

Tes vêtements sont classés jusqu’au 6 mois dans tes armoires et enregistrés sur Vinted (tu comprendras plus tard…).

Le lit du bureau attend Mamie Guilis ou un autre invité surprise (les voisins ?) pour garder ton grand frère au cas-où.

Les valises de maternité sont prêtes à charger dans la voiture qui a assez d’essence pour un aller express à Redon.

Le sac de naissance pour le jour J est bien garni 

✅ Huile de massage à base d’huile d’onagre et d’huiles essentielles de palmarosa et de clou de girofle

Fleurs de Bach : du Rescue et un cocktail pour la confiance et sécurité recommandé par ma sage-femme dans petite bouteille d’eau

✅ De l’homéopathie et l’ordonnance qui va avec

✅ Un paréo en guise de liane et pour le resserrage du bassin

✅ Ma nouvelle enceinte bluetooth recommandée par Tonton Pierrot (the méga boom 3) et mes playlists testées à maintes reprises sur la tablette de papa sur spotify et clé usb

✅ Deux grigris : un sumo antistress emprunté aux grands-parents et une matriochka en bois offerte par ma super mamie Hélène

✅ Un peigne à serrer très fort dans une main pour focaliser sur cette douleur lors d’une contraction

✅ De la pâte d’amandes, un paquet de cookies (mes préférés de la Biocoop) et le reste de dattes riches en ocytocine

✅ et bien sûr tes vêtements de naissance !

J’ai fini mes lectures de livres sur l’accouchement physiologique dont le dernier recommandé par V, la sage-femme de la Baule « J’accouche bientôt, que faire de la douleur ? » au top !

Et mes croix sur les points d’acupression à connaitre pour me soulager lors des contractions sont tracées et retracées après chaque douche…

Papa a eu un débrief à suivre sur les indispensables pour bien m’accompagner en texte et images plastifiées pour son anniversaire…

Depuis le début du 9ème mois de grossesse, je carbure à la tisane de feuilles de framboisier (complétée par de la camomille matricaire et des orties), aux capsules d’huile d’onagre et aux fameuses dattes.

Je suis juste à la bourre sur les massages du périnée mais quelle flemme !

Depuis une bonne demi-heure j’ai quelques contractions…

Ca me change des envies de faire pipi la nuit toutes les 2 heures – très utiles pour rythmer nos futures nuits avec un nouveau-né. La vie est bien faite !

Le réveil de papa a sonné et il s’apprête à lever Etienne pour aller comme convenu chez Babelle, sa nounou, ce matin !

Je vais le chercher à midi pour manger avec Papiric et Mamie Guilis qui nous rejoignent à la maison car aujourd’hui, Etienne part en vacances pour quelques jours chez eux.

Nous avions convenu d’un départ le week-end mais finalement, nous nous sommes dit qu’avancer la date serait plus prudent et nous permettrait de nous reposer un peu plus avant ton arrivée.

Sauf qu’au moment du départ chez Babelle, je n’arrive pas à laisser partir ton grand-frère.

Je me dis que ce ne serait vraiment pas cool si ce n’est pas sa maman mais ses grands-parents qui viennent le chercher à midi et préfère profiter de lui un maximum.

Papa part au travail en connaissance de cause et nous prenons donc ensemble notre petit déjeuner.

Je prépare un thermos de tisane de feuilles de framboisier.

Les contractions sont toujours présentes.

J’avertis donc Mamie et Papi afin qu’ils nous rejoignent plus rapidement au cas où…

Mamie n’a jamais été aussi rapide pour venir nous rejoindre. Elle a une valise pour dormir à la maison au cas où…

Papa est également rappelé à l’ordre, ce qui me permet de me reposer un peu et de prendre un bain.

A midi, papi nous rejoint pour manger. Papa a sa permission de rester à la maison cet après-midi et de ne pas revenir le lendemain.

Les contractions ont cessé : tout va bien !

Mamie déstresse un peu en nous servant son petit salé aux lentilles qu’elle a gentiment préparé (sauf que moi, les plats en sauce me dégoûtent donc j’en prends un tout petit peu et obtiens le privilège de déguster une moitié d’araignée de mer).

Comme initialement convenu, ton grand frère fait une bonne sieste, prend son goûter et part en vacances, le sourire aux lèvres chez Papi et Mamie, après de longs coucous et des bisous dans le vent.

A 18h, papa va chercher un petit meuble dégoté gratuitement sur Internet (initialement, meuble à chaussures, il servira pour ranger en bas tous les jeux apportés par le Père Noël) et fait quelques courses.

A son retour, je lui dis que nous mangeons et que nous nous rendrons à la maternité après mangé car les contractions sont revenues !

Chouette… il a pris des petits plats tout faits à base de poisson qui passent tous seuls et je me gave de pain et de fromage !

J’appelle la maternité vers 20h.

On me conseille un bain pour calmer les contractions et patienter un peu encore à la maison.

Mon appel sera transmis à A., le sage-femme qui m’a suivi pendant ma grossesse et préparé à l’accouchement avec des cours d’hypnose pour le prévenir de ma venue ce soir ! Yes !!!

Je suis ravie de cette bonne nouvelle et cela me met en confiance pour la suite !

21h – Nous partons à Redon (40min de trajet).

Oups ! Un oubli le dossier de grossesse-maternité : demi-tour sur la route pourrie de Kerjosse…

Nous croisons le voisin, Eric, à qui nous annonçons que c’est le grand départ mais qui nous manque des documents (Il doit nous prendre pour des tarés).

Nous nous rendons finalement compte que la mallette est avec nous. Demi tour, c’est reparti !

Pendant tout le trajet, je varie les stations entre Nostalgie, M radio et Chérie fm en faisant des vocalises toutes les 5-10 minutes pendant les contractions (suite au visionnage d’une super technique pour diminuer la douleur ressentie – Pour une grossesse et une naissance heureuses).

Et ça fonctionne ! Je me dis juste que je n’oserai jamais chanter/beugler comme cela une fois arrivée à l’hôpital.

Arrivée en fanfare sur le port de Redon avec la chanson : « Words don’t come easy to me » 

22h – Passage par les urgences pour accéder à la maternité et être accueillis par A. et J., une interne.

Nous voici installés en salle de pré-travail pour un petit monitoring et c’est le calme plat pendant bien une heure : des collinettes toutes les 10min…

Pendant ce temps, dans la salle d’à-côté (probablement la salle nature), l’équipe s’active autour d’une femme qui émet des rugissements gutturaux qui ne me disent rien qui vaille… Je ne sais plus ce que je veux…

Ouf, des pleurs de bébé… Son calvaire prend fin et le mien avec.

Que faire à présent ?

A ma demande, mon sage-femme m’examine : 2 à 3 cm de dilatation… RAS. Cela peut s’accélérer cette nuit ou prendre plusieurs jours.

Ils n’ont pas de chambre à nous proposer.

Soit nous restons dans cette pièce blanche lugubre entourés d’appareils qui bipent et il examine la situation dans une heure, soit nous rentrons à la maison.

Mais la perspective de me retaper un aller/retour comme le trajet vécu à l’aller ne m’enchante guère non plus.

Je remercie Mamie pour sa perspicacité de nous suggérer un hôtel malgré ses exagérations puisque la famille maboule suit en direct live sur Messenger la situation !

Nous décidons donc de chercher un hôtel à Redon par mesure de sécurité.

Au mieux, cela nous fera des petites vacances et nous profiterons du centre-ville et son petit port le lendemain !

Sur les conseils de la réceptionniste des urgences et d’un papi qui lui fait la causette et qui se dit prêt à nous accueillir si nous nous retrouvons bredouille, nous nous rendons à l’Ibis budget dans la zone industrielle à côté de l’Intermarché et la Biocoop.

On y est dans 6 minutes… Vive Google Maps. C’est parti !

Dès la sortie de l’hôpital, les contractions reprennent

Avec le trajet en voiture, elles repartent de plus belle avec une envie continue de faire pipi et l’obligation de « chanter » et ne plus rien faire pendant celles-ci.

Je demande à papa d’arrêter la voiture le temps que chacune d’elles passent.

Nous nous garons sur le parking de l’hôtel.

Papa est sur le point d’aller se renseigner sur son fonctionnement à cette heure tardive de la nuit…

Il y a l’air d’avoir une box à l’entrée… Et moi je tente un pipi entre deux voitures car je n’en peux vraiment plus sauf qu’impossible d’uriner entre deux contractions et de me mettre accroupie…

3 gouttes plus tard et le néon de l’Intermarché face à nous qui clignote, nous décidons, toujours dans l’indécision la plus totale, de retourner à l’hôpital car merci la nuit blanche à hôtel vu le contexte. 

1h du mat’ – Retour à l’hôpital tous penauds…

Coucou, nous revoilou ! Rigole-t-on avec nos acolytes de l’accueil des urgences…

Vous n’avez pas trouvé ? Il affiche complet ? Si, si… c’est que dès qu’on sort de l’hôpital, ça reprend de plus belle ! Dit-elle en se tordant, en minimisant son mal.

Retour à la maternité, je m’accroche à une rambarde le temps que la contraction passe et de me faire proposer de l’aide ou un fauteuil par un gars des urgences pour parcourir le long couloir… C’est bon je gère, que dilatée à 3 la fille…

Et oui, c’est encore nous ! Désolée mais les contractions ont repris dès la sortie de l’hôpital. Je n’arriverai jamais à dormir. Il me faudrait m’asseoir sur un ballon ou prendre un bain.

Je retourne aux toilettes, j’ai vraiment envie d’uriner… Merde, c’est quoi ce sang ?!

Je crois que j’ai perdu le bouchon muqueux.

Aïe, une nouvelle contraction qui arrive déjà… Je m’assieds sur un tabouret dans le couloir (le ballon n’est pourtant qu’à quelques mètres…) et appelle expressément Rémi pour qu’il me vienne en aide… suivi d’A. et J. (et peut-être une aide-soignante) alertés par ma plainte.

J’ai envie de pousser… Et je me suis-je fais pipi dessus.

On l’emmène en salle nature !

Et là, je m’installe au bord du lit king size nettement plus confortable qu’un sommier d’hôtel Ibis, sans trop savoir comment je suis arrivée jusque-là.

A. m’ôte mes bottes et c’est la cascade : rupture de la poche des eaux !

Une sensation dont je me rappellerai toute ma vie.

Puis l’envie de pousser, encore et encore…

Heure d’admission: 1h40 – Naissance : 1h55

« Mais merde, est-ce que je peux vraiment pousser maintenant si je ne suis dilatée qu’à 3 ou 4?!« , fut ma principale interrogation pendant 5 minutes jusqu’à ta venue, en me disant que j’allais prendre pour perpet’ en détruisant mon périnée.

Jusqu’à ce que mon sage-femme me dise :

« Quand vous voulez ou vous pouvez attendre la prochaine contraction ! »

Là je comprends. Tu es déjà dehors ! 

Quel moment magique hors du temps, limite mystique mais en toute conscience, tu nous as fait vivre à moi et à ton papa.

Si peu de douleurs pour une sensation d’immersion intense dans le bonheur !

Te sentir blotti contre moi… Te serrer bien au chaud dans mes bras…

Je suis submergée par la joie et la satisfaction de cette naissance physiologique en toute bienveillance sans aucune médicalisation (même pas un cathéter !).

Vient ensuite l’expulsion du placenta.

Ton cordon qui a cessé de battre est coupé par papa.

J’ai un aperçu du placenta avec la poche des eaux et le cordon ombilical, quelle beauté !

Vient le peau à peau avec bébé…

Et j’a droit à 4 points expliqués en détail à l’interne par mon couturier préféré après l’application d’un spray anesthésiant.

Et nous restons probablement deux petites heures tous les trois dans la pénombre de cette salle nature, douce et accueillante sans musique, à savourer ce moment inoubliable que nous venons de vivre.

Je n’ai pas mal… Je n’ai plus mal… Ai-je vraiment eu mal ?!

Les soins de ta naissance restent sommaires et respectueux de ta venue au monde.

J’assiste debout à ta pesée : 3kg780 de bonheur !

On t’enfile ton magnifique pyjama jungle choisi à cet effet avec ta petite brassière, tes chaussons de laine et des collants bien chauds.

Tu ne seras mesuré que le jour de ta sortie.

L’aide-soignante nous conduit tous les trois à l’étage, chambre 209, tout au bout du couloir.

Nous sommes accueillis par bonne odeur d’épicéa qu’ils viennent juste de décorer, quasiment devant ma porte.

Nous sortirons de la maternité le lundi 20 décembre, après un super bain thalasso prodigué par L., une auxiliaire de puériculture qui nous avait déjà accueillis suite à une chute au début du neuvième mois de grossesse et avait joué à cache-cache avec Etienne.

Sortie sans piquer les petits savons offerts, en oubliant même le paquet de couches et ton bracelet de naissance sur la table à langer – heureusement, j’avais conservé celui que tu avais au pied.

Nous sommes comblés par tant de bienveillance et d’empathie de la part de l’équipe médicale.

Un besoin de gratitude si important, mêlé à une certaine nostalgie que tout cela soit fini, que le 24 décembre, nous passerons en famille apporter des chocolats à toute l’équipe. »

Julie

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