12 choses à ne SURTOUT pas dire aux jeunes mamans

Une amie de ma famille, que je croise chaque été dans notre maison de vacances, m’est devenue très antipathique depuis que je suis devenue maman. Je vais vous raconter pourquoi…

Alors que je la trouvais plaisante avant d’être enceinte, sans être particulièrement proche d’elle, je me suis mise à la prendre en grippe à cause de ses réflexions déplacées et quasi-continues sur mon rôle de maman et le comportement de mes enfants.

Ces conseils bienveillants (mais maladroits et malvenus) ont commencé dès ma première grossesse :

– “Anne-Laure, ce n’est pas raisonnable de rester au soleil alors que tu es enceinte, tu devrais au moins porter un chapeau !”

-“Tu es sûre que tu as le droit de manger ce fromage ? Je ne pense pas qu’il soit pasteurisé.”

-“Tu as vraiment l’air fatigué, tu ne devrais pas faire d’aussi longues balades, il faut te ménager !

Il faut préciser que cette femme, qui a la cinquantaine, n’a jamais eu d’enfants, ce qui rend ses réflexions et conseils d’autant plus déplacés et incongrus…

Mais je ne vais pas m’acharner sur elle, surtout que la pauvre dame est loin d’être la seule à se permettre ces petits conseils “bienveillants” !

L’audace de mon entourage ne cesse de me surprendre, surtout quand ces conseils viennent de la part de personnes que je connais à peine.

Je n’ai jamais observé ce phénomène dans une autre situation que depuis que je suis maman.

Vous imaginez que votre grand oncle se mette à vous donner des conseils sur votre couple ? Ou qu’un parfait inconnu s’arrête dans la rue pour vous suggérer de vous habiller différemment ?  

Et bien non  ! Ces conseils et petites remarques sont réservées aux jeunes mamans, qui rappelons-le, sont parfois toujours sous l’influence des hormones, et souvent fatiguées et sensibles.

A force de subir les conseils bienveillants (mais je le répète, très maladroits) de cette amie, de ma belle-mère ou de mamans à la sortie de l’école, j’ai bien vite compris qu’il suffisait d’acquiescer poliment et de les oublier aussi vite.

Ce qu’on a besoin d’entendre

La seule chose qu’une femme enceinte ait besoin d’entendre, c’est “Félicitations !”

La seule chose qu’un jeune parent ait besoin d’entendre est : “Vous avez l’air très heureux, vous vous débrouillez super bien.

Bien-sûr, si vous avez réellement des préoccupations au sujet d’une maltraitance ou du bien-être du bébé, la situation est tout à fait différente et pourrait éventuellement justifier vos conseils ou votre intervention.

Mais reconnaissez quand même que même s’ils ne s’y prennent pas tous à la perfection, la plupart des jeunes parents font du mieux qu’ils peuvent.

Tous ceux qui ont des enfants savent que c’est le travail le plus difficile au monde. Parce qu’il n’existe pas de manuel du parent parfait, et qu’il faut toujours se remettre en question et s’adapter à de nouvelles situations, on se sent parfois perdus.

Alors si quelqu’un se met justement à offrir des conseils alors qu’on avait rien demandé, on pensera forcément que son message implicite est : “Tu t’y prends mal.” Ce qui est la dernière chose que tout parent aimant a besoin d’entendre…

Je suis maman depuis bientôt dix ans, j’ai trois enfants et de nombreuses amies qui sont jeunes mamans. J’ai entendu plus qu’il n’en faut de conseils maladroits que je n’avais pas besoin d’entendre et qui m’ont parfois blessée.

Parmi ceux-là, les 10 suivants sont les plus courants et les plus inutiles :

1. Les très (trop) nombreuses réflexions sur le poids comme :

– “Ne t’inquiètes pas, tu perdras tous ces kilos après l’accouchement.

– “Tu as bien grossi, c’est normal tu es grande et tu en es à huit mois !

– “C’est fou comme tu as perdu du ventre, il ne te reste presque plus rien à perdre !

– “Je connais une fille qui a continué à faire de la gym pendant sa grossesse et qui a tout perdu un mois après l’accouchement.

Est-ce que le fait d’être enceinte annule la règle d’or qui est de ne jamais commenter le poids d’une femme ? Je ne le pense pas.

Quoi de mieux que de rappeler à une jeune maman qui meurt d’envie de rentrer à nouveau dans ses jeans slim et dans ses robes courtes que et bien non, ce n’est pas pour tout de suite ! Un peu de délicatesse, c’est trop demandé ?

parentalité, relation père-fille, relation mère-fille2. “Encore une fille, ma pauvre !”

Là encore, cette remarque est très maladroite et mal venue. Ma maman, qui a eu quatre filles, l’a entendu une bonne dizaine de fois à chaque nouvelle grossesse… Est-ce que les nombreuses personnes qui lui ont fait cette réflexion ont pensé une minute à l’impact que cela pouvait avoir sur ce qu’elle ressentait ?

Mieux vaut tourner cette phrase à la positive et trouver un élément en ce sens, tel que :

– “Félicitations, l’aîné doit être tellement content, ils seront très complices…

– ou dire sur le ton de l’humour : “Super, tu n’auras pas besoin d’investir dans une nouvelle garde robe.

3. “Profites, car ta vie va complètement changer quand le bébé sera là.” 

C’est un fait, un nouveau-né implique quelques changements dans la vie d’un jeune couple, mais est-ce vraiment utile de le souligner ? C’est en laissant expérimenter les jeunes parents qu’ils vont réussir à apprendre et à apprécier leur nouvelle vie.

En apprenant ensemble, ils vont trouver peu à peu leur nouveau rythme et leur assurance.
Et pensez-vous vraiment qu’à cause de cette petite perte de liberté, ces nouveaux parents vont devenir malheureux pour autant ?

4. “ll n’a pas froid ? Si j’étais toi, je le couvrirai plus.”

Ah, ces conseillers qui prétendent tout savoir et qui vous font passer pour une mauvaise mère, comme c’est agaçant ! D’autant que la plupart n’ont pas d’enfant ou en ont eu il y a tellement longtemps que quand vous leur demandez vraiment conseil, ils ont tout oublié…

Tous les conseils non sollicités – que ce soit à propos de l’allaitement, du sommeil, des repas, de l’apprentissage du pot, de la gestion des caprices ou de toute autre question d’éducation – sont invasifs et irrespectueux.

Et lorsque votre belle-mère vous prodigue ses conseils et ses recommandations qui n’en finissent pas, vous n’avez qu’une envie, c’est de lui faire comprendre une bonne fois pour toutes que c’est vous la maman, et que son tour à elle est passé depuis longtemps.

génétique, ressemblance, grands-parents5. “Il ressemble tellement à son papa… (ou pire, à beau papa).”

Une amie proche qui voyait mon aîné pour la première fois, m’a dit qu’elle trouvait qu’il ressemblait beaucoup à mon beau-père… C’est la dernière chose à laquelle je m’attendais et j’en ai été très choquée.

S’il y a bien une chose à éviter de faire lorsqu’on voit un nouveau-né pour la première fois, c’est le jeu des ressemblances.  

Le type de phrases que mon amie a dit sans trop réfléchir et sans aucune malveillance peut heurter l’amour propre de la maman (ou du papa) et donc être perçu très négativement.

Même si le jeu des ressemblances est tentant, il ne vaut mieux pas en parler et vous concentrer sur un compliment impliquant un détail du bébé, comme : “Il/Elle a de si jolies petites mains, de grands yeux expressifs, un magnifique sourire…


6. “Arrête de t’inquiéter.”

Dire à quelqu’un de très anxieux et sensible de cesser de s’inquiéter, surtout au sujet de son nouveau-né, c’est comme de demander à une grenouille d’arrêter d’être verte. Car les petites angoisses, elles sont livrées avec le bébé…

Face au nouveau statut de mère, aux multiples tâches qui attendent la jeune maman, pas toujours très bien préparée à les assumer, à la responsabilité qu’implique un bébé, aux chutes d’hormones et aux nombreuses “surprises” qu’amènent un bébé…

Les jeunes mamans sont programmées pour être hyper-vigilantes et leur dire d’arrêter ne fera que les faire douter et les rendre honteuses de leur comportement.

 

pleurs de bébé, comment arrêter les pleurs ? 7. “Tu devrais le laisser pleurer sinon il va devenir capricieux.”

Il s’agit là d’un vieil adage qui perdure encore…

Cependant, de nombreuses recherches et de nombreux auteurs ont écrit à ce sujet, indiquant et précisant bien que les pleurs d’un bébé sont là pour indiquer un inconfort. Le bébé exprime donc à travers ses pleurs le besoin d’aide qu’il ressent face à cet inconfort (douleur, faim, froid, besoin de câlin…).

Comme l’a demontré Winnicott, les futures mamans développent une vigilance plus importante que la normale. Ce qui leur permet, à la naissance du bébé, de comprendre et donc de répondre au mieux aux besoins de leur enfant. Donc, si une jeune maman prend son bébé dans ses bras, elle seule peut décider si c’est juste ou pas !

8. “Il a l’air compliqué pour manger.”

Encore une fois, ce ne sont pas vos affaires. La nourriture est souvent une question difficile pour de nombreux parents, surtout si leur enfant est un peu difficile, de sorte que tout commentaire ne servira qu’à enflammer un point déjà sensible…


9. “Tu ne t’ennuies pas trop à la maison ?”

Cette question-là, c’est la spécialité des personnes qui n’ont pas encore d’enfants !

J’ai toujours été dépitée quand on me la posait… C’était assez compliqué de détailler mon programme de la journée, qui était composé à moitié d’allaitement, et comblé le reste du temps par les pleurs, les changes, le ménage, les courses, la cuisine, les lessives et la gestion des plus grands… et de faire comprendre aux personnes qui n’avaient jamais eu d’enfant que j’étais débordée et n’avait même pas le temps de prendre une douche ou de m’asseoir pour déjeuner.

Comment faire pour que ces personnes comprennent que s’occuper d’un enfant jour et nuit est encore plus difficile que d’aller travailler ? Et que pour de nombreuses femmes, la reprise du travail signifie presque “les vacances” ?

A vous de me le dire parce que pour cette question-là, je n’ai pas encore trouvé la réponse adéquate malgré trois congé maternité !

10. Et le deuxième c’est pour quand ?

Alors que vous vous demandez encore pourquoi vous avez fait le premier (qui en plus n’a que 6 mois), votre belle-mère (toujours elle !) vous lance l’air de rien : “Alors c’est pour quand le deuxième ?” Croit-elle vraiment que le jour où vous vous déciderez à agrandir la famille, vous irez la consulter ?

Qu’on vous laisse tranquille, vous peinez déjà à perdre vos kilos de grossesse et à retrouver une vie de couple acceptable…

 

sevrage, biberon, allaitement11. “Il n’est pas un peu grand pour boire toujours un biberon ?”

Chaque enfant évolue différemment, et chaque culture a ses propres règles d’éducation des enfants, qu’il s’agisse du nombre de bains à donner par semaine, de l’allaitement, de la tétine ou du biberon.

En mettant l’accent sur l’indépendance précoce, la culture occidentale diffère de beaucoup d’autres cultures, et cela se reflète dans les regards et les commentaires que les parents reçoivent lorsque leur enfant est encore allaité ou qu’il a encore une tétine au-delà de l’âge “conventionnel”.

12. “Il a l’air timide. Tu devrais lui apprendre à être plus sociable.”

A notre époque où l’épanouissement personnel est l’idéal à atteindre, il ne fait pas bon être timide. Cette déclaration sent donc clairement la critique implicite, comme si la timidité était un défaut à réparer. Non seulement c’est insultant pour les parents, mais si en plus, c’est dit devant l’enfant, il intègre le fait qu’il a un défaut (ce qui ne fait que le rendre plus introverti et sensible…).  


En conclusion, gardez à l’esprit la chose suivante la prochaine fois que vous côtoierez de jeunes parents : à moins d’observer un abus grave ou qu’ils aient sollicité votre avis,  gardez vos conseils et vos remarques pour vous-même.

Bien souvent, au lieu d’aider les jeunes parents, ces “conseils” ne servent qu’à blesser et saper le peu de confiance en eux qu’ils ont réussi à acquérir depuis la naissance de leur bébé.


Cela ne signifie pas que la transmission de votre vécu et de votre propre expérience ne soit pas importante ou utile. Simplement, il est plus indiqué de transmettre ses “trucs et astuces” lorsque clairement les jeunes parents sont dans cette demande. Et s’ils le sont, à ce moment-là, privilégiez des phrases du type : “Pour nous, cela s’est passé comme cela, nous avons cherché comment faire et nous avons expérimenté cela…”.

Moins vous vous imposerez, moins ils se sentiront jugés et plus ils seront en demande de vos conseils.

Anne-Laure Brunelle


Et vous ? Avez-vous souffert des conseils ou réflexions de votre entourage ? Voire même de parfaits inconnus ? Comment avez-vous réussi à vous protéger ? Est-ce que certaines remarques vous ont particulièrement marqué ? Partagez votre expérience avec nous dans les commentaires ci-dessous !

10 thoughts on “12 choses à ne SURTOUT pas dire aux jeunes mamans

  • 2 January 2017 at 20 h 26 min
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    Je me retrouve dans plusieurs des situations dont vous parlez, surtout après avoir passé une semaine de vacances dans ma belle famille.
    Depuis que je suis maman, mes relations avec ma belle-mère sont devenues compliquées et tendues. Elle pense que son rôle est de nous apprendre à éduquer nos enfants et passe son temps à me faire des remarques, c’est pénible et stressant. Elle ne s’y prend pas du tout comme j’ai envie de faire et à chaque nouvelle remarque, j’ai envie de lui dire de me foutre la paix.
    Je vais partager cet article sur mon mur facebook comme ça elle le lira peut être et comprendra que c’est un message qui lui est destiné. Si ça marche, je vous suis redevable à vie les naturelles mamans !

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  • 2 January 2017 at 23 h 11 min
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    La dernière phrase est tellement vraie… C’est sur qu’on a besoin de conseils et qu’on a plein de choses à apprendre mais pourquoi les vieux n’attendent pas qu’on leur demande des conseils ? Pourquoi nous assommer avec des “tu devrais le laisser pleurer” ou “il ne mange pas assez” alors qu’on fait de notre mieux. S’il y a des grands-parents qui lisent cet article ou mon commentaire, sachez que vos remarques sont souvent blessantes et inutiles donc réfléchissez un peu avant de parler. Les jeunes mamans sont sensibles !!

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  • 3 January 2017 at 18 h 21 min
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    Moi ce qui m’a le plus énervée et stressée c’était les commentaires sur l’allaitement. La plupart des gens n’y connaissent rien et se permettent des conseils bien lourds ou des petites remarques comme “mais tu ne fais que ça !” Ou “il tête toutes les heures, ça ne devrait pas être toutes les trois heures ?”. Combien de fois j’ai ravalé des réponses bien salées pour tous ces gens qui affichaient leur ignorance et manquaient de délicatesse…

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  • 3 January 2017 at 18 h 23 min
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    Cet article est un plaidoyer contre les belles-mères, je me trompe ??!

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  • 21 January 2017 at 8 h 53 min
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    Je suis enceinte de 7 mois et je reviens d’une semaine chez mes parents où je pensais me faire chouchouter et me reposer mais ça n’a pas été du tout le cas… Ma mère a passé son temps à me donner des conseils et à inviter ses amies qui me donnaient des conseils à leur tour… Du coup j’ai trouvé cet article de naturelle maman réconfortant et en même temps inquiétant car je me demande comment ça va être quand bébé sera là…

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  • 4 February 2017 at 17 h 10 min
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    Ça c’est un article de Naturelle Maman qui fait du bien !! Moi ce que je déteste le plus c’est quand je récupère mon fils de 13 mois de chez ma belle-mère et qu’elle se met à me dire qu’il fait tout mieux avec elle qu’avec moi… La sieste, le repas, les jeux, à l’écouter je fais tout de travers non mais !

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  • 14 March 2017 at 17 h 23 min
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    Hello naturelle maman,

    Je suis enceinte d’un petit babyboy prévu pour fin juin. C’est mon premier bébé et j’ai 19 ans. Je souffre du regard des gens qui me jugent trop jeune pour être maman alors que c’est un bébé désiré et que je me sens prête pour accueillir un bébé.
    En plus, mon jeune âge fait que les gens se permettent encore plus de commentaires et de conseils, c’est dur à vivre et je n’arrive pas à leur répondre, ça me fait juste bouillir de rage mais je ne dis jamais rien…
    En tous cas cet article fait du bien, je sens que je ne suis pas la seule vu les autres commentaires et votre propre expérience !
    Je vais tout faire pour être la meilleure des mamans pour mon bébé et je montrerai à tous les donneurs de leçons qu’ils avaient tort de me trouver trop jeune.

    Ps : Je me suis abonnée à votre lettre et je ne reçois rien, est-ce normal ??

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    • Anne-Laure Brunelle
      14 March 2017 at 17 h 33 min
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      Félicitations pour ce futur petit gars ! Heureusement que nous ne sommes pas toutes mamans au même âge. Chaque femme a son propre parcours et on peut être une merveilleuse maman a 19 ans.
      J’aimerais beaucoup que vous nous écrivez pour nous raconter votre accouchement si vous vous en sentez la force et l’energie.
      Et pour la newsletter, vous la recevrez très bientôt. Je travaille dessus comme une folle mais comme je veux faire ça très sérieusement (chaque information est vérifiée par une étude scientifique) et que j’ai un bébé de 3 mois à la maison, ça me prend plus de temps que prévu !
      À très bientôt.

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  • 13 April 2017 at 11 h 33 min
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    Hello naturelle maman,

    J’ai une amie qui me fait des remarques tout le temps depuis que je suis enceinte. Pourtant elle n’y connais rien et n’a pas d’enfants, c’est vraiment énervent. Quand je lis votre article je me dis qu’elle est jalouse et qu’elle n’a pas de mecs donc elle se rattrape en me critiquant mais je ne sais pas comment faire pour qu’elle arrête ses remarques méchantes.

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  • 8 September 2017 at 12 h 42 min
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    N’ayant pas encore accouché j’ai tout de même un joli florilège de phrases déplacées durant mes 7 mois de grossesse :
    “T’es sûre que t’as le droit de manger du piment/de l’ail/ du curry (mettre n’importe quelle épice ou aromate avec un goût un peu prononcé) ? C’est pas dangereux pour un bébé ?” Pour le bébé il risque juste d’aimer la nourriture épicée. Pour le reste c’est une question qui ne regarde que mes potentielles hémorroïdes.
    “Ha, regarde-la, enceinte de deux mois et elle met déjà des vêtements de grossesse !” Donc on a pu le droit de mettre des blouses quand on est enceintes. Même si on les mettait avant d’être enceintes. Sachant que j’ai également eu droit à la même période à “Tu sais c’est pas parce que tu mettras des vêtements moulants comme ça que ton ventre grossira plus vite”.
    “Ca te dérange pas si je fume ?” On est à l’intérieur fenêtres fermées. Biensûr que ça me dérange, et franchement ça devrait te déranger aussi !
    “On dirait pas que t’es enceinte, ça se voit pas”. No comment.
    “T’es sûre que tu veux pas juste un verre ? Pour trinquer ? Franchement ? T’en fais pas un peu trop, un verre ça a jamais posé de problème, à l’époque on s’en faisait pas autant hein”. On m’en voudra pas de préférer rester chez moi à force d’entendre des âneries pareilles…
    “Oh le bide !!!” Oui je suis très constipée depuis 6 mois.
    “Ca me soule tellement les femmes enceintes qui tirent la gueule dans le métro jusqu’à ce que tu leur laisse une place, elles peuvent pas demander ? T’en pense quoi toi qui es enceinte ?” Que j’ai passé mes trois premiers mois à me retenir de vomir tous les matins dans le métro parce qu’on me laissait pas de place, en comprenant que comme je n’avais pas de ventre on pouvait pas deviner qu’il fallait que je m’assoie. Mais qu’effectivement maintenant je n’hésite pas à surjouer en me tenant le ventre pour pas être obligée de réclamer ce qui est un droit écrit dans tous les transports publics.

    J’avoue que je suis pas impatiente d’entendre les réflexions post-partum après tout ça !

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